22 juin 2007
Pulsions estivales (Hé! Hé! Je suis une femme mariée, une fois par saison buddy!)
C’est l’été (c'est officiellement commencé! Yiiiiééé!) qui s’annonce mais me semble qu’aujourd’hui, je parlerais de sexe! (ou comment faire comprendre en 16 mots à Mouman@Facettes qu’elle doit absolument arrêter de lire ce billet immédiatement!)
Quelqu’un m’a dit récemment (un collègue dans le genre de celui de Caroline) que lui (notez ici que l’utilisation de la majuscule souligne le jugement sous-entendu) avait bien trop de pudeur pour un jour penser s’ouvrir et se livrer aussi librement sur un médium aussi accessible (et visible!) qu’un blogue (ben voyons!)
Bon, tout d’abord (soupir exaspéré)…Pour bien connaître un Facettes, il faut savoir qu’un des traits familiaux que nous nous léguons, de générations en générations c’est : l’esprit de contradiction! Bon, on ne s’obstine pas pour s’obstiner mais laisse-nous jamais sous-entendre qu’on est pas capable de faire quelque chose, c’est sûr qu’on va se « garrocher » pour te prouver que tu as tort! (certains appelleraient ça de l’orgueil mal placé – personnellement je préfère le terme «saine compétitivité».)
Deuxièmement, pour bien connaître FARAH-Facettes, il faut comprendre que je n’ai absolument aucune pudeur :
Autant intellectuelle : Je n’ai absolument aucune honte à dire que je ne connais pas telle ou telle chose. Combien de fois, lors d’un exposé technique au travail par exemple, ai-je levé ma main et dis que je ne comprenais pas tel ou tel concept. Trop souvent j’ai eu le commentaire des autres participants – « ouin, merci Farah! Je pensais que j’étais tout seul à ne pas comprendre! » pour être pudique intellectuellement. C’est un service que je me rends (en augmentant mes connaissances) et que je rends à la société (pfff…)
Qu’interpersonnelle : Je connais mes défauts, je les crie haut et fort, j’essaie de m’améliorer – comme tout bon chrétien! – mais une chose est sûre, « what you see is what you get ». Je dis souvent aux gens que j’aime que je les aime et quand ils font des conneries, je suis aussi (de plus en plus) capable de leur dire (et j’accepte volontiers qu’on me rende la pareille).
Que physique : Pour illustrer ce point, je dois faire un saut en arrière dans le temps. Jeune étudiante, j’habitais en appartement avec ma Soeurette@Facettes. Sa meilleure amie venait souvent nous visiter et comme elle faisait partie de mon « set-carré d’intimité », je ne prenais pas nécessairement, lors de ses visites, de précautions vestimentaires supplémentaires telles que : revêtir un peignoir en sortant de la douche, ouvrir la porte de l’appart. un tant soit peu vêtue… Nenni! Fi de tous ces encombrants vêtements! Hé bien cette amie là, lorsque demandée de raconter une anecdote me décrivant lors de mon mariage, a déclaré publiquement que j’avais si peu de pudeur physique, qu’elle avait vu mes seins plus souvent que les siens !
Ensuite, vous qui me lisez vous êtes soit :
a) Des membres de ma famille et/ou des amis : Vous me connaissez déjà, tout ce que je pourrai écrire ici, je vous en ai sûrement déjà parlé ou à tout le moins vous le devinez... Vous savez aussi (grâce aux valeurs que nous ont enseignées nos parents) que c’est TRÈS VILAIN DE JUGER LES GENS!
b) De parfaits étrangers : sûrement d’autres blogueurs, donc un peu voyeurs (Oui! Oui! Je sais, c’est un jugement gratuit mais prenez trois secondes pour y penser avant de me LANCER UNE PIERRE)
Alors voilà, c’est pourquoi aujourd’hui nous tenterons de briser d’autres tabous et de déconstruire quelques idées préconçues qui ont vraiment la vie trop dure.
Et, pour ne pas semer la pagaille dans les chaumières (quand vous allez parler au souper de ce que vous avez lu ici aujourd’hui et que votre conjoint(e) s’écriera : ÇA? MOI? NON JAMAIS! C’t’une folle cette Farah!) je vais tout écrire au JE, comme si j’étais la seule déviante (mais sachez que ces énoncés ne sont pas tous de moi et que tous, sans exception, ont été maintes et maintes fois discutés, débattus et entérinés (avec plus ou moins de force) par des personnes fort vénérables, provenant de milieu très divers et de tous les horizons).
1 – Quand j’étais jeune, je rêvais d’être une pute de luxe : Une vraie de vraie, avec tous les hommes à mes pieds, qui voulaient absolument avoir du sexe avec moi et qui étaient prêts à payer une fortune pour pouvoir avoir l’honneur de toucher mes longues jambes (bon… dommage que certaines arrêtent de grandir plus vite que d’autres mais coudonc!) et d’enfouir leurs visages dans mes longs cheveux, que j’imaginais toujours cuivrés (et c’était bien avant la sortie de Pretty Woman, croyez-moi!).
Je m’imaginais que le fait qu’ils étaient prêts à payer et à se compétitionner pour avoir l’honneur que je leur accorde mes faveurs faisait de moi une véritable bombe!
(oh que la réalité frappe parfois durement quand tu reçois tes premiers tests d’orientation professionnelle et que tout ce qui sort c’est : CLOWN et LIVREUSE DE TÉLÉGRAMMES MIMÉS – je chante très mal)
2 – Les premières fois que je baise avec quelqu’un, ce n’est jamais bon : Ok, je vous le concède, ça arrive… Mais objectivement, pas tant de fois que ça dans une vie! Ce qui est le plus excitant, c’est le fait que l’on soit vraiment en train de baiser avec la personne qui nous fait fantasmer depuis 5 minutes, 5 jours, 5 semaines, 5 mois ou 5 ans! En fait, juste d’y repenser après, ça nous redonne des frissons et je suis convaincue que c’est ça qui nous fait dire que c’était bon mais honnêtement, je crois que ça prend une couple de « shots » avant de développer une intimité sexuelle, un genre de langage commun qui permet la véritable satisfaction pour les DEUX partenaires. Même si on exprime dès le départ ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, un minimum de « reconnaissance » de l’autre est, à mon sens, nécessaire pour enlever tous les malaises, inhibitions et maladresses des premières fois.
Par contre, une chose est sûre, il suffit généralement d’une seule fois pour savoir si un jour, on va être capable de « parler le même langage ». C’est comme si j’allais en Chine; je rencontre un chinois, je lui demande mon chemin pour aller au temple bouddhiste le plus proche. Je sais pertinemment qu’il ne comprend pas l’anglais ni le français et mon mandarin est resté dans un buffet quelque part à Montréal. Si malgré mes gestes, mon langage non-verbal, les mouvements que je fait pour essayer de me faire comprendre, mon chinois continue de me répondre strictement en mandarin, droit comme un piquet, les bras le long du corps sans aucune expression faciale, je vais rapidement comprendre que ça servira jamais à rien, c’est certainement pas avec lui que je réussirai à trouver la félicité bouddhiste. Je ne vais pas essayer pendant deux semaines! Il ne veut pas, il ne comprend pas, il continue à parler mandarin! Je vais immédiatement me tourner vers celui qui a déjà le doigt pointé vers un bâtiment aux allures de temple et qui hoche la tête en souriant (et je l’invite à se joindre à moi, sait-on jamais?)… On se comprend?
3 – Quand le sexe se prend trop au sérieux, je décroche : je me suis même déjà fait décrocher moi-même…imaginez! Parfois, on est tellement dans la « performance » qu’on oublie que dans le fond, ce n’est pas si sérieux que ça cette affaire là!
Anecdote sur la pire baise de ma vie : Quand j’avais 14 ans, j’avais un super bon petit-chum. Il était cute, gentil, poli, attentionné et nous avons passé trois ans à découvrir ensemble « les joies de grandir ». On avait du super bon sexe parce que nous avions tout à explorer pis quand ça ne marchait pas, on se stressait pas et hop la vie! Vous voyez le genre?
J’ai revu ce garçon peut-être un an avant de rencontrer mon Farabuleux-Mari et nous étions super content de pouvoir repasser un peu de « temps ensemble » et, puisque nous étions tous deux célibataires, pourquoi s’en empêcher? Et bien je peux vous dire qu’on a passé exactement 7 minutes et 42 secondes ensemble – juste le temps que Monsieur me descende consciencieusement les petites culottes aux chevilles, qu’il enlève son chandail afin qu’il puisse admirer ses tous nouveaux pectoraux pendant qu’il entamait ce qui me sembla être un marathon du plus grand nombre de positions tirées du Kama-Sutra en le moins de temps possible et auquel j’ai mis fin en prétextant un soudain inconfort très douloureux…
Non mais! Hello? Je suis là! Malgré mes tentatives de ralentir un peu, d’essayer de placer ne serait-ce qu’un « mot » dans ce monologue débité à toute vitesse, peine perdue! C’était même pas un petit peu passionné, c’était même pas un petit peu cochon, c’était juste comme courir un marathon… Et effectivement, je l’ai recroisé des années plus tard et il m’a dit que sa nouvelle passion, c’était de courir des vrais marathons. Je me demande si les organisateurs le laissent courir plus de 7 heures 42 minutes…
4 – Je n’aime pas les préliminaires qui s’éternisent : Surtout l’été, quand il fait chaud et collant (on comprend bien pourquoi!). Mais même en plein cœur de l’hiver, je ne suis absolument pas le genre à m’étendre sur une peau d’ours et à me laisser caresser mollement pendant des heures... J’ai l’impression d’être un animal qu’on « taponne » sous toutes les coutures pour être bien sûr qu’il n’a « rien qui cloche » avant de l’acheter. Pourtant, j’aime pleins de choses mais c’est peut-être le mot « préliminaire » qui me fatigue. Du sexe, c’est du sexe, pénétration ou pas, langue, doigts, whatever, tout est dans l’intention avec laquelle on utilise les parties de notre corps et pas « à quel moment » on est rendu. Merde! La locution « pré » suppose « avant »… Avant quoi bordel? On est déjà DEDANS!!!
Bon finalement, remplacez donc le titre du deuxième énoncé Je n’aime pas les préliminaires qui s’éternisent par : Je n’aime pas le mot « préliminaire »!
J’avais un cinquième énoncé mais je me rends compte qu’il est vraiment trop heavy… Je n’ai vraiment pas envie de ramasser sur mon blogue tous les cochons qui « Google » des mots vraiment dégradants afin de s’offrir des plaisirs solitaires devant leur ordinateur.
Mais si un jour vous me croisez, demandez-moi de vous parler du cinquième énoncé et je vous en parlerai avec plaisir… et sans pudeur!
En attendant, je l’envoie ou pas le lien de ce posting à mon super collègue CONSTIPÉ, POGNÉ DES DEUX BOUTS et MAL BAISÉ? (et oui, la règle de l’utilisation de la majuscule pour marquer un jugement s’applique toujours…)
Bon long week-end @ tous!
10 mai 2007
Pulsions printanières
Tabou [tabu] : n.m. et adj. Le tabou est un interdit d'ordre moral ou religieux frappant des actions, des objets, des lieux. L'enfreindre est sacrilège et entraîne un châtiment.
Allez ! C’est le printemps qui se donne des airs d’été qui m’y pousse (ou comment se justifier en 13 mots!) aujourd’hui, brisons un tabou!
Attention! : Les femmes mariées ont encore des pulsions pour des hommes qui ne sont pas leur Farahbuleux Mari! Oui, des envies de débauche, des mises en situation parfois très olées olées avec potentiellement n’importe qui, du chanteur populaire au petit nouveau du bureau. Des fantââââzzzmes comme le dirait France Castel de sa voix rauque.
Bon c’est vrai, vous avez raison, ce n’est pas un tabou du tout ça! En fait, n’importe quel mangeur de hot-dogs qui a déjà écouté Julie-Pelletier-Sexologue l’après-midi à 98.5FM sait déjà ça! Par contre, ce qui en est encore un, c’est d’oser le dire, de les décrire ou peut-être même pire, d’oser l’écrire!
Démonstration #1 - En parler:
Si tu confies à une fille que tu as des envies de jouer à touche-pipi avec quelqu’un (ou quelqu’une!) d’autre que ton Farahbuleux-Zépoux, ses yeux deviendront grands comme des soucoupes, elle aura l’œil larmoyant et elle demandera invariablement si ça va bien avec ton chum ou mieux encore, elle t’offrira les références d’un super bon thérapeute qui te règleras ton PROBLÈME (tiens, j’ai un problème moi?) soit celui d’avoir des pensées impures avec un autre que ton chevalier servant officiel (ahhh! ok….)
Si tu t’adresses à un gars (neutre; genre meilleur ami, collègue gai, etc), ses yeux deviendront grands comme des soucoupes, il aura l’œil larmoyant mais un petit filet de bave et une étincelle lubrique dans ledit œil t’indiqueront qu’à cet instant précis, il vient de réaliser qu’il se tient justement – oh joie, oh allégresse! – de L’AUTRE côté de la clôture! Et du haut de la palissade tu peux clairement apercevoir les signaux de fumée qu’il t’envoie (pas discrètement du tout) avec son calumet de la paix. Oui mesdames, le fantââââzzzme de la femme mariée est encore bien vivant! Peut-être est-ce dû à la rareté de celles-ci? Faudrait voir avec le bureau de la statistique! M’enfin…
Conclusion # 1 – Dire qu’on a des pulsions est tabou puisque la transgression de celui-ci entraîne potentiellement un (des) châtiment(s) :
Dans le cas de l’interlocutrice féminine, votre châtiment est double puisqu’il risque de : a) vous envoyer en thérapie de couple à parler de la fois ou votre oncle Théophren vous a pris sur ses genoux à Noël et de ce que cela vous a fait et b) vous faire subir les regards mouillés de compassion, les scéances de babillages psycho-pop au féminin et de magasinage réparateur. Eurrrk !
Dans le cas de l’interlocuteur masculin, votre châtiment sera obligatoirement la Terrrrriiible réputation d’Agace (avec un grand A svp!) puisque le refus imposé à notre indien en herbe (n’oubliez pas qu’il est ici question d’envies réprimées – pas d’infidélité donc la proposition d’inspirer dans le calumet de la paix a nécessairement été refusée), le refus donc entraînera immanquablement une frustration, qui se transformera, vu le manque de ponts à bloquer ces jours-ci, en médisance auprès des autres indiens, d’où la Terrrrriiible réputation en découlant! Coudonc, il était pas supposé être neutre / gai lui?
Démonstration #2 – Décrire ses pulsions à quelqu’un:
Ici je me dois, afin d’illustrer mon point, de te faire faire, cher lecteur (on remarque qu’il n’y a pas de S à lecteur, ne jamais supposer de rien, c’est ma devise!) un retour en arrière de plusieurs années : Imagine-toi Farah à 14 ans, jeune adolescente dégourdie pour son âge (parlez-en à mes parents, le nombre de tuiles, que dis-je! de roches qui leur sont tombées sur la tête d’avoir une « tite vite » à la maison!), du linge fluo sur le dos…
Mouman@Facettes: « Hey! Devine quoi… »
Farah : « Quoi? »
Mouman@Facettes: « Devine à qui j’ai rêvé la nuit dernière? »
Farah : « Ben… sûrement à moi, puisque tu m’en parles! »
Mouman@Facettes: « Non! J’ai rêvé d’un très bel homme et il était très amoureux de moi. Devine c’était qui! »
Farah : « Ben… c’était sûrement Pepa@Facettes puisque les femmes mariées de 40 ans, ça rêve seulement à ce que leurs Farahbuleux-zépoux soient encore amoureux fous d’elles, non ? » (ah! Ingrate adolescence!)
Mouman@Facettes: « Figure-toi donc que non ma petite fille! Le gars dont j’ai rêvé, c’est Patrick Bourgeois, le super beau chanteur des BB! »
Farah : « Ouaaah! TROP HOT! » (ici lecteur, tu réalises que j’ai au moins 30 ans puisque quand j’avais 14 ans, on ne disait pas "Full Chill ". « Et qu’est-ce que vous faisiez, Pat et toi dans ton rêve? »
…
Et pendant que je découvrais une facette jusque là insoupçonnée de ma Mouman, tandis qu’elle me décrivait tous les gestes romantiques que le beau Pat avait eu pour elle dans son rêve (bon! Ils avaient sûrement été plus loin qu’elle ne me l’a dit à ce moment là mais j’avais seulement 14 ans et on s’est quand même toujours gardé une petite gêne Mouman et moi!), je découvrais aussi un monde nouveau : Ah bon? On n’arrêtait donc pas de vivre quand on avait la bague au doigt? On peut donc aimer quelqu’un (car Mouman aime Pepa c’est un fait prouvé depuis près de 25 ans! – non, ne sortez pas vos calculatrices, je sais que les chiffres ne fonctionnent pas mais je vous expliquerai les joies des familles reconstituées dans un autre billet!) et quand même ressentir du désir pour quelqu’un d’autre? Mais quoi? On peut se le permettre? Pour moi, ce fût une révélation…. Ma Mouman s’accordait le droit sporadique d’avoir l’esprit totalement indépendant de son mariage, tout en continuant à y être complètement impliquée?…
Je n’allais certainement faire moins bien!
Conclusion # 2 – Le fait de décrire nos pulsions est nécessairement un tabou puisque la transgression de celui-ci amène un châtiment QUI PEUT MÊME SE TRANSMETTRE À NOS ENFANTS!
Ou comment se déculpabiliser en mettant tout sur la faute de nos parents! Hihhihi!
Énoncé #3 – Écrire que l’on a des pulsions sexuelles pour d’autres tout en étant parfaitement heureuse dans son mariage, fidèle comme une chienne (drôle de tournure! Mmm!) et malgré le fait que cette innommable tare nous ait été léguée par notre Mouman est un tabou et entraîne un (des) châtiment(s).
Conclusion # 3 – Vos commentaires me diront si le troisième énoncé est véridique… et vérifiable!
Maligne, hein ?
