100 facettes... sans façons!

Combien de personnalité(s) peut-on avoir? Drôleries et coups de gueule d’une femme-de-carrière-supermaman-bombe-à-ses-heures-tentativement-comique-qui-rêve-de-réussir-sa-vie-en-étant-heureuse…ou serait-ce le contraire? Une tentative-de-femme-de-carrière-qu

09 octobre 2008

L’iceberg

Jeudi soir, je me couche très trop tard pour vous écrire… Pourquoi? J’ai trop envie de mettre un peu de soleil dans votre vie! Comment? En vous racontant comment je fais pour en mettre un peu dans celle du Farahbuleux!

Legal (and sexual) disclaimer* : Le Farahbuleux, malgré ce que vous pourrez penser à la lecture de ce qui suit, est loin d’être un épais, un crédule, un naïf… Sachez que tout le mérite revient à mes incroyables talents de comédienne accomplie…

* Pourquoi (sexual) disclaimer? : J’ai envie de passer un beau week-end de l’action de grâce, remplie de soleil, de rire d’enfants et de moments chauds donc pas envie que le Farahbuleux soit en beau joualvert contre moi parce que je racontes publiquement des moments où il a moins « brillé »

Donc brille brille petit soleil!

Quand je trouve ma vie un peu terne, quand je veux mettre un peu de piquant dans ma vie, devinez ce que je fais?

Je m’improvise armatrice avec le Farahbuleux, je lui monte des bateaux que je mène et fait voguer allègrement jusqu’à ce que j’oublie carrément que ce sont des bateaux montés de toutes pièces… et vogue, vogue…

Un exemple? Jadis, alors que nous travaillions pour la même compagnie, le Farahbuleux et moi avions un collègue/ami qui s’appelait Lyn… Prénom assez peu courant qui s’expliquait par le fait que ledit Lyn avait une jumelle qui s’appelait (vous aurez deviné) : Lyne

Aparté

Encore chanceux que ses parents ne voulaient pas prénommer sa jumelle Marie – notre ami se serait alors appelé Mari et alors, bonjour les confusions : « Attendez que je vous présente mon mari… Mari! Mari! Vient ici que je te présente! »

Ou encore :

Lise = « Lis! Lis! Vient souper! » (mais il faut qu’il mange ou qu’il lise le pauvre petit?)

Micheline = Imaginez, petit, dans la cour d’école, et qu’il ait eu le malheur d’aimer un peu trop les patates frites et le gâteau au chocolat… Ouch !

Agnès : « Agn! Agn! Oui, encore Agn! Ça s’en vient Agn… AAAAGGNNN….!!! » On dirait le Schroutmph noir mordeur de petites queues bleues!!!

Ginette = Ginet (son nom de famille n’était pas ROBIDOUX mais tout de même!)

Alexandrina : Par/ler/ en/ vers/ de/ douze/ pieds/ il/ est/ o/bli/gé/

Fin de l’aparté

Le Farahbuleux, arrive donc à la maison un soir après le travail et me raconte qu’une autre de nos collègues (Guylaine) s’est bien payé la tête de notre cher Lyn quand elle a appris qu’il avait été nommé ainsi grâce (à cause?) de sa jumelle :

Farah-Matelot (imperturbable) : « Ben, ça m’étonne pas trop »

Farahbuleux-Mari : « Pourquoi donc? »

Farah-Major (de glace): « Ben, parce qu’elle est dans la même situation et que personne ne le sait… Elle le niaise pour ne pas se faire niaiser à son tour»

Farahbuleux-Mari : « Comment ça? Je ne comprends pas! »

Farah-Capitaine (toujours sans broncher): « Ben, elle aussi a un jumeau et, tu ne me croiras jamais mais il s’appelle Guylain, et je ne pense pas qu’elle en est très fière »

Farahbuleux-Mari (incrédule): « Tu me niaises??? »

Farah-l’Actrice-de-grand-talent (à l’abordage!!!) : « Pas du tout! Mais là, niaise pas avec ça, elle m’a fait promettre de garder le secret, ne vas surtout pas raconter ça à personne! »

Et ce qui devait arriver, arriva! Quelques trois semaines plus tard, la Guylaine en question, lors de la pause café décide de se payer encore un peu la tête de notre cher Lyn et d’annoncer à tous la raison pour laquelle Lyn s’appelle ainsi. Et mon Farahbuleux, monté sur un grand destrier noir en furie, décide de porter secours à son ami et de rétorquer à la dégoulinante de bave :

Farahbuleux-Mari : «  Pis toi, té même pas mieux, ton jumeau s’appelle Guylain! Hein? Tu fais moins la fière-pet là hein? Non mais, c’est incroyable Guylain, Guy-lain! Ha!ha!ha! c’est ben pire que Lyn ça… »

Guylaine : « De quoi tu parles? »

Farahbuleux-Mari : « Essaie pas! Je le sais que ton jumeau s’appelle GUYLAIN! Ma fantastique Farah que j’aime tant me l’a dit… »

Guylaine : « C’est parce que… j’ai même pas de frère, je suis enfant unique! »

Farahbuleux-Mari : «  Ouais, Ouais! Pis à part de ça… Quoi? Qu’est-ce que..? Tu… Tu… T’as pas de frère? Pas de jumeau? Pas de… tu es sûre?… Sûre et certaine? Pourtant Farah m’a bien dit que… bon… humph!…me suis sûrement…. Heu… trompé…héhéhéhé…bon… re-humph… »

De retour à la maison, devant la furie de mon chum que j’avais fait passer pour un « beau-tata », j’ai feint l’amnésie :

Farah-Gripette : « Ho! Je ne te l’avais pas dit que ce n’était pas vrai? Té sûr?… Onnnhhh, désolée mon chéri, j’ai complètement oublié! »

Et ça, c’était moins de trois semaines après le lancement du plus beau paquebot jamais monté. Un genre de Titanic qui n’aurait jamais coulé!

Mise en contexte : Tous les vendredis depuis 10 ans, le Farahbuleux se transforme en « vra boy » et chausse ses patins afin de rejoindre ses amis de garage sur une glace afin de taquiner le galet un tantinet et de siroter de la broue beaucoup!

Mes vendredis sont donc parfois vachement ennuyeux et un beau samedi matin, bien décidé à me venger (quoi que ce n’était pas du tout prémédité) et prise d’une inspiration subite, je lance à mon Farahbuleux :

« Hey, c’est vrai…Et puis non! Laisse-faire, c’est trop ridicule… »

Farahbuleux (intrigué, le poisson est attiré par l’odeur alléchante du ver) : « Quoi, qu’est-ce qu’il y a? »

Farah-Matelot : « Ben non, oublies ça, ça ne pouvait pas être toi! »

Farahbuleux (allumé, il se dit que ça sent définitivement la bonne chair de ver ici!) : « De quoi tu parles? »

Farah-Premier-officier-de-pont : « Hier j’écoutais l’émission Les Retrouvailles de Claire Lamarche (mensonge numéro 1 : je déteste ce genre de « happenings du braillage » et leurs caméras qui se fixent pour ne plus lâcher les visages larmoyants des participants « chanceux ») et il y a une fille qui cherchait un ancien gars de son collège qu’elle qualifiait de « premier amour secret ». Ce qui m’a frappé, c’est qu’il portait lui aussi le nom de Farahbuleux… mais ça ne peut pas être toi puisqu’ils avaient écrit « Farabuleu » sans H et sans X à la fin »… (deuxième mensonge, je sais très bien qu’il y a plein de monde qui ignorent que l’ancêtre du Farahbuleux a rajouté des lettres à son nom « pour faire spécial»)

Farahbuleux (s’approchant tranquillement de la réplique de serpent terreuse): « Non mais attends! C’est pas tout le monde qui sait que mon ancêtre a légèrement transformé notre patronyme en FARAHBULEUX pour être plus original! » (qu’est-ce que je disait?)

Farah-Lieutenant-2e équipe: « Non! Non! Oublies ça! La fille, qui avait une rose dans les mains en passant (le souci du détail, c’est ça qui fait les beaux bateaux!), s’est confessé avoir aimé ce garçon en secret pendant toute la durée de leur secondaire AU COLLÈGE-XYZ, mais moi je sais très bien que tu as fait ton secondaire AU COLLÈGE-YXZ… (mensonge #3 : je sais pertinemment que le Farahbuleux a fait ses études secondaires au collège-XYZ et ses études post-secondaires au collège-YXZ,  ça va de soit!) 

Farahbuleux (maintenant émoustillé par l’odeur de terre fraîche) : « Ben voyons Farah! C’est sûr que c’est moi! C’est au collège-XYZ que j’ai fait mes études secondaires!!! »

Farah-Commandant : « Tu penses? Ben non voyons! Elle a dit qu’elle le regardait jouer au Ping-Pong pendant les pauses… Tu joues pas au Ping-Pong toi, tu joues au golf (bla, bla, bla…Mensonge #4 : je me souviens qu’il m’ait déjà dit qu’il adorait jadis les sports de raquettes!)… C’est bête, faudrait vraiment que je me souvienne de son nom… voyons… mmmmhhmmm… »

Et de m’éloigner vers les toilettes, pour cacher mon fou-rire devant l’excitation évidente du Farahbuleux qui se demande qui pouvait bien l’aimer en cachette ainsi et qui marche de long en large en hochant la tête :

Farahbuleux (ouvrant grand la bouche pour saisir ce gros ver grouillant égaré dans l’eau) : « Ben voyons, qui ça peut être donc? Wouaahhh! J’aurais jamais pensé qu’il y avait une fille qui m’aimait comme ça… Quand même, j’aimerais bien savoir c’est qui! Tu ne te souviens vraiment pas de son nom? Allez, un petit effort! » 

Farah-Amiral (assise sur la toilette, pleurant de fou-rire contenu, jouant le tout pour le tout) : « Attends, me semble que je me souviens… himhimheuheu… Isabelle, Isabelle heu (chuchotant presque et toussant en même temps) Messier.

Farahbuleux (ferré, avalant le ver, l’hameçon, la ligne et le pêcheur!) : « Hein? Tu as bien dit Isabelle Mercier? (ouf! Quel pot quand même!) Ahhh ouin? Mon dieu, j’aurais jamais cru… Je pensais pas… Mais là, pas question que je rappelle, elle m’intéresse pas pentoute… Mais quand même… Attends que je racontes ça à ma mère » 

C’était il y a 8 ans… Je suis convaincue que depuis 8 ans, mon Farahbuleux pense parfois à cette Isabelle Messier/Mercier, qui par amour pour lui, s’est présentée à Claire Lamarche, une rose à la main, afin de retrouver son amour perdu d’adolescence…

Mon Titanic à moi aura fait plus « de chemin » que l’original! Ce n’est qu’en cette merveilleuse journée du 9 octobre 2008, à 1h12 du mat, qu’il a trouvé son iceberg.

P.S. Surtout Farahbuleux, ne m’en veux pas et rappelle-toi ce que tu me dis toujours : je mets du soleil dans ta vie…

C’est juste malheureux que le soleil ne puisse faire fondre les icebergs hein???

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01 octobre 2007

Soulèvement, Insurrection, & autres synonymes

Comme les cours de la bourse, ils montent en flèche, puis ils se maintiennent… Ils descendent et oups! parfois ils se relèvent… mais c’est souvent pour mieux redescendre!

Jouant à la star d’Hollywood, ils se couvrent d’artifices en se faisant apprêter, parer, accoutrer, rajeunir.

Comme des comédiens en audition, ils sont examinés, scrutés, observés, envisagés, jugés, soupesés, jaugés, appréciés et détestés.

Comme de petits chiens obéissants, ils se laissent palper, flatter, bichonner, tâter, câliner, cajoler, dorloter.

Comme les fruits et les légumes dans l’étal d’un maraîcher, ils se font triturer, écraser, manipuler, effleurer, mâchouiller et même croquer!

Ils ont déjà été ridiculisés, raillés, persiflés, moqués.

Et pourtant, encore ils fascinent, charment, troublent, captivent, séduisent, corrompent, enthousiasment.

Ils ont longtemps été ma fierté.

Puis leur destinée est arrivée. Ce pourquoi ils étaient là, s’est accompli…

Et maintenant, telles des poupées inarticulées, ils ne sont malheureusement plus ce qu’ils étaient. Ils ressemblent à ces vieux crooners « hasbeen » qui ne peuvent retrouver leur coffre et leur verve d’antan et qui finissent par se flétrir de désespoir.

Oui, je dois l’avouer, j’ai bien pensé à les remplacer, à les échanger… J’ai même essayé de les éviter ou, à tout le moins, d’essayer de les transformer. Oui de les transformer en les poussant toujours un peu plus haut, juste un peu plus, afin qu’au moins je puisse retrouver cette image réconfortante d’antan, où ils marchaient fièrement, le nez en l’air, le dos bien droit.

Peut-être est-ce dû à leur anniversaire qui approche? Peut-être est-ce en souvenir de tous leurs amis, moins chanceux, qui ont été mutilés, excisés, amputés, estropiés? Peut-être est-ce dû à l’acceptation miséricordieuse de leur état? Peut-être… Mais une chose est sûre, aujourd’hui ils se sont révoltés! Aujourd’hui, ils ont décidé de s’assumer. Malgré les rides…Malgré le poids des années qui leur pèse… Malgré tout ce qui pourrait les faire fléchir…

Aujourd’hui, ils ont décidé qu’eux aussi avaient le droit de voir leur petite vie morne de bureau à travers les rubans et la dentelle.

Car aujourd’hui, pour la première fois depuis nombre d’années, ils n’ont pas été littéralement kidnappés, rembourrés, capitonnés, matelassés puis insérés sous mon chemisier BCBG-Uniforme-de-jeune-professionnelle-dans-la-trentaine.

Non, grâce aux Français et à leur maîtrise de l’art du dessous, ils ont enfin pu se montrer sous leur (presque) vrai jour…

Mes chères concitoyennes, mes sœurs, mes amies; j’en appelle à

la Seinsurrection

!

Ceci est un véritable cri du cœur afin que vous bannissiez de votre langage les mots « Push-up », « WonderBra@3clicks » et « Cleavage » (tous des mots en anglais de toute façon!)

À bas les coussinets, le gel, l’air, l’eau, le bistouri et que sais-je encore? Non mais c’est vrai! On va finir par se faire poursuivre pour fausse représentation!

Après tout, c’est le mois pour y penser, c’est le mois pour en parler… C’est peut-être aussi le bon mois pour commencer à s’accepter?

P.S. Merci à mes supporters, ils se reconnaîtront… (Même s’ils ne se parlent plus depuis quelques années et qu’ils regardent chacun de leur coté, force m’est d’admettre que je vais finir par les aimer de nouveau, ces vieux bougons!)

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27 juillet 2007

The SFAR AHgled Banner

DrapeauUSFarah

Oh, say, you won’t see me,
For the next seven days

Caus’ I’m going to beeeeeee…
In the Big Mac Kingdom!

(ici prendre une voix suraiguë)
Are you going to miss meeeee?,
As much as will miss yooou???

Meanwhile, the archives
are still there to please yooouu…

Oh, say, I’m gone for now
But soon we will talk agaaaainn….

O'er the land of Faraaaahhhh
and the ho-home of the freaaaaaaaks!

Posté par Farah_Facettes à 17:19 - Risez! - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juillet 2007

Éduquons nos aînés!

Je dois le dire, j’aime les aînés.

Je trouve qu’ils sont vraiment fantastiques d’avoir réussit à passer à travers le dernier siècle (ou presque!) sans complètement devenir (tous) gagas!

Mon grand-père maternel, un pur beauceron, fils de colon, patenteux & raconteur hors-pair me confiait pourtant un jour qu’il était très content d’avoir vu le jour à cette période-ci de l’humanité : Quand il était jeune, l’électricité était encore quelque chose de complètement magique et la seule vue d’une ampoule nue, pendant tristement au plafond de leur cabane en bois rond les rendaient surexcités pour des jours! Il se disait chanceux d’avoir vu l’arrivée de la télévision (il a vendu à l’époque sa seule vache, et ce, sans consulter ma grand-mère afin de pouvoir s’en acheter une!), de l’électronique, des hommes sur la lune, d’Internet, des voitures… pour un petit gars qui devait marcher 3 milles à pieds pour aller à l’école (son bureau sur le dos, pieds-nus dans la sloche, ha!ha!ha!), il se considère privilégié d’avoir pu être témoin de ce qu’il appelle « une viarge de belle évolution ».

Mes deux grands-mères sont des femmes très avant-gardistes, qui ont toujours travaillé pour « gagner leur vie » tout en élevant des familles de 6-8 enfants. Des forces de la nature qui ont su rester indépendantes, à une époque où les femmes dépendaient financièrement (et légalement!) de leurs maris.

Ma grand-mère paternelle a « magasiné » avant de choisir mon grand-père, un beau brun au yeux bleus et ne s’est marié qu’à 25 ans, seulement quand elle a été bien certaine de son choix (et non, ce n’était pas un pichou ma grand-maman! Cheveux blonds, yeux bleus, racking énorme, rebondi et 100 % naturel, taille fine – elle a dû en briser des cœurs!). Elle conduit, à 83 ans, sa voiture à plus de 130 kilomètres/heure et n’a pas peur d’envoyer promener son homme quand il triche aux cartes!

Ma grand-mère maternelle, quant à elle,gigue avec moi à toute les fois que je vais la voir. Elle me soulève dans ses bras minces et forts pour me montrer combien elle m’aime, elle me prend encore sur ses genoux pour me bercer au coin du poêle à bois (je sais, je sais, j’ai trente et un ans mais si vous saviez comme c’est rassurant de pouvoir encore mettre mon visage dans son cou si doux et de retrouver, l’espace d’un instant, cette béatitude de l’enfance…). Elle fait minimum 5 km de vélo ou de marche tous les jours, été comme hiver, et reçoit encore ses petits-enfants et ses enfants en cuisinant 4 plats différents et tous leurs accompagnements pour être sûre qu’il y en aura pour tous les goûts!

Mon grand-père paternel quant à lui, scrute tout de ses beaux yeux bleu-acier. Il aime les belles voitures, les bons restaurants, la pétanque, jouer tricher aux cartes (solidarité féminine!), l’inspecteur Columbo et il est, comme les 3 autres, tellement jeune de cœur et ancré dans la réalité, comme en fait foi cette anecdote :

J’ai 16 ans, je mets la dernière main à mes préparatifs en vue d’un « trip de camping » avec mon copain et deux amis. Mon grand-père, en visite chez mes parents, me regarde et me demande « Le gars avec qui tu t’en vas, c’est ton cavalier (« chum » en langage de GrandPoupa@Facettes) ou bedon c’est un « ami d’aujourd’hui? » (« fuck friend » en langage de Pepa@Facettes)… » Déjà, qu’il soit au courant pour les « amis d’aujourd’hui », et qu’il approuve en plus, si j’en crois son sourire en coin et ses yeux taquins, ça me scie littéralement. Mais quand je lui réponds que c’est mon « chum steady » tout en glissant un énorme roman dans mon sac et qu’il me rétorque : « Ouin ben à te voir amener de la grosse lecture de même, il doit être bien ennuyant ton cavalier… s’il sait pas quoi faire avec toi dans le bois pour te changer les idées à place de lire, j’ai idée que t’aurais mieux fait d’inviter un ami d’aujourd’hui! ». Alors là, je suis restée sans mots.

Et pour la petite histoire, j’ai réussi à finir Les Trois Mousquetaires de Dumas (795 pages) ce week-end là… Le lundi suivant j’étais, suivant la sagesse de mon grand-père, à nouveau célibataire!

De plus, lorsque j’étais étudiante, en ces jours où j’étais jeune, insouciante et encore ferme, je travaillais dans un centre d’accueil pour personnes âgées. Ce qui m’a permis d’augmenter encore ma connaissance de celles-ci.

J’ai plein de beaux souvenirs de ce contact privilégié avec ces aînés « institutionnalisés »:

  • Les mamies avec leurs paparmanes roses comme leurs joues roses et ridées.

  • Les papys, avec leurs harmonicas usés, leurs blagues salées et leurs clins d’œils affectueux

  • Les « partys » dans la salle communautaire, transformée pour l’occasion en véritable stationnement de chaises roulantes où j’ai pu apprendre en entier (avec la prononciation des « R » bien roulés) ce classique de la chanson française : Frrrroufrrrrou! Frrrroufrrrrou… en son jupon la fâââââmme…

  • Les parties de jambes en l’air rapides avec le Farahbuleux Zépoux (on travaillait ensemble à l’époque, c’est d’ailleurs là qu’on s’est connu!) dans la réserve du service alimentaire (hein? Oups? On était pas supposé? Ce souvenir n’a pas rapport avec les aînés? C’était interdit? Bof… on doit pas être les premiers, si j’en crois les pages centrales du journal de Mourial, à avoir étés payés pour fricotter!)

Vous constatez donc que j’ai été, et que je suis encore, extrêmement gâtée en terme d’aînés dans mon entourage. Non seulement bénie des dieux d’avoir encore mes 4 grands-parents en santé avec moi à l’âge de 31 ans, mais chanceuse d’avoir pût avoir pleins de discussions intéressantes avec des gens qui ont l’expérience et la sagesse que seul peut apporter le poids des années.

Mais voilà… il y a un hic… C’est que d’avoir travaillé dans un centre d’accueil pendant si longtemps m’a donné un regard d’aigle pour déceler les personnes âgées haïssables. Vous savez, ces vieux croûtons (et croûtonnes) qui ne font que chialer contre tout, qui se croient tout permis parce qu’ils sont vieux et qui, par le fait même, oublient toute la rubrique « politesse de base » de leur livre sur « la vie en société ». Ils portent normalement des indices qui montre bien qu’ils ont sûrement étés comme cela une bonne partie de la vie : Rides des commissures des lèvres très marquées et descendantes vers le bas, pli entre les sourcils si linéaire et si creux qu’on pourrait y glisser une carte de bingo et finalement, index qui pointent dans toutes les directions (sauf dans la leur, naturellement!).

Mais voilà encore… il y a un deuxième hic… C’est que je me suis donné pour mission (ne me demandez pas pourquoi! Il y a des choses comme ça dans la vie qui me font plaisir et que je ne questionne plus…) d’éduquer ces vieux schnoques! De leur rendre, tout en restant toujours extrêmement polie, un peu de la réalité qu’ils nous font subir.

1ere mission (il y a 10 ans, Montréal) : Au dit centre d’accueil, en plus du Farahbuleux-Zépoux, il y avait aussi ma chère Soeurette@Facettes qui y travaillait comme préposée aux bénéficiaires. Un jour, en rentrant du boulot, elle me raconte, encore ébranlée, que Madame Tessier, l’affreuse pensionnaire/tortionnaire du 465B a été très impolie quand Soeurette a voulu l’aider à manger et qu’elle lui a dit des méchancetés très blessantes. Je ne vais pas les répéter mais dites-vous qu’Eminem dans ses chansons sonne comme un enfant de cœur en comparaison! Dès le lendemain, alors que je devais changer, en tant que préposée à l’entretien ménager, toutes les poubelles de toutes les chambres (dont certaines avec des fluides corporels peu alléchants, laissez-moi vous le dire!), je m’approchai du 465B avec un air de défi : qu’elle ose voir, qu’elle ose juste me dire des saloperies comme celles qu’elle a servi à ma Soeurette adorée!

Farah-Facettes (débitant sa petite phrase habituelle, avec un grand sourire) : « Bonjour Madame Tessier, ça va bien aujourd’hui? »

Madame Tessier : « Bon! C’est qui celle-là encore? »

Farah-Facettes (sourire de carnassier) : « Je viens changer votre poubelle! »

Madame Tessier : « Ok, faque-toi dans vie, tu ramasses des vidanges pis t’as le culot de te promener, les jeans sur le cul, avec un osti d’air d’aimer ça en plus? Moi si j’avais eu une fille pis qu’elle avait ramassé des vidanges pour gagner sa vie, j’y aurais craché dans la face avec ce que j’ai sur le fond des poumons »

À ce moment là, je l’ai regardé bien en face et la seule chose que j’ai vu dans ses yeux c’était de la méchanceté pure, du dédain – Elle avait littéralement l’air d’un genre d’Hitler en marchette et ses rides d’expression haineuses m’ont confortées dans ma décision :

Farah Facettes (avec un air de pitié et de compassion dégoulinant, Cheesy au maximum) : « Hoon… pauvre vous… Que vous avez donc dû être malheureuse et puis toute seule dans la vie à être méchante de même. Non mais, je comprends que dans votre cas, c’est sûrement la solitude qui vous a rendue aussi amère – c’est dur être seule, surtout quand c’est nous-même qui l’avons provoquée… (puis, avec un énorme sourire). Bien je vais vous souhaiter une belle journée quand même, j’imagine que vous allez vraiment en avoir plus de besoin que moi! »

Madame Tessier s’est excusée à ma sœur lors de son arrivée pour son quart de soir et ses bonnes résolutions ont tenu 18 heures. Elle a été polie, elle n’a pas insulté personne. (Vous me direz que 18 heures, ce n’est pas beaucoup mais cela veut dire 3 préposées, 2 infirmières, 1 moppeux, 1 vidangeuse et 20 colocataires qui n’ont pas eu à endurer ses sarcasmes pendant 1080 minutes. Si on multiplie par le nombre de personnes, ça fait donc 29160 minutes de bonheur gratis pour 20 secondes d’acte héroïque…)

2ème mission (il y a un an, Montréal) : Je suis à la file, dans une station de service. Ça fait environ 12 minutes que j’attends qu’une pompe se libère… Il fait chaud, pas une auto ne semble avoir l’air climatisé, il y a de la tension dans l’air, comme quand un orage électrique se prépare. Alors que la voiture devant moi dégage le chemin et que je commence à m’avancer pour enfin nourrir le Bazou@Facettes de sa ration hebdomadaire de gasoline, un gros Cadillac court-circuite la fille en faisant un virage à gauche interdit et vient prendre ma place à la pompe qui venait enfin de se libérer. Ce faisant, il bloque aussi l’autre pompe à l’arrière, frustrant (enrageant!) ainsi deux conductrices  trouvant qu’un quart d’heure pour aller gazer, c’est déjà assez long sans qu’un malotru vienne se faufiler! Tout le monde est estomaqué par l’audace du Gros Caddie. Je vois les yeux des gens s’écarquiller de surprise aux 4 autres pompes occupées tandis qu’un klaxon rageur se fait entendre dans la file derrière moi.

Je regarde dans la voiture et mon âme d’héroïne sursaute! Un aîné! Un aîné à convertir, à évangéliser aux règles de bonne vie en société! Ne faisant ni une ni deux, je sors de mon bazou et vais tapoter la vitre (encore montée, il l’a lui l’air climatisé!) de mon futur élève.

Farah-Facettes (extrêmement polie, mes parents m’ont bien élevée, MOI!) : « Monsieur, je suis désolée de vous déranger mais il faudrait tasser votre voiture parce que vous venez de passer devant toute la file et ça fait longtemps qu’on attends…

Gros Caddie (me regardant d’un air de défi) : « Ben c’est ça, vous attendrez, j’ai assez attendu dans ma vie moi, astheur c’est à votre tour! »

Farah-Facettes (estomaquée par l’arrogance du bonhomme) : « Mais monsieur, c’est pas une raison pour ne pas respecter les autres, il faut vraiment que vous tassiez votre voiture maintenant, sinon c’est vraiment pas juste! »

Gros Caddie (se détournant pour prendre son portefeuille) : « Retourne donc dans ton char, maudite criss de folle pis prends ton mal en patience ! ».

Farah-Facettes (avec un air de pitié et de compassion dégoulinant, Cheesy au maximum) : « Monsieur, je suis polie avec vous moi, vous n’avez pas à être impoli. J’aimerais que vous vous excusiez de m’avoir insulté (puis, devant son mutisme borné) : Ahhh… Ok, là je comprends, à l’âge que vous avez, ça doit vraiment faire longtemps que votre pauvre maman est décédée, elle n’est donc plus là pour vous montrer les bonnes manières! Ok, bien merci de m’avoir donné un exemple à servir à mes enfants quand nous parlerons du manque de savoir-vivre de certains ADULTES. Bonne journée! Et encore merci! »

Hé bien, croyez-le ou non mais le bonhomme n’a pas bougé son auto… Mais tout le monde sous la marquise de la station-service a applaudi quand je suis retournée, d’un pas triomphant, vers le Bazou@Facettes. La préposée au paiement s’est même dit impressionnée par mon tact (!) et par le fait que j’avais osé (sacrilège!) faire la morale à un aîné! Je lui ai répondu que c’était pas parce que les Gros Caddie de ce monde ont plus de millage que les petites zézettes comme nous qu’ils devaient obligatoirement occuper les deux voies sur l’autoroute de la vie…

3ème mission (hier, Banlieue éloignée) : Nous sommes dans le stationnement d’un magasin grande-surface. Une dame assez âgée peine à ranger son panier sur le terre-plein juste à côté de son auto (plutôt que d’aller le porter à l’endroit prévu, le « rack à panier », situé à quelques mètres derrière son véhicule). Mon sang d’héroïne n’a fait qu’un tour; la vieille peau! La mautadite! Plutôt que de faire 3 pas de plus, elle aime mieux forcer comme une sauterelle (elle avait plus l’air de ça que d’un bœuf!) tout en regardant autour pour voir si personne ne la voie méfaire son méfait! Alors qu’elle retourne tranquillement vers sa voiture, sifflant presque sa ridicule petite victoire sur le système, je bondis, m’empare dudit carrosse et, en me dirigeant vers le BON endroit où le ranger, je lance assez fort pour qu’elle m’entende : « Laissez-faire madame, on va y aller le ranger votre panier, ça va nous faire plaisir! »

Et c’est en revenant vers nos voitures que je l’ai aperçue; elle me regardait de la fenêtre de sa voiture et là j’ai senti une énorme pulsion pédagogique m’envahir et je n’ai pu m’empêcher de me diriger vers cette figure qui me narguait (non, elle n’était pas restée pour me remercier de l’avoir aidée, son visage n’exprimait vraiment pas la reconnaissance!)

Farah-Facettes : « Vous madame, vous m’avez tout l’air de quelqu’un qui dit continuellement comment les jeunes ne savent pas vivre… est-ce que je me trompe? »

La sauterelle :  « bahh…. »

Farah-Facettes : « J’aimerais juste vous faire remarquer que le civisme, c’est à tout âge que ça se passe. Notre société se porterait beaucoup mieux si chacun y mettait un peu plus du sien, vous ne pensez pas? Sur ce, je vous souhaite une excellente journée.»

La sauterelle : « bahhh… »

Bon je sais, à la lumière de ces trois histoires, vous allez dire que je suis :

a)     complètement folle

b)     quelqu’un qui cherche le trouble

Mais moi je vous répondrai que je vois mes « missions » comme de petits gestes qui, un jour, allumeront peut-être la conscience sociale de quelques brebis égarées. Pis en plus, c’est tellement bon pour le moral! Je ne garde pas de frustrations en dedans de moi pis en plus, je contribue à rendre le monde dans lequel nous vivons ensemble un peu plus supportable…

Non, non, ne me dites pas merci mais s’il vous plaît, si un jour vous voyez une petite frisée avec des leggings rouges et arborant un t-shirt avec ce sigle

Dentier

Applaudissez! Ça va m’encourager…

Pssst! Je vous mets au défi d’essayer vous aussi! (Aînés, jeunes ados à l’air pas trop violent, gros morrons dans le métro, etc.). Vous verrez, ça soulage et en plus,  ça encourage pour l’avenir!

Re-Pssst! Je mets toute la faute de cette déviation sur le dos de tous les aînés qui font ou qui ont fait partie de ma vie... c'était à eux de ne pas mettre la barre trop haute!

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05 juillet 2007

Princesse Farah - Part 2

Suite et fin de l’histoire d’hier…

G- De retour à la maison (de retour du dépan, pour aller chercher de la bière, vous vous souvenez?), j’ai décidé de prendre mon taureau de chum (il va être content là, ça va sûrement compenser pour le « imbécile-heureux » d’hier!) par les cornes et je lui ai demandé, à brûte-que-coûte (ou coule-pourpoint?) « si-c’était-sérieux-son-affaire-de-rester-à-la-maison-à-jouer-au-PlayStation-le-soir-de-ma-fête-et-que-s’il-me-niaisait,-il-devait-vraiment-me-le-dire-tout-de-suite-parce-que-là-je-commençais-à-trouver-ça-de-plus-en-plus-louche-et-de-plus-en-plus-plate-que-le-monde-se-soient-ligués-CONTRE-MOI-afin-de-faire-de-cette-journée-un-véritable-supplice-de-calvaire… »

Farah-pus-si-buleux : « Hey, té fatiguante! y’a rien chérie d’organisé pour ta fête pis ça nous tente pas de sortir ce soir, on est fatigués, on se reprendra un autre fois OK? »

H- Je ne l’ai pas cru.

Je me suis dit que c’était peut-être le lendemain…

Puis ensuite je me suis dit que c’était le samedi suivant…

Puis ensuite l’autre...

Je vous jure pendant des semaines, j’avais l’impression qu’il y avait des caméras cachées dans tous les coins, j’ai vraiment aperçu un tas de camionnettes blanches aux vitres teintées noires qui semblaient me suivre, j’étais convaincue que mon téléphone était sur écoute pour capter tous mes appels aux amis et à la famille, leur demandant innocemment « ce qu’ils avaient de prévu en fin de semaine » en évitant bien sûr de les inviter quelque part pour ne pas qu’un maladroit gâche LA surprise …

Après quelques semaines de ce régime, je savais pertinemment que TVA préparait une grosse émission spéciale d’une heure et demie (genre : FARAH F. LA PRINCESSE-ANNVERSAIRE DÉCHUE ou comment les attentes démesurées d’une simple fille l’on menées à se ridiculiser) à heure de grande écoute, pour montrer un documentaire sur ma déception grandissante et mes réactions faussement calmes (vous savez comment ça peut être mauvais quand quelqu’un nous demande : « coudonc, t’as donc bien l’air bizarre » et que nous répondons « mouua?? Ben noooon… y’a rien… siffle, siffle, tousse, tousse » - hé bien, ils allaient en avoir des heures de bobine!)

Naturellement, TVA allait finir ça avec une demi-heure en direct, avec moi qui entre en studio toute surprise (j’avais déjà pratiqué ma face de fille surprise, ça aussi c’était très mauvais), des ballounes et des confettis tombant du plafond, Béliveau me remettant un gros bouquet de roses dans les bras pendant que je m’élançais dans les bras de mon Farah-sublimeux conjoint en criant : « Mon maudit toi! Mon maudit! » et que la foule en studio scandait SUR-PRISE-SUR-PRISE-SUR-PRISE! En tappant des mains, des pieds et en se donnant mutellement des tapes dans le dos l’air de dire « On l’a bien eu! Hah ahahaha ha !!! »

Freak je vous dis…

Un autre exemple? Tiens, celui-ci avec les « amis de sorties » (voir définition ici, pour ceux qu’ils l’ont oubliée): Immanquablement, à chaque année, je m’obstine à envoyer un courriel à tous mes amis de sorties annonçant gaiement : « C’est ma fête! Tralalère! Libérez-vous! Dzidlouidou! On se rejoint là! Tralala! » Voici un exemple (vraiment pas tiré d’une histoire réelle, voyons donc!) :

A- J’avais, suite à mon courriel annuel, 40 personnes de confirmées pour le 5 à 7 (c’est sûr, c’est MA fête!), m’amenant à réserver TOUTE la section VIP afin que je puisse me promener gracieusement entre tous les groupes de gens qui se sont déplacés pour cet ÉVÉNEMENT…

…pour finalement se retrouver 6 personnes à essayer d'avoir l'air de remplir une seule des banquettes de ladite section!

B- Je me suis retrouvée ensuite, avec 3 des 6 « invités » de tantôt, (c’était un mercredi soir) à essayer de rentrer au Lovers de Laval (puisque je n’avais rien planifié pour après le 5 à 7, convaincue qu’un de mes « sujets » s’en occuperait et  puisque que tous les autres clubs de la planète étaient fermés ou vides…

…pour me rendre compte (loser) que c'est fermé le Lovers le mercredi! (même le Lovers nous a tourné le dos! Imaginez!)

C- Pour finir la soirée aux Déesses (très chic bar de danseuses Lavallois)…

…avec la preuve devant mes yeux larmoyants que ma jeunesse est définitivement derrière moi et que je ne serai jamais une danseuse car il n'y a malheureusement pas de catégories du genre:

Elle a une carte topographique sur le ventre, ou;

Ces seins sont faits pour allaiter, ou encore;

Maman a besoin d'un sideline, ou, pour vous messieurs, la catégorie

Comme à la mizon

Mais cette année, j’ai enfin compris…

Je n’ai pas harcelé personne, je ne me suis pas fait de mises en situation, j’étais zen, cool et relaxe! Et devinez quoi?

J’ai littéralement été traitée en princesse!

Mes amis de sorties m’ont payé une super bonne bouffe dans un bon resto, suivi de quelques drinks (of course!) dans un petit bar super sympa où, pour une fois, je ne me sentais pas comme une « Matante goes to town » – vive le Mille End!

Tout le monde m’a appelé pour me transmettre leurs vœux…

Ma belle-sœur chérie m’a emmenée magasiner…

Soeurette@Facettes a fait 6 heures d’auto juste pour venir passer 3 heures en mon (agréable) compagnie…

Mon Farah-buleux m’a payé une ronde de golf dans un endroit enchanteur…

Etc. etc.

Que ça fait du bien la trentaine! Les princesses-à-gros-nombrils tombent endormies, car elles comprennent que leurs châteaux ne sont pas situés au centre du monde, et naissent alors les princesses-sages, qui elles comprennent que c’est par de petits gestes que les gens leur montre leur appréciation et que dans le fond, c’est leur fête à tous les jours puisqu’elles ont la chance d’être entourées de gens merveilleux, qui les rendent meilleures jours après jour! (Ah oui! Est-ce que je vous avais dit que j’étais aussi un peu têteuse?)

Oui, ça fait du bien la trentaine! Parlez-en à mon entourage!

Et ils vécurent heureux et eurent deux enfants…

(c’est bien en masse, de nos jours, avec l’université, le coût de la vie, le fait qu’on ne puisse plus en envoyer un chez les frères pis une autre chez les bonnes sœurs, qu’on utilise plus nos kids comme du cheap labor sur nos fermes puisque anyway nous n’avons plus de fermes - et que je me voie mal emmener le Facétieux au bureau pour aller faire la grosse job sale à ma place genre aller demander ma prochaine augmentation - le fait que ça mange autre chose de du lard salé pis des patates, qu’il faille acheter au moins 6 paires de souliers par année, deux enfants me semble que c’est déjà pas pire! Pis ceux qui ne sont pas contents, regardez en boucle les Filles de Caleb, ça va vous ramener à l’ordre! Non mais…)

Ze END!

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04 juillet 2007

Princesse Farah - Part 1

Cette année, mon anniversaire de naissance a été celui qui a confirmé que j’étais définitivement dans la trentaine. Je n’ai plus le 0 du 10 final de la vingtaine, un misérable 1 s’accroche maintenant à mon préâge 3 (quoi? On dit bien prénom, pourquoi pas préâge pour marquer les dizaines?)

Est-ce que ça me dérange?

Pas du tout!

Est-ce que ça a changé quelque chose?

En fait oui! Allez savoir pourquoi, mais c’est seulement cette année que j’ai arrêté de considérer ma fête comme une petite fille de 7 ans, c’est-à-dire comme devant être LE jour LE plus important de l’année, et ce, pour TOUT mon entourage!

Vous me direz que c’est merveilleux un anniversaire, qu’il ne faut pas devenir si blasée, qu’il faut garder un cœur d’enfant, etc. et bla bla bla…

Je vous répondrai que tout ça est vrai mais que dans mon cas, c’était un peu extrême… Je ne suis pas tellement « girly » mais pour ma fête, je devenais une vraie princesse à gros nombril, qui croyais qu’en cette journée du moi de juin, tout le monde retenait son souffle, la terre tournait plus lentement et que le soleil se levait exclusivement pour moi! Résultat? J’ai souvent été confrontée à mon petit démon intérieur qui me soufflait des absurdités du genre :

« ben, là? Aller travailler le jour de ta fête, c’est impossible, C’EST TA FÊTE! Comment ça que la maudite compagnie de merde pour laquelle tu travailles ne ferme pas ses portes pour CETTE JOURNÉE SI SPÉCIALE »

«  Hein? Ton chum ose aller au dépanneur le jour de ta fête pour aller chercher son Journal de Mourial? Il OSE te laisser toute seule 3 minutes à célébrer TA FÊTE pis en plus, je te gage qu’il va le LIRE son foutu journal? »

«  Ha non! As-tu remarqué que collègue XYMachin ne t’as pas souhaité bonne fête? Bon, c’est sûr qu’il ne t’aime pas, il n’a même pas pensé à ÇA! »

Vous voyez? Résultat : à la fin de CETTE journée, j’étais insécure, parfois déçue, le vague à l’âme et cela n’avait rien à voir avec le compteur de ma vie qui tournait encore d’un cran.

Pourtant, j’ai eu des tonnes de super beaux anniversaires, entourée des gens que j’aime mais comme c’est bien plus drôle de parler de la fois qu’on s’est planté sur un trottoir de la rue Sainte-Catherine que de toutes les fois où l’on y a marché sans aucun problème (on y reviendra), voici donc un aperçu des différentes situations (décevantes?) causées par mon (désormais dépassé) trop grand besoin que ma fête soit LA FÊTE :

À la maison : Le jour précis de mes 25 ans, cela faisait déjà 5 ans que j’étais avec mon Farah-buleux chum (à cette époque, il n’avait pas encore le tatou ÉPOUX ni la charmante corde au cou – cough! cough! – qui l’accompagne!).

A- J’arrive au travail (merde! Travailler le jour de sa fête, qu’elle mocheté… mais pas grave, je vais juste avoir plus de souhaits… Hé! Hé! Hé!). À cette époque, le Farah-buleux et moi travaillions au même endroit et nous avions donc pleins d’amis communs (dans le sens de « partagés », pas dans le sens de « quelconques »).

B- Farah à Ami-Commun #1 : « Hey ami commun #1! Aujourd’hui c’est ma fête, J’AI 25 ANS! Faut qu’on sorte fêter ça, hein? »

Ami-Commun #1 à Farah : « Bof… (gros soupir)… Non, pas vraiment, j’ai vraiment pas le goût! On va se reprendre OK? »

Farah (en elle-même) : « Quoi? Pas plus excité que ça, ça cache quelque chose c’est sûr… HOOOONNN! Je sais, le Farah-buleux m’a organisé un « Surprise Party », yé donc fin!. Bon, le tout c’est de faire en sorte que ça demeure une surprise… n’insistons donc pas trop auprès de celui-ci… allons plutôt voir la bombe d’énergie sur deux pattes : Amie-peu-commune! C’est sûr qu’elle sera invitée à mon « Surprise », allons voir comment elle réussira à s’en tirer, elle… »

C- Farah à Amie-peu-commune : « Dis-moi APC? C’est ma fête aujourd’hui, ça te tentes-tu d’aller te faire aller le popotin sur des speakers ce soir? Ou du moins, d’aller prendre une petite bière question de souligner cet (incroyable) événement? »

Amie-peu-commune à Farah : « Désolée ma chérie mais je suis vraiment brûlée, je pense que je vais aller me coucher directement après le boulot tantôt! »

Farah (en elle-même) : « BINGO! Impossible, Im-pos-si-ble. Cette fille-là c’est un dynamo sur deux pattes, il n’y a rien qui pourrait l’empêcher de faire le party, même pas une grosse grippe : elle est du genre à se mettre un kleenex dans chaque narine pis à sortir pareil! Yé, je vais avoir un party—ee--- nananinèèèreee! »

D- Fini le travail, j’arrive à la maison tout doucement, ouvre la porte en catimini et… trouve la Farah-buleux éfouéré sur le divan, une bière à la main… Pas de gens cachés dans le garde-robe d’entrée (on en avait pas), pas personne dans la salle de bain (elle était trop petite pour contenir un bain, alors imaginez 60 amis et parents – ben quoi! J’t’une fille sociable!), personne dans le garde-manger (j’ai vérifié discrètement en allant me chercher un Ritz)

Farah : « Hum… chéri, qu’est-ce que tu fais-là? »

Farah-buleux (grommelant) : « gardSport30mag »

Farah : « Okay… ça je le vois, mais tu ne vas pas prendre ta douche, genre? »

Farah-buleux (borborygmant) : « poukoij’raisLvémèmpasrienfairsouère?… jussAmiComm2s’envient…

Farah (une nouvelle étincelle dans les yeux) : « ahhh… Ami Commun #2 s’en vient? Bien je vais aller prendre ma douche d’abord! »

C’est sûr qu’il se trame quelque chose! Impossible que le Farah-buleux soit aussi grogneux le soir de MA FÊTE! Si AMC#2 est là, c’est sûrement pour faire diversion, genre il va proposer qu’on aille jouer au pool au quelque chose dans le genre et là BANG! LA surprise, LA totale!

E- Je sors de la douche, Magiquement maquillée et pomponnée comme les soirs de première et là…

AMC#2 et Faraggghhhnébuleux sont en pleine course effrénée, ils se bousculent dans les coins, leurs pensées rivées sur un but à atteindre, tandis que leurs yeux fixes fixent… le PlayStation! Ils sont tellement absorbés qu’ils ne remarquent pas mon nouveau t-Shirt, ma nouvelle mise en plis, à peine si l’Ami murmure un « s’lut Fa! »… La vapeur commence à me sortir tranquillement des oreilles (mais aussi par la porte entrouverte de la salle de bain) quand je m’exclame :

Farahdents-serrées : « Ok les gars, voulez-vous une petite bière? » in peto : avant de partir???

Farah-imbécile-heureux : « Excellente idée! Veux-tu aller au dépan en chercher? J’ai bu les 3 dernières tantôt pis là on veut pas arrêter notre course »

Farah-marchant-en-faisant-claquer-ses-talons-toujours-les-dents-extrêmement-serrées : « aggec un imenngggne plagirrr géri! »

F- Pendant ma petite marche de santé (j’ai fumé 5 cigarettes, à l’aller seulement), je me suis dit que ça ne se pouvait pas, que le monde entier ne pouvait s’être ligué contre moi et qu’il y avait sûrement une caméra de cachée quelque part, avec un monsieur avec des grosses lunettes noires qui allait sortir d’une camionnette en criant : « Surprise! Surprise! », alors je me suis dit que j’aurais l’air vraiment folle dans Tivi à pogner les nerfs jusque PARCE QUE TOUT LE MONDE AVAIT L’AIR DE BIEN SE FOUTRE QUE C’ÉTAIT MON 25E ANNIVERSAIRE AUJOURD’HUI BÂTARD! UN QUART DE SIÈCLE ME SEMBLE QUE ÇA SE FÊTE ÇA NON???

La suite et la fin de l’histoire demain…

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02 juillet 2007

Conversation de Terasses VOL.1

Afin de « Jean-Marc-Parentiser »** mon lectorat, voici ma première chronique « Conversations de Terrasses » qui vise à démontrer que dans la vie, on est toujours l’idiot de quelqu’un d’autre! J’ai donc recueilli aux cours des dernières semaines ces perles qui :

a)     vous ferons sentir moins niaiseux – volet thérapie de groupe

b)     vous ferons vous coucher moins niaiseux – volet éducatif

c)     vous ferons réaliser qu’il y a sûrement quelqu’un qui, quand vous dites une banalité (ou une énormité), se passe un petit commentaire à lui-même  - volet « confirmez-moi que je ne suis pas une extraterrestre de me faire des jokes à moi-même et de me trouver drôle en plus! »

** Jean-Marc-Parentiser est un verbe tiré du leitmotiv d’un célèbre humoriste québécois voulant « qu’on est toutes pareilles la gang!!! » (ne pas confondre avec Jean-Marc Parenteaser, c’est à dire tenter de séduire en postillonnant et en arborant des leggings courts sous des shorts de jeans et un chandail mauve/lilas « Au coton »)

Voici donc :

Catégorie Voyages :

Mise en contexte : une terrasse d’un pub du West Island, une jeune poupoune de MAXIMUM 19 ans rejetant derrière son épaule ses longs cheveux noirs de sa main chargée de bagues Gold du plus mauvais goût :

« Oui, justement, durant l’année où j’ai vécu à Singapour… »

Réflexion in petto de Farah : Saint-Gapour? C’est-tu à côté de Saint-Hypolite ça? Pff! J’suis sûre que si je lui garroche dans les dents que j’ai déjà habité à Windsor, elle se doutera jamais que c’est celui des Cantons-de-l’est, pas celui d’Angleterre! Mmmhh…Oserai-je?

Catégorie Gastronomie :

Mise en contexte : À l’extérieur d’un centre d’achat (bon, les puristes me diront que ce n’est pas une « terrasse » mais je leur répondrai hé! hé! C’est moi qui mène ici!), deux femmes d’un âge certain discutent sur un des bancs, en attendant vraisemblablement leurs Zépoux partis acheter une « tarte aux pécanes » pour compléter leur petit souper à quatre.

La première est du type naturellement racée – genre fille et ensuite femme de notaire ou de médecin d’une bonne famille d’Outremont.

La deuxième, malgré ses efforts pour ressembler à la première, roule ses R comme un Harley à Sorel et m’a tout l’air de quelqu’un qui a atteint un certain statut social grâce à la fortune amassée dans la quincaillerie de son mari (qui vendait des génératrices au noir lors de la crise du Verglas de ’95)

Mme Outremont : « Très chère, avez-vous goûté au Lapsang Souchong offert à l’heure du thé du Queenie depuis peu? C’est un pur déélicce! »

La quincaillière : « Malheurrrrreusement non mais vous savez, chez Ti-Mottons, leurrrrs Pois-chaud(s)-chino glacés sont si crrrééémeux!! »

Fou rire in peto de Farah : C’est donc vrai! Surtout sur un Hot Chicken, avec des bonnes pétaques pilées, n’est-il pas???

Catégorie Mots d’enfants

Mise en contexte : ma terrasse à moua, dans ma banlieue-éloignée à moua, il fait beau, Soeurette@Facettes est là avec le Beauf@Facettes et la merveilleuse petite SémillanteDuBeauf@Facettes… Tout va bien, tout le monde est heureux quand soudain:

Farah-Maman (péteuse-de-broue) : « Facétieux, montre à notre visite comme tu es savant. Qu’est-ce que le petit de la poule? »

Facétieux-Cadet (fier) : « Un poussin! »

Farahtionnel-Ainé (index levé, naturellement): « Oui mais tout dépend combien petit; car avant le poussin, c’est un œuf et comme le dirait le grand schtroumph… »  bon, je divague là…

Farah-Maman (enorgueillie) : « Très bien! Et le petit du mouton et de la brebis? »

Facétieux-Cadet (assuré): « Un agneau! »

Tous (impressionnés) : « Bravo! »

Soeurette@Farah (enthousiaste): « Pis le petit du chat et de la chatte? »

Facétieux-Cadet (hésitant, QUOI? Hésitant??) : … hmmm…. Euhhhh…. UN MINOU!!!!!!

Leçon de vie pour Farah: Ne jamais oublier, dans l’enseignement aux enfants, de commencer par les « basics » !

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26 mai 2007

Coeur d'indienne

Je ne suis pas quelqu’un de très patient… En fait, j’ai même un niveau de tolérance assez bas. Moi, faut que ça ailles vite… Les explications à ne plus finir, les démonstrations affectives trop longues, les justifications qui s’éternisent, les formulaires de plus d’une page, les files d’attente, le mot « attente » en lui-même me donnent généralement des crises d’urticaire. Mon Farahbuleux-Zépoux sait très bien qu’une conversation téléphonique de plus de 2 minutes me met souvent les nerfs en boule! (Surtout si je suis au travail! Hein chéri?).

Si l’envie subite de porter un béret l’automne et de « rouler » mes « R » en « pérrrrlant » un bon frrrrançais m’était un jour venue, laissez-moi vous dire que j’aurais été une enseignante exécrable! Le fait de devoir expliquer et ré-expliquer quelque chose à quelqu’une qui me regarde avec un abîme d’incompréhension dans les yeux est incompatible avec moi. C’est génétique! Pepa@Facettes est tout pareil. Nous avons, chez les Facettes, UNE façon d’expliquer les choses…La nôtre! Tu ne comprends pas? Tant pis pour toi! On ne va pas te l’expliquer d’une autre façon, on en est incapables! On va juste te le redire, encore et encore, de la même façon, avec exactement les mêmes mots, jusqu’à ce que ça rentre…

Bref, je marche vite, je parle vite, je conduis vite. Peut-être mes ancêtres venaient-ils de Tasmanie?

Mais, par un curieux phénomène hormonal, affectif ou normal, je suis une « mère » de patience avec mes petites Facettes d’amour. Je peux sans problème ré-expliquer les mêmes choses 100 fois dans la même demi-heure, répéter sans arrêt les mêmes mises en garde. Je suis capable, pour eux, de trouver des mots différents afin de leurs faire comprendre des concepts plus complexes.

Même le « Maman? Maaamaaaaan!! » hurlé à tue-tête, d’un ton impétueux 15 fois de file, ne réussit pas à me faire « pogner » les nerfs!

Et pourtant…

Pourtant, parfois j’ai mes petits moments…

Mardi dernier, j’ai vraiment eu une journée de fous au bureau (le traditionnel « on va te faire payer d’avoir osé prendre une fin de semaine de trois jours ma maudite ». Mais où sont donc passés les VRAIS patriotes?). Après avoir couru d’une réunion à l’autre, avoir été payer l’orthodontiste du Farahtionnel ainé, avoir subi les contre-coups de la grève à la STM,  récupéré mes amours dans leurs institutions d’instruction (!) respectives, préparé le souper, les lunchs pour le lendemain, passé un petit coup de balai, je décide d’enfin poser mes fesses pour un petit 5 minutes, pendant que l’ ainé chéri est dans le bain et que le Facétieux cadet profite de sa demie-heure quotidienne de « stimulation visuelle » (lire : Télétoon).

Me voilà donc installée sur la terrasse derrière la maison, avec (ose-je l’avouer? Un mardi soir quand même…) un ÉNORME verre de sangria à la main. J'hume le bon air de ma banlieue éloignée et

« Maman?? Maaamaaaaan!!!! »

me lève pour aller voir ce que (peut bien me vouloir) désire le cœur de ce si mignon Facétieux

Un pamplemousse épluché pour la collation-d’avant-dodo plus tard (avec la méthode de Sœur Angèle, c’est tellement efficace!), je suis de retour à la terasse et ferme les yeux pendant que la boisson descend fraîchement dans mon gosier et que le vent soulève délicatement

« Maman?? Maaamaaaaan!!!! »

mes fesses de la chaise pour me RA-mener vers la salle de bain cette fois, où Farahtionnel barbote, tenant à la main une petite voiture reçue ce jour là à l’école et qui roule toute seule grâce à un principe d’aimants (je vous épargne les détails techniques, je ne suis pas sûre de pouvoir trouver d’autres mots pour « ça roule » et « grâce à des aimants »)…

Farah-Maman : « moouiii?  qu’est que maman peut (encore une fois!) faire pour toi mon amour? »

Farahtionnel ainé: « Est-ce que je peux mettre cette voiture-là dans l’eau même si elle roule toute seule ? Je veux dire, est-ce qu’elle a des piles ou…? »

Farah-Maman  (quand même un brin admirative pour la prudence de son rejeton mais se détournant déjà pour retourner à (sa sangria) à d’autres occupations) : « oui, oui, sans problème mon chéri! Ta voiture roule  grâce à des aimants, donc pas de piles! » (quand je vous disais!)

Farahtionnel ainé (à sa merveilleuse maman qui est déjà dans la cuisine, la main sur la porte patio) : «  Merci maman! »

Et plouf, la petite voiture dans l’eau!!

C’est en entendant ce plouf, si innocent et guilleret (presque le même plouf que pourrait faire un glaçon tombant dans un verre de, je ne sais pas moi…de sangria disons!) que mon cœur d’indienne s’est réveillé :

Farah-Maman  (juste avant de sortir rejoindre vous savez quoi) : « Mais fais attention pour pas « pogner » de chocs électriques par exemple!!! »

Farahtionnel ainé: « ...?…?… »

Farah-Maman  (soliloquant ) : « gnia, gnan, gniahhahha!!!! »

Puis : « slluuuurrrrp, ahhhhhhhhhh! »

Ah oui!... Elle est parfois douce la vengeance!

Posté par Farah_Facettes à 15:49 - Risez! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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