100 facettes... sans façons!

Combien de personnalité(s) peut-on avoir? Drôleries et coups de gueule d’une femme-de-carrière-supermaman-bombe-à-ses-heures-tentativement-comique-qui-rêve-de-réussir-sa-vie-en-étant-heureuse…ou serait-ce le contraire? Une tentative-de-femme-de-carrière-qu

11 juillet 2007

Farah Facettes : Produit parfait de la classe moyenne

Comme je suis une copieuse finie ET que je lis Caro, je vous invite à mon tour à aller faire un tour sur ce bijou de blogue-BD et je mets au défi toutes les filles « filles » de ne pas craquer! De plus, Pénélope est teeeellleemmment gentille (naahh ! je ne la connais pas, c’est juste qu’elle m’a dit qu’elle aussi adooorait mon blogue! Hihihhi!)

Voici mon illustration préférée:

classe_1_Ce qui me faire dire, tout admirative du talent de Pénélope que je sois, que j’en suis quand même un peu jalouse.

Est-ce que je me sens mal ?

Est-ce que je culpabilise de cette jalousie?

Pentoute! Car depuis que je suis une petite Facettes de rien du tout, j’ai dû apprendre à vivre avec ce type de jalousie… Ici, je ne parle pas de la pathétique jalousie amoureuse, qui rend mal à l’aise certaines filles dont les Farahbuleux-Maris vont aux danseuses nues, conséquence évidente d’un manque de confiance en soi et en l’autre (honte à vous!).

Non! Je parle plutôt de cette légère, très légère piqûre d’envie face à plus bon, plus beau, plus intelligent que soit.

Idiot? Complexe d’infériorité mal résolu? Pas tant que ça… C’est une réaction parfaitement normale de tous les gens « moyens », qui sont assez intelligents pour se rendre compte qu’ils ne sont pas les meilleurs mais qui ne le sont pas assez pour le devenir!

Et quand on parle de « moyen », on pense FARAH !

Pourquoi? Constatez et jugez par vous-même! Voici un résumé des faits qui prouvent que je suis l’archétype moyen d’une fille moyenne, de la classe moyenne. Donc la petite piqûre de jalousie, ça fait longtemps qu’elle ne me fait plus culpabiliser et que j’ai dû apprendre à vivre avec!

1)     Je suis la deuxième d’une famille originale de 3 enfants (milieu) ou encore la troisième d’une famille reconstituée de 5 rejetons rapatriés (encore le milieu) : J’étais donc jalouse de ne pas pouvoir me coucher aussi tard que les deux plus vieux, jalouse aussi de ne pas avoir toutes les petites attentions dont les bébés étaient gratifiés.

2)     Mes parents ont divorcé (ce qui fait que je suis encore une fois dans la moyenne – en connaissez-vous beaucoup des gens de 30 ans dont les parents sont encore ensemble et amoureux comme au premier jour?). Et oui, je dois dire que j’ai longtemps été jalouse de ceux qui n’avaient pas besoin d’expliquer comment c’est merveilleux d’avoir deux mamans! (mais maintenant je vous plaint! Losers!) 

3)     À l’école, j’avais des notes légèrement au-dessus de la moyenne. Juste assez pour être en compétition avec LA bolle de la classe, pas assez pour avoir des notes me permettant d’accéder aux bourses d’excellence. Maudit François Magnant! Y’é quand même allé à YALE! (et le fait que je suis, contrairement à lui, absolument pourrie au hockey n’a rien à voir!)

4)     J’ai une job moyenne, avec des responsabilités moyennes… et un salaire moyen! Je suis jalouse de ceux qui ont une « job de rêve » mais pas nécessairement prête à mettre tous les efforts qui vont avec et à vivre avec les effets potentiels sur ma vie personnelle (heures supplémentaires à ne plus finir, voyages loin de mes trois amours, etc.)

5)     Je mesure 5 pieds et 4 pouces, ce qui n’est pas tellement grand, mais pas particulièrement petit non plus. Je peux donc jalouser les grandes échalotes, aussi bien que les petits modèles sports!

6)     J’ai un poids moyen : je ne suis pas grosse, mais je ne suis pas rachitique non plus. Je maintiens mon poids en faisant moyennement attention à ce que je mange car j’ai un métabolisme moyen! Mais je jalouse ma belle-sœur, Doudoune@Facettes, qui peut s’empiffrer tant qu’elle veut et avoir encore de la difficulté à engraisser (beau problème!)

7)     Je pratique des sports dans lesquelles je suis « moyennement bonne ». Je ne suis jamais la pire, mais je n’ai pas non plus de réelles aptitudes sportives. Je suis réellement jalouse de mon amie Djou qui elle, quoi qu’elle fasse, dès qu’elle a un bâton (de golf, de base-ball, etc.) dans les mains, elle performe!

8)     Je suis moyennement belle. Je ne suis pas un pichou, je ne suis pas non plus une belle d’Ivory. Au sortir du lit, je suis affreuse mais quand vient le temps d’une sortie, je peux (après maints efforts), être un méchant pétard! Mais je suis quand même jalouse des filles qui, sans gloss et sans cache-cernes, sont quand même présentables, voire resplendissantes!

9)     Je gagne mes élections une fois sur deux (et j’ai fait le compte! Aussi bien au fédéral, qu’au provincial, qu’au municipal, j’en suis exactement à 50%!)

10) J’ai deux enfants, ce qui équivaut à un peu plus que la moyenne nationale (si j’avais su comment en faire seulement .7 – je l’aurais sûrement fait!)

11) J’ai plusieurs passions artistiques :

a.      Le théâtre : J’en ai fait plus jeune mais j’étais vraiment assez moyenne dans les rôles dramatiques. Un peu meilleure dans les rôles comiques (tiens! tiens!) mais ça s’annule… J’ai donc abandonné après deux sessions au Cégep mais je suis un ti-peu jalouse de mon meilleur ami comédien qui lui, consacre sa vie à sa passion (même s’il est fauché, paumé, il vit selon ce qui le fait vibrer et ça, ça m’impressionne grandement!)

b.      Le piano : J’en ai fait aussi un peu plus jeune, je (avec l’aide financière de mes parents et amis – merci!) m’en suis payé un pour mon trentième anniversaire mais Dieu que je suis moyenne! Je suis même jalouse de mon petit frère qui a 100 fois plus le rythme et l’oreille musicale que moi et qui, même s’il ne joue jamais de piano, joue mieux « la vache à Mayotte » que moi… pfff!

c.      Le dessin et la peinture : Je suis définitivement jalouse d’environ tous les peintres, dessinateurs et illustrateurs qui peuplent la planète. Je me demande comment ils font, d’un simple trait, d’une simple touche d’aquarelle, pour faire naître la vie de façon aussi magique. Mes toiles sont belles, mais elles n’ont absolument rien de magique.

d.      L’écriture : Je ne suis pas une pioche, je ne suis pas un génie. Entendons-nous : ce blogue ne gagnera jamais le Goncourt et son auteure non plus puisque je manque singulièrement d’imagination! Je suis jalouse de tous ceux qui ont un jour écrit un livre ou qui un jour en écrirons un… Moi, même si je le voulais, j’ai aucune espèce d’idée de quoi ça pourrait parler!

Voilà donc pourquoi je suis aussi peu honteuse d’être jalouse. Ça fait partie de mon mode de vie. C’est ancré en moi. Et ce n’est pas malsain (comme la jalousie amoureuse), au contraire! Cette jalousie non avouée (du moins, jusqu’à aujourd’hui, hihihi!) est ce qui me propulse, ce qui me pousse à me dépasser car, avez-vous déjà oublié que je suis aussi une indécrottable ORGUEILLEUSE? (ho! la vilaine! Mais c’est incroyable d’avoir d’aussi méchants défauts!)

Et maintenant que je le relis, je trouve ce billet assez « moyen » lui aussi!

ARRRRGGHHHH ! Les éditorialistes québécois ont bien raison : MAUDITE CLASSE MOYENNE !

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14 mai 2007

Oh baby I love (not) your way…

Allez! Je sens que vous êtes mûrs pour une autre confession. Mais avant, est-ce nécessaire de vous rappeler que de juger son prochain n’est pas très chrétien? Dois-je aussi mentionner que ce blogue étant justement nommé « 100 facettes – 100 façons », c’est justement pour nous faire réaliser que nous sommes tous pluridimensionnels et qu’il faut assumer toutes nos façons d’être et de penser, sans trop se stresser?  Voilà, pour la protection légale et sociale.

Maintenant je me lance… Ouf! Ouf! : je n’aime pas les bébés…

« Franchement Farah! La journée de la fête des mères en plus! T’as pas honte? Un bébé, c’est tellement mignon, pur et tout le tralala! Ça représente la vie dans ce qu’elle a de plus magique et de plus grand!»

Oui oui, je sais, je suis horrible mais c’est plus fort que moi, ça me trotte dans la tête depuis ce matin, fallait que ça sorte!

Mais rassurez-vous! Je ne suis pas une de ces intolérantes qui pique une crise d’urticaire dès qu’elle entend un bébé faire aller ses cordes vocales dans un resto ou qui lève les yeux au ciel dès qu’elle entend les vagissements d’un de ces petits choux dans une allée d’épicerie.

Par contre, jamais vous ne me verrez me précipiter vers une poussette inconnue dans la rue, faisant guidi guoudou au nez et à la bave d’un poupon qui ne me connaît ni d’Ève, ni d’Adam! Jamais je ne demanderai à une jeune maman exténuée « Onnnnh, yé tellement cute! Je peux-tu le prendre? » De toute façon, ça ne servirait à rien puisque, si le malheur veut que la jeune maman me mette d’office son rejeton dans les bras, c’est immanquable : il se met à hurler! C’est que ça a le sixième sens développé ces petites bêtes là! J’en ai donc conclu que je n’aime pas les bébés et tant mieux, puisqu’ils me le rendent bien!

Honnêtement, moi ça me rend sceptique les gens qui aiment tous les bébés, sans distinction! À mon sens, c’est comme de dire : « Un jour, j’ai goûté une pomme et elle était bonne. Dorénavant, j’aimerai donc également TOUTES les pommes de la terre! » Je ne sais pas pour vous mais moi, je n’embarque pas dans ce type de raisonnement! Peut-être que je suis mal faite mais c’est comme ça : j’ai besoin d’avoir un minimum de lien avec quelqu’un pour l’aimer suffisamment pour le prendre dans mes bras. Par exemple, les bébés de mes ami(e)s, voire de mes voisins je les aime bien parce que j’ai pris le temps de les connaître un peu avant de leur sauter dessus.

Mais quand une vague collègue de bureau vient nous montrer son dernier rejeton, moi ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment elle survit à tout ça, si elle prend quand même le temps de se reposer un peu et toute autre question pertinente sur les crevasses mammaires dues à l’allaitement et sur la meilleure façon de retrouver un ventre plat. Lui (le rejeton), je ne le connais même pas! Et puis, qu’est-ce qui nous dit que les poupons ont vraiment envie qu’un tas d’inconnus les prennent dans leurs bras, jours après jours? À mon avis, c’est pour cette raison que la minute où ils savent marcher, nos petits n’arrêtent pas une minute et courent sans arrêt pour les 3 prochaines années de leur vie : ILS FUIENT!!!!

Pour votre info, le numéro de la DPJ est le 514-896-3200 mais rassurez-vous, Farahtionnel ainé et Facétieux cadet n’ont jamais souffert de cette facette de maman Farah. Nous avions quand même été colocataires pendant 9 mois avant leur arrivée « officielle »! Ça crée des liens ça!

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11 mai 2007

Une double on-ze-rocks s.v.p!

J’habite en banlieue. En banlieue assez éloignée. Boucherville – Blainville – Ste-Thérese et autres Saint-Lambert ont étés rayés de notre liste lors de l’achat de la maison parce que jugés « trop snobs ». Nous préférions élever nos enfants dans un endroit où ils auraient le droit d’avoir les cheveux un peu trop longs, où ils pourraient avoir la morve au nez si ça leur disait (oui, je sais), où ils ne seraient pas obligés d’avoir des vêtements griffés pour aller à l’école ou à la garderie (l’Aubainerie, c’est une griffe ou…?), où pour être acceptés dans le réseaux social complexe qu’est « les-amis-habitant-ma-rue-et-avec-qui-je-ne-joue-que-le-week-end » ils n’auraient nul besoin d’avoir tous les gadgets attirants comme une console Wii ou un iPod, où il y aurait pleins d’arbres et de terrains vagues, où les maisons à 300 000$ côtoient sans problème les anciens chalets convertis en demeures officielles, un endroit en ligne avec nos valeurs d’humilité, où l’être intérieur prime sur l’être extérieur…

Vous avez bien deviné, nous étions (et sommes toujours!) des banlieusards-cassés! Pas les moyens de se payer une maison à Mourial, pas les moyens de la banlieue rapprochée, offrons-nous un « simili-retour à la terre » et optons pour la banlieue éloignée! Yeah! Mais rassurez-vous, si je pars avant 5h50 du matin, cela ne me prend pas plus de 36 minutes pour me rendre au boulot situé sur l’île… (en admettant que je roule à 130km/h et qu’il n’y ait pas trop de trafic, bien entendu! Et oui, pour mes lecteurs mourialais, il y a vraiment du trafic sur les merveilleuses routes menant à la « granville » à 5h50 du matin!).

Et pourtant j’ai un aveu à vous faire : j’adoooore vivre en banlieue!

Je sais, je sais, ça fait beaucoup plus « in » de dire carrément que l’on reste à Montréal ou encore que l’on habite à la banlieue seulement pour les enfants et que la minute où ils seront assez grands, on reprend nos pénates et c’est le grand retour à la civilisation! Je sais très bien que vous détestez quand, nous les 450, on « descend » en ville et qu’on s’approprie vos bars, vos terrasses, vos restos, vos salles de spectacles mais dans mon cas, je n’y peux rien : à part un « Jocelyn Patates » et Solange qui fait étalage de ses charmes rendus encore plus « charmants » par ses 4 grossesses évidentes et ses 53 ans bien sonnés au bar-topless du coin, ma banlieue n’a pas grand chose à offrir en termes de gastronomie et de divertissement.

Et pourtant, je persiste:  j’adoooore vivre en banlieue!

Est-ce le fait que mon terrain de quelques 11 000 pieds carrés me donne une impression de grandeur (compensant ainsi mon 5'3")? Est-ce que de voir Farahtionnel ainé et Facétieux cadet jouer au hockey en plein milieu de la rue sans devoir s’inquiéter des voitures me touche assez pour oublier que je suis loin du rythme trépidant de la ville? Est-ce que d’apercevoir, à partir de l’autoroute me menant à ma fameuse banlieue éloignée,  le soleil se coucher derrière « ma » montagne, après une heure et quinze de « Clutch-Downshift-Clutch-Embraye-Clutch-Downshift-Freeeeine! » me fait oublier qu’il serait tellement plus simple de pouvoir prendre le Métro?

Hé bien…pas tout à fait!

Parce que même si je n’ai pas à me soucier de changer ma voiture de place afin qu’elle soit du bon côté de la rue, même si le concept de « rue à sens unique » m’est presque devenu étranger (nous n’avons qu’une seule rue digne de ce nom ici… imaginez qu’elle soit à sens unique!) et même si je n’ai absolument pas besoin d’une quelconque carte genre « Accès-Banlieue-Éloignée » pour aller chercher ma ration de compost annuel ou pour avoir accès à n’importe quel autre service de la ville (y’a juste à connaître Roger, jardinier, éboueur, pompier volontaire, président du club Optimiste, commis à la perception des taxes municipales et maire de Banlieue-Éloignée), je dois aussi vous l’avouer : la ville me manque!

Tout ça à cause de l’anonymat qu’elle nous procure; pas l’anonymat bête et méchant qui fait que tu pourrais crever dans une ruelle et que ton voisin de palier depuis 7 ans ne serait même pas capable d’identifier ton cadavre mais plutôt l’autre, celui qui fait que tu peux aller te chercher ton paquet de cigarette au dépanneur en pyjama sans crainte d’être reconnue et jugée (parce qu’ici, je le fait quand même et c’est immanquable! À chaque fois je tombe sur une des mamans d’un des compagnons de classe de Farahtionnel ainé, vous savez, le genre de mère parfaite avec un brushing permanent, le petit kit de yoga-sport-détente-week-end sur le dos et les baskets neuves aux pieds, maquillée, poudrée et spray-nettée à 8h30 un samedi matin (criss!) et qui regarde vos pantalons de pyjama qui dépassent de votre manteau d’hiver avec un petit sourire narquois? Ce qui est immanquable aussi c’est que je me sens toujours, malgré mon côté rationnel qui me dit que c’est très superficiel de s’inquiéter de ce qu’on a l’air au dépanneur à 8h30 un samedi matin, comme un tas de compost « qualité Roger »). Le fait que le barbier (hé non, on a pas de coiffeur ici!) me reconnaisse, qu’il sache le nom de mes enfants, mon adresse (même si je ne lui ai jamais dit!), me touche beaucoup mais en même temps, ça m’ééénerve! Qu’est-ce qui se passerait si, par un égarement quelconque, je décidais d’aller faire couper les cheveux de mes deux amours ailleurs et qu’il s’en rendait compte? Est-ce qu’il ferait bouillir un lapin sur mon balcon? Est-ce qu’il penserait que je crois que son petit salon situé dans le sous-sol de sa maison n’est pas « assez bien » pour Madâââme l’ex-montréalaise? Je sais que je devrais m’en foutre mais bon, si un jour je suis mal prise et que je doive me précipiter à son salon afin de faire couper une petite mèche rebelle parce que les photos d’école sont le lendemain et qu’il coupe malencontreusement un bout d’oreille de Facétieux cadet, qui d’autre que moi pourrai-je blâmer?

Et là, je ne vous parlerai pas de l’ennui que j’ai d’être au cœur du bouillonnement culturel montréalais (le fait qu’on trouve le VOIR du mois dernier au présentoir du club vidéo NE COMPENSE PAS!). Mais gardons ceci pour un autre billet. Pour l’instant, je n’aurai qu’une seule question :

Puis-je avoir la double citoyenneté? (on-ze-rocks, of course, puisqu’ici on en à la tonne!)

Posté par Farah_Facettes à 22:29 - Farah et Taco-Vedettes: Toutes ses confidences! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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