27 juillet 2007
The SFAR AHgled Banner
Oh, say, you won’t see me,
For the next seven days
Caus’ I’m going to beeeeeee…
In the Big Mac Kingdom!
(ici prendre une voix suraiguë)
Are you going to miss meeeee?,
As much as will miss yooou???
Meanwhile, the archives
are still there to please yooouu…
Oh, say, I’m gone for now
But soon we will talk agaaaainn….
O'er the land of Faraaaahhhh
and the ho-home of the freaaaaaaaks!
26 juillet 2007
Éduquons nos aînés!
Je dois le dire, j’aime les aînés.
Je trouve qu’ils sont vraiment fantastiques d’avoir réussit à passer à travers le dernier siècle (ou presque!) sans complètement devenir (tous) gagas!
Mon grand-père maternel, un pur beauceron, fils de colon, patenteux & raconteur hors-pair me confiait pourtant un jour qu’il était très content d’avoir vu le jour à cette période-ci de l’humanité : Quand il était jeune, l’électricité était encore quelque chose de complètement magique et la seule vue d’une ampoule nue, pendant tristement au plafond de leur cabane en bois rond les rendaient surexcités pour des jours! Il se disait chanceux d’avoir vu l’arrivée de la télévision (il a vendu à l’époque sa seule vache, et ce, sans consulter ma grand-mère afin de pouvoir s’en acheter une!), de l’électronique, des hommes sur la lune, d’Internet, des voitures… pour un petit gars qui devait marcher 3 milles à pieds pour aller à l’école (son bureau sur le dos, pieds-nus dans la sloche, ha!ha!ha!), il se considère privilégié d’avoir pu être témoin de ce qu’il appelle « une viarge de belle évolution ».
Mes deux grands-mères sont des femmes très avant-gardistes, qui ont toujours travaillé pour « gagner leur vie » tout en élevant des familles de 6-8 enfants. Des forces de la nature qui ont su rester indépendantes, à une époque où les femmes dépendaient financièrement (et légalement!) de leurs maris.
Ma grand-mère paternelle a « magasiné » avant de choisir mon grand-père, un beau brun au yeux bleus et ne s’est marié qu’à 25 ans, seulement quand elle a été bien certaine de son choix (et non, ce n’était pas un pichou ma grand-maman! Cheveux blonds, yeux bleus, racking énorme, rebondi et 100 % naturel, taille fine – elle a dû en briser des cœurs!). Elle conduit, à 83 ans, sa voiture à plus de 130 kilomètres/heure et n’a pas peur d’envoyer promener son homme quand il triche aux cartes!
Ma grand-mère maternelle, quant à elle,gigue avec moi à toute les fois que je vais la voir. Elle me soulève dans ses bras minces et forts pour me montrer combien elle m’aime, elle me prend encore sur ses genoux pour me bercer au coin du poêle à bois (je sais, je sais, j’ai trente et un ans mais si vous saviez comme c’est rassurant de pouvoir encore mettre mon visage dans son cou si doux et de retrouver, l’espace d’un instant, cette béatitude de l’enfance…). Elle fait minimum 5 km de vélo ou de marche tous les jours, été comme hiver, et reçoit encore ses petits-enfants et ses enfants en cuisinant 4 plats différents et tous leurs accompagnements pour être sûre qu’il y en aura pour tous les goûts!
Mon grand-père paternel quant à lui, scrute tout de ses beaux yeux bleu-acier. Il aime les belles voitures, les bons restaurants, la pétanque, jouer tricher aux cartes (solidarité féminine!), l’inspecteur Columbo et il est, comme les 3 autres, tellement jeune de cœur et ancré dans la réalité, comme en fait foi cette anecdote :
J’ai 16 ans, je mets la dernière main à mes préparatifs en vue d’un « trip de camping » avec mon copain et deux amis. Mon grand-père, en visite chez mes parents, me regarde et me demande « Le gars avec qui tu t’en vas, c’est ton cavalier (« chum » en langage de GrandPoupa@Facettes) ou bedon c’est un « ami d’aujourd’hui? » (« fuck friend » en langage de Pepa@Facettes)… » Déjà, qu’il soit au courant pour les « amis d’aujourd’hui », et qu’il approuve en plus, si j’en crois son sourire en coin et ses yeux taquins, ça me scie littéralement. Mais quand je lui réponds que c’est mon « chum steady » tout en glissant un énorme roman dans mon sac et qu’il me rétorque : « Ouin ben à te voir amener de la grosse lecture de même, il doit être bien ennuyant ton cavalier… s’il sait pas quoi faire avec toi dans le bois pour te changer les idées à place de lire, j’ai idée que t’aurais mieux fait d’inviter un ami d’aujourd’hui! ». Alors là, je suis restée sans mots.
Et pour la petite histoire, j’ai réussi à finir Les Trois Mousquetaires de Dumas (795 pages) ce week-end là… Le lundi suivant j’étais, suivant la sagesse de mon grand-père, à nouveau célibataire!
De plus, lorsque j’étais étudiante, en ces jours où j’étais jeune, insouciante et encore ferme, je travaillais dans un centre d’accueil pour personnes âgées. Ce qui m’a permis d’augmenter encore ma connaissance de celles-ci.
J’ai plein de beaux souvenirs de ce contact privilégié avec ces aînés « institutionnalisés »:
- Les mamies avec leurs paparmanes roses comme leurs joues roses et ridées.
- Les papys, avec leurs harmonicas usés, leurs blagues salées et leurs clins d’œils affectueux
- Les « partys » dans la salle communautaire, transformée pour l’occasion en véritable stationnement de chaises roulantes où j’ai pu apprendre en entier (avec la prononciation des « R » bien roulés) ce classique de la chanson française : Frrrroufrrrrou! Frrrroufrrrrou… en son jupon la fâââââmme…
- Les parties de jambes en l’air rapides avec le Farahbuleux Zépoux (on travaillait ensemble à l’époque, c’est d’ailleurs là qu’on s’est connu!) dans la réserve du service alimentaire (hein? Oups? On était pas supposé? Ce souvenir n’a pas rapport avec les aînés? C’était interdit? Bof… on doit pas être les premiers, si j’en crois les pages centrales du journal de Mourial, à avoir étés payés pour fricotter!)
Vous constatez donc que j’ai été, et que je suis encore, extrêmement gâtée en terme d’aînés dans mon entourage. Non seulement bénie des dieux d’avoir encore mes 4 grands-parents en santé avec moi à l’âge de 31 ans, mais chanceuse d’avoir pût avoir pleins de discussions intéressantes avec des gens qui ont l’expérience et la sagesse que seul peut apporter le poids des années.
Mais voilà… il y a un hic… C’est que d’avoir travaillé dans un centre d’accueil pendant si longtemps m’a donné un regard d’aigle pour déceler les personnes âgées haïssables. Vous savez, ces vieux croûtons (et croûtonnes) qui ne font que chialer contre tout, qui se croient tout permis parce qu’ils sont vieux et qui, par le fait même, oublient toute la rubrique « politesse de base » de leur livre sur « la vie en société ». Ils portent normalement des indices qui montre bien qu’ils ont sûrement étés comme cela une bonne partie de la vie : Rides des commissures des lèvres très marquées et descendantes vers le bas, pli entre les sourcils si linéaire et si creux qu’on pourrait y glisser une carte de bingo et finalement, index qui pointent dans toutes les directions (sauf dans la leur, naturellement!).
Mais voilà encore… il y a un deuxième hic… C’est que je me suis donné pour mission (ne me demandez pas pourquoi! Il y a des choses comme ça dans la vie qui me font plaisir et que je ne questionne plus…) d’éduquer ces vieux schnoques! De leur rendre, tout en restant toujours extrêmement polie, un peu de la réalité qu’ils nous font subir.
1ere mission (il y a 10 ans, Montréal) : Au dit centre d’accueil, en plus du Farahbuleux-Zépoux, il y avait aussi ma chère Soeurette@Facettes qui y travaillait comme préposée aux bénéficiaires. Un jour, en rentrant du boulot, elle me raconte, encore ébranlée, que Madame Tessier, l’affreuse pensionnaire/tortionnaire du 465B a été très impolie quand Soeurette a voulu l’aider à manger et qu’elle lui a dit des méchancetés très blessantes. Je ne vais pas les répéter mais dites-vous qu’Eminem dans ses chansons sonne comme un enfant de cœur en comparaison! Dès le lendemain, alors que je devais changer, en tant que préposée à l’entretien ménager, toutes les poubelles de toutes les chambres (dont certaines avec des fluides corporels peu alléchants, laissez-moi vous le dire!), je m’approchai du 465B avec un air de défi : qu’elle ose voir, qu’elle ose juste me dire des saloperies comme celles qu’elle a servi à ma Soeurette adorée!
Farah-Facettes (débitant sa petite phrase habituelle, avec un grand sourire) : « Bonjour Madame Tessier, ça va bien aujourd’hui? »
Madame Tessier : « Bon! C’est qui celle-là encore? »
Farah-Facettes (sourire de carnassier) : « Je viens changer votre poubelle! »
Madame Tessier : « Ok, faque-toi dans vie, tu ramasses des vidanges pis t’as le culot de te promener, les jeans sur le cul, avec un osti d’air d’aimer ça en plus? Moi si j’avais eu une fille pis qu’elle avait ramassé des vidanges pour gagner sa vie, j’y aurais craché dans la face avec ce que j’ai sur le fond des poumons »
À ce moment là, je l’ai regardé bien en face et la seule chose que j’ai vu dans ses yeux c’était de la méchanceté pure, du dédain – Elle avait littéralement l’air d’un genre d’Hitler en marchette et ses rides d’expression haineuses m’ont confortées dans ma décision :
Farah Facettes (avec un air de pitié et de compassion dégoulinant, Cheesy au maximum) : « Hoon… pauvre vous… Que vous avez donc dû être malheureuse et puis toute seule dans la vie à être méchante de même. Non mais, je comprends que dans votre cas, c’est sûrement la solitude qui vous a rendue aussi amère – c’est dur être seule, surtout quand c’est nous-même qui l’avons provoquée… (puis, avec un énorme sourire). Bien je vais vous souhaiter une belle journée quand même, j’imagine que vous allez vraiment en avoir plus de besoin que moi! »
Madame Tessier s’est excusée à ma sœur lors de son arrivée pour son quart de soir et ses bonnes résolutions ont tenu 18 heures. Elle a été polie, elle n’a pas insulté personne. (Vous me direz que 18 heures, ce n’est pas beaucoup mais cela veut dire 3 préposées, 2 infirmières, 1 moppeux, 1 vidangeuse et 20 colocataires qui n’ont pas eu à endurer ses sarcasmes pendant 1080 minutes. Si on multiplie par le nombre de personnes, ça fait donc 29160 minutes de bonheur gratis pour 20 secondes d’acte héroïque…)
2ème mission (il y a un an, Montréal) : Je suis à la file, dans une station de service. Ça fait environ 12 minutes que j’attends qu’une pompe se libère… Il fait chaud, pas une auto ne semble avoir l’air climatisé, il y a de la tension dans l’air, comme quand un orage électrique se prépare. Alors que la voiture devant moi dégage le chemin et que je commence à m’avancer pour enfin nourrir le Bazou@Facettes de sa ration hebdomadaire de gasoline, un gros Cadillac court-circuite la fille en faisant un virage à gauche interdit et vient prendre ma place à la pompe qui venait enfin de se libérer. Ce faisant, il bloque aussi l’autre pompe à l’arrière, frustrant (enrageant!) ainsi deux conductrices trouvant qu’un quart d’heure pour aller gazer, c’est déjà assez long sans qu’un malotru vienne se faufiler! Tout le monde est estomaqué par l’audace du Gros Caddie. Je vois les yeux des gens s’écarquiller de surprise aux 4 autres pompes occupées tandis qu’un klaxon rageur se fait entendre dans la file derrière moi.
Je regarde dans la voiture et mon âme d’héroïne sursaute! Un aîné! Un aîné à convertir, à évangéliser aux règles de bonne vie en société! Ne faisant ni une ni deux, je sors de mon bazou et vais tapoter la vitre (encore montée, il l’a lui l’air climatisé!) de mon futur élève.
Farah-Facettes (extrêmement polie, mes parents m’ont bien élevée, MOI!) : « Monsieur, je suis désolée de vous déranger mais il faudrait tasser votre voiture parce que vous venez de passer devant toute la file et ça fait longtemps qu’on attends…
Gros Caddie (me regardant d’un air de défi) : « Ben c’est ça, vous attendrez, j’ai assez attendu dans ma vie moi, astheur c’est à votre tour! »
Farah-Facettes (estomaquée par l’arrogance du bonhomme) : « Mais monsieur, c’est pas une raison pour ne pas respecter les autres, il faut vraiment que vous tassiez votre voiture maintenant, sinon c’est vraiment pas juste! »
Gros Caddie (se détournant pour prendre son portefeuille) : « Retourne donc dans ton char, maudite criss de folle pis prends ton mal en patience ! ».
Farah-Facettes (avec un air de pitié et de compassion dégoulinant, Cheesy au maximum) : « Monsieur, je suis polie avec vous moi, vous n’avez pas à être impoli. J’aimerais que vous vous excusiez de m’avoir insulté (puis, devant son mutisme borné) : Ahhh… Ok, là je comprends, à l’âge que vous avez, ça doit vraiment faire longtemps que votre pauvre maman est décédée, elle n’est donc plus là pour vous montrer les bonnes manières! Ok, bien merci de m’avoir donné un exemple à servir à mes enfants quand nous parlerons du manque de savoir-vivre de certains ADULTES. Bonne journée! Et encore merci! »
Hé bien, croyez-le ou non mais le bonhomme n’a pas bougé son auto… Mais tout le monde sous la marquise de la station-service a applaudi quand je suis retournée, d’un pas triomphant, vers le Bazou@Facettes. La préposée au paiement s’est même dit impressionnée par mon tact (!) et par le fait que j’avais osé (sacrilège!) faire la morale à un aîné! Je lui ai répondu que c’était pas parce que les Gros Caddie de ce monde ont plus de millage que les petites zézettes comme nous qu’ils devaient obligatoirement occuper les deux voies sur l’autoroute de la vie…
3ème mission (hier, Banlieue éloignée) : Nous sommes dans le stationnement d’un magasin grande-surface. Une dame assez âgée peine à ranger son panier sur le terre-plein juste à côté de son auto (plutôt que d’aller le porter à l’endroit prévu, le « rack à panier », situé à quelques mètres derrière son véhicule). Mon sang d’héroïne n’a fait qu’un tour; la vieille peau! La mautadite! Plutôt que de faire 3 pas de plus, elle aime mieux forcer comme une sauterelle (elle avait plus l’air de ça que d’un bœuf!) tout en regardant autour pour voir si personne ne la voie méfaire son méfait! Alors qu’elle retourne tranquillement vers sa voiture, sifflant presque sa ridicule petite victoire sur le système, je bondis, m’empare dudit carrosse et, en me dirigeant vers le BON endroit où le ranger, je lance assez fort pour qu’elle m’entende : « Laissez-faire madame, on va y aller le ranger votre panier, ça va nous faire plaisir! »
Et c’est en revenant vers nos voitures que je l’ai aperçue; elle me regardait de la fenêtre de sa voiture et là j’ai senti une énorme pulsion pédagogique m’envahir et je n’ai pu m’empêcher de me diriger vers cette figure qui me narguait (non, elle n’était pas restée pour me remercier de l’avoir aidée, son visage n’exprimait vraiment pas la reconnaissance!)
Farah-Facettes : « Vous madame, vous m’avez tout l’air de quelqu’un qui dit continuellement comment les jeunes ne savent pas vivre… est-ce que je me trompe? »
La sauterelle : « bahh…. »
Farah-Facettes : « J’aimerais juste vous faire remarquer que le civisme, c’est à tout âge que ça se passe. Notre société se porterait beaucoup mieux si chacun y mettait un peu plus du sien, vous ne pensez pas? Sur ce, je vous souhaite une excellente journée.»
La sauterelle : « bahhh… »
Bon je sais, à la lumière de ces trois histoires, vous allez dire que je suis :
a) complètement folle
b) quelqu’un qui cherche le trouble
Mais moi je vous répondrai que je vois mes « missions » comme de petits gestes qui, un jour, allumeront peut-être la conscience sociale de quelques brebis égarées. Pis en plus, c’est tellement bon pour le moral! Je ne garde pas de frustrations en dedans de moi pis en plus, je contribue à rendre le monde dans lequel nous vivons ensemble un peu plus supportable…
Non, non, ne me dites pas merci mais s’il vous plaît, si un jour vous voyez une petite frisée avec des leggings rouges et arborant un t-shirt avec ce sigle
Applaudissez! Ça va m’encourager…
Pssst! Je vous mets au défi d’essayer vous aussi! (Aînés, jeunes ados à l’air pas trop violent, gros morrons dans le métro, etc.). Vous verrez, ça soulage et en plus, ça encourage pour l’avenir!
Re-Pssst! Je mets toute la faute de cette déviation sur le dos de tous les aînés qui font ou qui ont fait partie de ma vie... c'était à eux de ne pas mettre la barre trop haute!
22 juillet 2007
Voyage au pays des odeurs
Je suis retournée encore une fois dans cette partie du Québec qui m’a vu grandir.
Cette région, je ne l’ai jamais habitée, mais presque toute ma famille (rapprochée et éloignée) l’habite.
C’est le seul coin de mon pays qui soit immuable, qui, malgré ses transformations, ne change pas. C’est mon port d’ancrage, ma stabilité, mon réconfort. Je m’y sens familière tout en y étant une parfaite étrangère. Je connais ses histoires d’horreurs, ses coups d’éclats et jamais je n’en fait partie, autrement que comme spectatrice, observatrice des vies qui s’y déroulent et s’entrechoquent. C’est le village où mes grands-parents ont décidé de s’installer, où mes parents se sont rencontrés, où mes oncles ont prospérés. Ce n’est pas un beau village, il n’a rien d’une carte postale, mais la seule vue de la pancarte sur l’autoroute annonçant son nom me fait éclater de rire. La campagne qui l’entoure a résonnée des mes cris d’enfant et ses champs portent encore les traces de mes pas.
Je ne l’ai jamais habitée mais pourtant cette patrie m’habite, c’est toute mon enfance qui se blottit au creux de ses vallons.
J’y suis donc retournée. Et j’ai retrouvé les odeurs de mon enfance, celles qui nous font palpiter les narines et inspirer profondément, à la recherche des souvenirs qui s’y cachent.
Il y a tout d’abord eu, sur l’autoroute, l’odeur profonde de la verdure. Cette odeur lourde, mélange de terre noire et de fleurs sauvages, de sève et de soleil qui réchauffe les plantations. Le nez en l’air, je me suis repue de cette odeur capiteuse, pourtant fraîche et vivifiante comme une cascade d’eau claire, si différente de celle, plus humide et plus chargée, de la ville que nous venions de quitter, il y a une heure à peine.
Ensuite, il y a eu l’odeur d’after-shave sur la joue de mon père. Cette incomparable odeur qui, malgré les parfums qui passent, garde toujours une note boisée de chêne, semblable à celui qui la porte; solide comme le roc mais la tête toujours en mouvement, se balançant continuellement, semant ses fruits à tout vent. Fruits dont les écureuils qu’il accueille en son creux se nourrissent et qu’ils apprécient comme le plus grand des festins.
Quittant la demeure paternelle pour quelques heures, je me suis ensuite payé une escapade jusqu’au Sanctuaire de mon enfance. Je suis remonté jusqu’au Saint des Saints de mes souvenirs. En ce lieu où j’ai passé tant et tant de dimanches, avec les cousins et cousines à courir de bas en haut de la butte. En ce lieu où nos parents peinaient à combler la panse des pèlerins. En ce lieu où ma grand-mère, à coup de tapettes amoureuses sur les fesses et de tarte aux œufs, a gagné sa vie à l’eau (bénite) de son front. En ce lieu où nous nous sentions les rois du monde, en ce temps où le bout du monde était aussi loin que nos regards puissent se poser (c’est à dire de l’autre côté de la vallée verte et ocre que nous surplombions) j’ai retrouvé des odeurs que j’avais oubliées. Odeur de cire fondue, odeur de cire à bois qui s’allient pour me rappeler que jadis - moi la valkyrie n’ayant peur de rien, suivant les garçons dans leurs jeux stupides autant que les filles dans leur monde imaginaire, les jambes couvertes de bleus, les mains noires de terre - ma seule préoccupation était de savoir si Grand-Maman m’avait gardé des « peanuts » pour que je puisse nourrir les écureuils.
Et de voir mes garçons à moi, sortir des sentiers parfaitement tracés du chemin de croix pour aller explorer les choses merveilleuses qui les attendaient autour m’a fait retrouver une parcelle de cette enfance envolée. Leurs pas confiants sur la mousse verte, le tapis de feuilles mortes et d’épines de pin m’a rappelé comment il est facile parfois de s’écarter de la voie que d’autres ont tracé d’avance et que les découvertes que l’on peut y faire sont aussi merveilleuses et simples qu’un caillou tout rond et lisse comme un œuf, et qu’il suffit parfois de s’abandonner au rythme de nos pas et de faire confiance à nos pieds pour qu’ils nous guident à travers notre propre voie.
Puis est venue l’odeur de lavande. Celle qui pousse sur la terre patiemment retournée par ma Mouman. Celle qui parfume les gardes-robes de la suite royale qu’elle a aménagée avec amour (et un maudit gros budget!) pour nous, sans oublier personne. La lavande qu’elle a ajoutée au bain de ses petits-fils, afin de les faire relaxer avant qu’ils n’aillent s’endormir au creux de cette maison, toute faite de rideaux et de coussins, pensée expressément pour eux et leur imagination débordante, maison dédiée à accueillir leurs histoires inventées et celles que nous leur lisons le soir, blottis au creux de leurs petits bras.
Et finalement, comment oublier cette sublime odeur de zoeufs pourris, émanant de la première paire de fesses à laquelle j’ai changé des couches? Ces fesses, que j’ai vu grossir, s’allonger, et s’orner de poils noirs frisés? Les fesses du premier homme de ma vie, celles de TiFraire@Facettes qui ont exhalé durant tout notre séjour des remugles dignes des égouts de Calcutta, nous plongeant parfois, sa tendre moitié Doudoune@Facettes et moi, dans des nuages suffocants de pestilence anale. Même cette odeur a ravivé, par les fous rire incontrôlables qu’elle a provoqué, les souvenirs de ces innombrables soirées où, encore des jeunôts, TiFraire@Facettes et moi nous nous racontions des histoires drôles à faire s’esclaffer le plus ascète des pères Franciscain et où, étouffant nos rires derrières nos mains pour ne pas réveiller la maisonnée, nous refaisions le monde ou tout simplement les événements de la journée en l’agrémentant de notre imaginaire complètement tordu. Le moindre bruit corporel se transformait alors en point d’exclamation final à une nouvelle pseudo-théorie sur le genre humain du style : « pourquoi quand quelqu’un pète, on ne peut pas s’empêcher, même si on sait que ça va nécessairement puer, à renifler et à sentir avant de s’exclamer : Ouach! Mais-tu pues donc ben! ».
Oui, les odeurs font partie de nous, de nos souvenirs. Elles sont le sel qui parsème notre psyché et nos réactions face à celles-ci me rappellent toujours que dans le fond, nous sommes des mammifères qui retrouvent leur foyer par les arômes qu’il dégage, comme des empreintes laissées dans notre mémoire qui nous aident parfois à retrouver notre chemin vers qui nous sommes vraiment.
17 juillet 2007
La survenante
Dans un monde noir de mots
Je cherche un mot noir de monde
Mais y’a pas de mots
Juste un lait qui monte
Inonde mon 8½ par 11
- Loco Locass – « La Survenante » sur Amour Oral (2004)
Depuis que je suis jeune, de rédactions pédagogiques (non, je ne suis pas un autre de ces profs en congé de maternité qui pullulent sur la blogoshpère mais je parle ici des compositions devant être rendues dans le cadre de mes études), en rapports professionnels (bon, ici je ne parle pas de « rapports humains » rapprochés genre « on se tape le petit stagiaire aux archives » mais bien de Comptes-Rendus divers devant être effectués dans le cadre de…), depuis que je suis jeune donc, je sens un besoin d’écrire…
Un seul hic… Je n’ai absolument aucune imagination!
Bon d’accord, je me reconnais un certain talent pour raconter des histoires, pour exagérer des souvenirs, pour conter des bonnes jokes de pet mais j’ai absolument besoin d’un canevas, d’un guide.
Ce qui veut dire que je suis absolument incapable d’écrire de la poésie. Ma psy dirait que j’ai de la difficulté à exprimer mes émotions, moi je vous dis que c’est strictement parce que je manque d’inspiration… Je veux bien écrire des poèmes, mais sur quoi? Les fleurs? Les arbres? Les ti-zoizeaux? Les enfants? Ah oui! Les enfants, ça je connais :
Un enfant
Ça peut être tannant
Un petit
Ça fait pipi au lit
Un marmot
Ça peut vous rendre barjot
Votre progéniture
Ça a créé des vergetures
Bon… vous voyez, c’est pas vraiment ma tasse de thé!
« Mais Farah! Pourquoi ce long préambule? » me direz-vous… Bien tout simplement parce que je m’en vais pour 3 jours chez mes parents faire le plein de sujets, de câlins, de fous rire et de souvenirs et que je voulais absolument vous pondre un LOOOONNNGGG billet intelligent avant de vous quitter brièvement mais voilà! L’imagination me manque… (et le temps aussi! Il est tard et je n’ai pas encore préparé les bagages des petits@facettes).
Alors donc, ce long préambule est une forme d’excuse pour la petitesse, pour la maigreur de ce billet… En fait, le premier sujet est presque directement un « copier/coller » d’un commentaire que j’ai laissé sur le site de P’tit Rien qui demandait si nous avions déjà volé quelque chose (désolée la p’tite, toi tu l’as déjà lu!) et le deuxième est court, mais il m’a vraiment fait rire… Alors pardonnez-moi d’avance mais coudonc! C’est les vacances alors soyez indulgents.
Aujourd’hui, j’ai une confession à vous faire…
Je vole à presque tous les jours!
Oui, oui, je sais, c’est trrrèèèsss vilain de voler (et je prie tous les jours que mes enfants ne tombent pas par hasard sur mon blogue, afin qu’ils ne découvrent pas tous les autres défauts que je confesse ici et que j’essaie qu’ils n’aient pas…) mais c’est plus fort que moi. Ça a commencé quand j’étais très jeune et maintenant, c’est comme une pulsion que je ne peux pas refouler. Mon esprit dit non, mais mes mains volettent et volent allègrement, sans que je ne puisse rien faire pour les empêcher. C’est devenu une seconde nature qui s’exprime à tout moment et avec tous.
En effet :
Je vole mes collègues de bureaux (dès qu'ils ont le dos tourné, hop!)
Je vole mes ami(e)s, à leurs nez et barbes (ben surtout mes amis, mes amies elles n'ont généralement pas de barbe)
Je vole mes frères et sœurs qui, grâce à leur amour inconditionnel, ou tout simplement par habitude, font semblant de n’avoir rien vu quand ils me prennent la main « dedans ».
Je vole mon époux. S’il a le malheur de me tourner le dos, alors je m’en donne à coeur joie et je lui chipe à peu près tout ce que je peux.
Oui, oui, je sais, je suis incroyable mais tenez-vous bien: JE VOLE MÊME MES ENFANTS! Mais de toute façon me dis-je dans ces moments-là, mes enfants nagent dans l’abondance donc ce n’est pas un petit « emprunt » qui les privera et les fera mourir de faim!
Aidez-moi chers lecteurs, acceptez la confession de la plus grande pique-assiette que la terre ait jamais portée! C’est une indécrottable cleptomane de la petite frite qui dépasse, du cornichon dédaigneusement rejeté, un véritable sac Glad en talons hauts qui vous crie son désespoir! Soutenez-moi!
J’ai déjà pensé à aller en cure de désintox. Mais seulement le fait de penser devoir passer 3 semaines à regarder des assiettes pleines ne m'appartenant pas et me retenir de n'en prendre "qu'une petite bouchée", pendant qu’une thérapeute me chuchote à l’oreille « vas-y ma grande, je sais que c’est difficile mais réééésiste… », me donne de l’urticaire!
Dites-moi que vous me comprenez, que vous m’acceptez malgré ma différence! Serrez-moi dans vos bras! (et je pourrai ainsi vous chiper votre dernière bouchée de croute de pizza!)
1er juillet 2007.
Le Farahtionnel va passer l’après-midi chez un copain. Le Farahbuleux et moi décidons d’amener le Facétieux au parc, question de lui faire dépenser un peu d’énergie.
Mais voilà. C’est la fête du Canada.
Et on se sent un peu bizarres.
Parce que qui dit parc le jour de la fête du Canada, dits drapeaux unifoliés, dit musique, dit structures gonflables, dit thérapie incroyable pour un petit garçon de 5 ans qui a l’air d’avoir bu 6 cafés arrosés de 4 Red Bull!
Donc on est contents de l’amener au parc pour lui (et nous!) faire plaisir mais on se sent coupables parce qu’on a un peu l’impression de trahir notre Québec.
Parce qu’on a pas du tout fêté la Saint-Jean cette année.
Donc on se sent légèrement sales, juste d’être là…
Pas qu’on soit de super-séparatistes ou enfants d’ex-Felquistes mais on est quand même fiers de notre belle province et de sa spécificité nord-américaine et on ne croit pas vraiment à ce beau mirage du Kénéda uni « Coast-to-coast ». Notre culture est résolument plus européenne qu’américaine et puis voilà, on ne s’identifie pas tellement à « l’autre Canada »
Mais on va quand même aller au parc, profiter de l’argent de nos impôts fédéraux.
Par contre, on a pas tellement envie d’expliquer au Facétieux que dans notre famille, normalement, on fête grandement la Saint-Jean mais qu’on ne fait qu’apprécier le férié du 1er juillet.
Parce qu’on est quand même au parc, et qu’on y était pas le 24 juin…
Je ne peux m’empêcher de fredonner toutes sortes d’hymnes québécois :
« Libérez-nous des Conservateeuuueuurs, Libérez-nous des Conservateeuuueuurs »
« Gens de la province, c’est votre tooouurr, de vous laissez-parlez d’amooouuur »
Et quand le Facétieux, impressionné par l’allure résolument « différente » de son parc habituel et par l’immense Titanic en toile de parachute gonflée à bloc, nous demande :
« Ouuuaaaahh!!! Est-ce que c’est la fête de quelqu’un ?»
Nous (parents, tout sauf pédagogues en cet instant de gêne) répondons : « Mouais, c’est la fête du Canada, c’est comme la place où habite, mais de loin… Tu sais qu’on habites sur Rue Tranquille, en la merveilleuse ville de Banlieue-Éloignée, située dans la Belle Province. Hé bien cette province est elle-même située dans le Canada. Tu comprends? Non? Bien dis-toi que c’est comme aller à la fête de ta grande-tante Gertrude. Enjoy!»
Facétieux, devant une explication aussi laconique et succincte ne lui permettant pas, on en convenait, de comprendre le concept de « plusss grand meilleur pays du monde » si cher à Jean Chrétien, mais surtout devant nos visages disant clairement qu’il ne pouvait définitivement pas aspirer à une meilleure explication haussa les épaules et se lança à l’assaut du Titanic qui déjà, piquait dangereusement du nez…
Mais toute la journée, entre deux escalades, il laissait échapper des petites phrases montrant bien sa compréhension toute personnelle de cette fête :
Devant l’abondance de tissus rouge partout :
« Ah, je le sais! C’est la fête du Canadien! »
Ça devait être de la flanelle…
Devant une pancarte d’un des commanditaires :
« Ben non! C’est la fête de Canadian Tire! »
« Ouais » ai-je répondu, jetant un coup d’œil vers l’estomac du Farahbuleux-Mari
Ouvrant grand ses oreilles:
« Maman, est-ce que c’est la fête de ceux qui parlent en anglais?? »
Pour celle-là, je me suis contenté de lui ébouriffer les cheveux… Mon digne fils…
Voilà! Mine de rien, j’ai quand même fait 4 pages! Bon ok, je le concède, j’ai pas d’imagination, mais dieu que j’ai de la « jasette »!! Ça compenses-tu?
Et les valises qui ne sont toujours pas faites…
11 juillet 2007
Farah Facettes : Produit parfait de la classe moyenne
Comme je suis une copieuse finie ET que je lis Caro, je vous invite à mon tour à aller faire un tour sur ce bijou de blogue-BD et je mets au défi toutes les filles « filles » de ne pas craquer! De plus, Pénélope est teeeellleemmment gentille (naahh ! je ne la connais pas, c’est juste qu’elle m’a dit qu’elle aussi adooorait mon blogue! Hihihhi!)
Voici mon illustration préférée:
Ce qui me faire dire, tout admirative du talent de Pénélope que je sois, que j’en suis quand même un peu jalouse.
Est-ce que je me sens mal ?
Est-ce que je culpabilise de cette jalousie?
Pentoute! Car depuis que je suis une petite Facettes de rien du tout, j’ai dû apprendre à vivre avec ce type de jalousie… Ici, je ne parle pas de la pathétique jalousie amoureuse, qui rend mal à l’aise certaines filles dont les Farahbuleux-Maris vont aux danseuses nues, conséquence évidente d’un manque de confiance en soi et en l’autre (honte à vous!).
Non! Je parle plutôt de cette légère, très légère piqûre d’envie face à plus bon, plus beau, plus intelligent que soit.
Idiot? Complexe d’infériorité mal résolu? Pas tant que ça… C’est une réaction parfaitement normale de tous les gens « moyens », qui sont assez intelligents pour se rendre compte qu’ils ne sont pas les meilleurs mais qui ne le sont pas assez pour le devenir!
Et quand on parle de « moyen », on pense FARAH !
Pourquoi? Constatez et jugez par vous-même! Voici un résumé des faits qui prouvent que je suis l’archétype moyen d’une fille moyenne, de la classe moyenne. Donc la petite piqûre de jalousie, ça fait longtemps qu’elle ne me fait plus culpabiliser et que j’ai dû apprendre à vivre avec!
1) Je suis la deuxième d’une famille originale de 3 enfants (milieu) ou encore la troisième d’une famille reconstituée de 5 rejetons rapatriés (encore le milieu) : J’étais donc jalouse de ne pas pouvoir me coucher aussi tard que les deux plus vieux, jalouse aussi de ne pas avoir toutes les petites attentions dont les bébés étaient gratifiés.
2) Mes parents ont divorcé (ce qui fait que je suis encore une fois dans la moyenne – en connaissez-vous beaucoup des gens de 30 ans dont les parents sont encore ensemble et amoureux comme au premier jour?). Et oui, je dois dire que j’ai longtemps été jalouse de ceux qui n’avaient pas besoin d’expliquer comment c’est merveilleux d’avoir deux mamans! (mais maintenant je vous plaint! Losers!)
3) À l’école, j’avais des notes légèrement au-dessus de la moyenne. Juste assez pour être en compétition avec LA bolle de la classe, pas assez pour avoir des notes me permettant d’accéder aux bourses d’excellence. Maudit François Magnant! Y’é quand même allé à YALE! (et le fait que je suis, contrairement à lui, absolument pourrie au hockey n’a rien à voir!)
4) J’ai une job moyenne, avec des responsabilités moyennes… et un salaire moyen! Je suis jalouse de ceux qui ont une « job de rêve » mais pas nécessairement prête à mettre tous les efforts qui vont avec et à vivre avec les effets potentiels sur ma vie personnelle (heures supplémentaires à ne plus finir, voyages loin de mes trois amours, etc.)
5) Je mesure 5 pieds et 4 pouces, ce qui n’est pas tellement grand, mais pas particulièrement petit non plus. Je peux donc jalouser les grandes échalotes, aussi bien que les petits modèles sports!
6) J’ai un poids moyen : je ne suis pas grosse, mais je ne suis pas rachitique non plus. Je maintiens mon poids en faisant moyennement attention à ce que je mange car j’ai un métabolisme moyen! Mais je jalouse ma belle-sœur, Doudoune@Facettes, qui peut s’empiffrer tant qu’elle veut et avoir encore de la difficulté à engraisser (beau problème!)
7) Je pratique des sports dans lesquelles je suis « moyennement bonne ». Je ne suis jamais la pire, mais je n’ai pas non plus de réelles aptitudes sportives. Je suis réellement jalouse de mon amie Djou qui elle, quoi qu’elle fasse, dès qu’elle a un bâton (de golf, de base-ball, etc.) dans les mains, elle performe!
8) Je suis moyennement belle. Je ne suis pas un pichou, je ne suis pas non plus une belle d’Ivory. Au sortir du lit, je suis affreuse mais quand vient le temps d’une sortie, je peux (après maints efforts), être un méchant pétard! Mais je suis quand même jalouse des filles qui, sans gloss et sans cache-cernes, sont quand même présentables, voire resplendissantes!
9) Je gagne mes élections une fois sur deux (et j’ai fait le compte! Aussi bien au fédéral, qu’au provincial, qu’au municipal, j’en suis exactement à 50%!)
10) J’ai deux enfants, ce qui équivaut à un peu plus que la moyenne nationale (si j’avais su comment en faire seulement .7 – je l’aurais sûrement fait!)
11) J’ai plusieurs passions artistiques :
a. Le théâtre : J’en ai fait plus jeune mais j’étais vraiment assez moyenne dans les rôles dramatiques. Un peu meilleure dans les rôles comiques (tiens! tiens!) mais ça s’annule… J’ai donc abandonné après deux sessions au Cégep mais je suis un ti-peu jalouse de mon meilleur ami comédien qui lui, consacre sa vie à sa passion (même s’il est fauché, paumé, il vit selon ce qui le fait vibrer et ça, ça m’impressionne grandement!)
b. Le piano : J’en ai fait aussi un peu plus jeune, je (avec l’aide financière de mes parents et amis – merci!) m’en suis payé un pour mon trentième anniversaire mais Dieu que je suis moyenne! Je suis même jalouse de mon petit frère qui a 100 fois plus le rythme et l’oreille musicale que moi et qui, même s’il ne joue jamais de piano, joue mieux « la vache à Mayotte » que moi… pfff!
c. Le dessin et la peinture : Je suis définitivement jalouse d’environ tous les peintres, dessinateurs et illustrateurs qui peuplent la planète. Je me demande comment ils font, d’un simple trait, d’une simple touche d’aquarelle, pour faire naître la vie de façon aussi magique. Mes toiles sont belles, mais elles n’ont absolument rien de magique.
d. L’écriture : Je ne suis pas une pioche, je ne suis pas un génie. Entendons-nous : ce blogue ne gagnera jamais le Goncourt et son auteure non plus puisque je manque singulièrement d’imagination! Je suis jalouse de tous ceux qui ont un jour écrit un livre ou qui un jour en écrirons un… Moi, même si je le voulais, j’ai aucune espèce d’idée de quoi ça pourrait parler!
Voilà donc pourquoi je suis aussi peu honteuse d’être jalouse. Ça fait partie de mon mode de vie. C’est ancré en moi. Et ce n’est pas malsain (comme la jalousie amoureuse), au contraire! Cette jalousie non avouée (du moins, jusqu’à aujourd’hui, hihihi!) est ce qui me propulse, ce qui me pousse à me dépasser car, avez-vous déjà oublié que je suis aussi une indécrottable ORGUEILLEUSE? (ho! la vilaine! Mais c’est incroyable d’avoir d’aussi méchants défauts!)
Et maintenant que je le relis, je trouve ce billet assez « moyen » lui aussi!
ARRRRGGHHHH ! Les éditorialistes québécois ont bien raison : MAUDITE CLASSE MOYENNE !
10 juillet 2007
Quand le Farahtionnel se déchaîne…
Je ne sais ce qui se passe avec le Farahtionnel-Aîné ces temps-ci mais son humour et sa personnalité changent grandement!
C’est que ça vieillit ces petites bêtes là et on sent maintenant qu’il a vraiment pris son aplomb et qu’il a définitivement absorbé le meilleur de ses deux parents, c’est-à-dire l’humour pince-sans-rire de son Farahbuleux-Pepa et le tempérament de clown de sa non moins Farahsentionnelle-mouman…
De l’humour « pipi-caca-pouêt », il a passé par une phase rodage (genre de Vieux Clocher de Magog) où il « testait » son humour avec plus ou moins de succès…
Mais là, on peut dire qu’il est au sommet de son art et il se dirige allègrement vers le sarcasme fin, l’humour noir. C’est le genre qui a toujours une petite réplique assassine, il met de plus en plus son grain de sel dans toutes les conversations (et pas juste pour dire – en psychologie infantile pas du tout subtile : Regardez-moi! Je suis là! Youhhhou!) mais pour vraiment ajouter sa petite phrase/blague, pleine de logique ce qui me donne de plus en plus l’impression, je vous le dit, je le sens, QU’IL ME NIAISE!!!
Premier exemple? Un soir banal de semaine, mon Farahbuleux-Mari est parti avec un ami au Festival de Jazz. Mouman est donc allé récupérer l’Aîné à son camp de concentration, subventionné en partie (toute petite partie) par la ville (mes taxes municipales) et en grosse (TRES GROSSE) partie par mon minuscule portefeuille – de même que le Facétieux Cadet dans son parc à bébés.
Naturellement, je suis dans le jus car :
1- Je n’ai rien sorti pour souper (L’advanced planning, c’est pas mon fort);
2- Je n’ai pas d’argent pour appeler une pizza (la négociation salariale non plus);
3- Le facétieux a l’air en répétition générale pour le méga-concours de l’année : Comment ça prend de Facéties pour faire pogner les nerfs à sa Farah-maman
Farahtionnel-Aîné : « Maman! »
Farah-maman : « Quoi mon minou.?.. Hey Facétieux, je t’ai déjà dit que se mettre une paille dans le nez n’est pas la réaction attendue quand je te demande de « finir ton lait »!
Farahtionnel-Aîné : « Maaamann??? »
Farah-maman : « Qu’est-ce qu’il y a mon Farahtionnel adoré? Facétieux! Descends de là tout de suite… puis non! Tu ne peux pas avoir de biscuits au chocolat pour dessert, des plans pour que tu fasses 3 fois le tour du bloc en chantant et en mimant « She’s a maniac » comme dans Flashdance! »
Farahtionnel-Aîné : « Maman??? Tsé le jus d’un ballon? »
Farah-maman (ouvrant la porte-patio d’une main, pendant que de l’autre elle rattrape le foutu verre de lait qu’une paille -tiens donc!- malencontreusement accrochée du coude allait faire tomber) : « Oui Facétieux, tu peux aller te défouler sautiller sur LE trampoline… Hein mon Farahtionnel? Le jus d’un ballon??? De quoi tu parles ??? C’est quoi ça le jus d’un ballon? »
Farahtionnel-Aîné (non plus l’index en l’air comme auparavant, mais les yeux mi-clos, la tête légèrement vers l’arrière, ménageant son effet et savourant d’avance la réaction de son auditoire) : « Ben… de l’air c’t’affaire! »
Moi : ???
Lui :….
Moi : de que… ?… ?
Lui (sourire narquois – à son âge, franchement!): hé! hé! hé!
Moi : pffffffffffffffffff!
Un autre exemple qui tend à démontrer que son œil de philosophe en herbe s’est développé juste pour nous prouver à quel point nous sommes cons nous les adultes?
On est (encore une fois) en auto, les joies de la banlieue éloignée! Juste aller faire « une petite commission » ne peut pas prendre moins de 34 minutes – en auto, faut-il le rappeler! Entre autres avantages :
1-Ça aiguise le sens de la planification : ne pas oublier d’aller à l’épicerie quand on passe devant à notre sortie parce qu’après, il est (bien) trop tard!
2-Ça aiguise aussi la mémoire – une fois à l’épicerie, ne rien oublier parce que sinon retourner à l’épicerie se transforme en « c’t’à ton tour d’aller à l’épicerie, chapeau-pointu! » « Même pas! C’est moi qui y suis retourné la dernière fois » « Fuck off! je viens de me taper… » … et ajouter ici n’importe quelle scène de ménage, pourvu qu’elle se termine avec du make-up sex, j’aime ça les Happy End!
Farahtionnel-Aîné (regard analytique, pénétrant, presque docte): « Maman, tu sais moi je suis vraiment content de ne pas être une fille pour deux raisons »
Farah-maman : « Ah oui mon ti-loup? Et c’est quoi la première? »
Farahtionnel-Ainé : « Ben la première c’est, tu sais, quand les mamans il faut qu’elles fassent sortir les bébés de leurs ventres…. Aïe, aïe, aïe, ça ne doit pas faire du bien! »
Farah-maman (rassurante mais surtout impressionnée de l’empathie de son Aîné) : « C’est vrai que ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable mais ça vaut vraiment la peine tu sais »
Tandis que Farah-la-Femme se dit en elle-même : « Ben oui, c’est sûr que c’est toujours agréable de partager son corps en entier pendant 10 mois avec un petit Allien qui commence par te donner mal au cœur, pour ensuite t’enlever tout ton énergie, pour ensuite faire disparaître ta libido, pour la faire réapparaître juste au moment où tu es tellement grosse que même ta libido ne veut plus de toi.
Colocataire un tantinet encombrant qui, quand il commence à trouver que le logement est trop petit, à la place de « prendre son trou », s’étire les jambes jusque dans tes côtes, te faisant un point « de dessous de sein » constant qui t’empêche de respirer à ton goût et qui, quand finalement décide de le prendre son satané trou, le fait tête première, en fonçant comme un taureau, déchirant tout sur son passage (pas assez large).
C’est vrai que ça en vaut vraiment la peine quand, après que le bébé soit sorti « du ventre », l’interne, en training spécial : l’art faire des points à une jeune accouchée, pique une des petites « lacérations » (à croire qu’Allien sort toutes griffes dehors pour être sûr que ce que la tête n’a pas réussi à déchirer « en bas », les ongles le lacéreront « en haut ») située tout près de ton « point névralgique que ça fait mal bâtard quand on y touche trop directement donc imaginez avec une aiguille!!! » et qui, sur les conseils du médecin (le vrai), ressort son aiguille et pique « juste un peu plus à gauche! Non! Pas là! Juste un peu plus à droite! Oups, plus bas! Voilààà, juste lààà! Bravoooo! Attaque-toi aux autres maintenant : Pique! Non! Pas là, plus en bas…voooilllàààà »
Farah-maman (avec un frisson) : « Et la deuxième raison qui fait que tu est content d’être un garçon (qui ne sera jamais menstrué maudit chanceux de câââline que c’est donc pas agréable d’être pogné avec ça tous les obstineux de mois que je suis plus capable de voir mon menton envahi de boutons EN MÊME TEMPS que mon humeur devient massacrante…et bla bla bla) mon Farah-tionnel Aîné d’amour que j’aime tant? »
Farahtionnel-Aîné (encore avec ses mautadits petits yeux mi-clos et sa tête légèrement penchée vers l’arrière qui m’annoncent que je vais y goûter!): « Bien tu sais, je ne serai jamais obligé de m’épiler les jambes à la cire… Ouch! C’est vraiment bizarre (ici il veut dire « con » mais il est trop bien élevé !) de se faire mal de même juste pour des poils!»
Farah-maman (nullement surprise, elle le savait qu’elle y goûterait) : « ah ah ah!! C’est vrai que c’est un peu stupide! »
Farah-la-Femme (hargneuse) : « C’est ça maudite épaisse, rit! C’est pas toi qui es obligé d’endurer toutes les mautadites tortures que nous nous imposons pour suivre le dicton « faut souffrir pour être belle! »!
La cire, le peroxyde qui pique le fond de la tête sur les mèches, la pince à épiler pour les sourcils, les aiguilles (encore!) pour l’électrocution du duvet de la lèvre supérieure (parce que leurre-toi pas, l’électrolyse c’est littéralement l’électrocution de pauvres petits poils follets qui n’ont jamais rien demandé à personne), les brassières à cerceaux qui font les petits et les moyens lolos hauts mais qui te font dire OOOHHH quand tu les enlèves, les talons hauts qui nous font de beaux mollets mais qui font pousser des oignons (oui! Oui! Des oignons!) sur les pieds, de la râpe à corne en métal pour justement avoir de beaux petits pieds sans oignons et que dire de cette nouvelle crème pour arrêter la cellulite que tu dois faire rentrer avec un marteau à viande afin d’atténuer l’apparence de la peau d’orange, et la microdermabrasion bla bla bla…
Farah-maman (à voix haute) : « La ferme! »
Farahtionnel-Aîné (un brin surpris, mais toujours un brin baveux) : « Quoi maman? T’aime pas ça qu’on parle des choses qui font mal? »
Farah-maman : « Non mon chéri, excuse-moi, j’aime juste pas me rappeler (et me faire rappeler) que je suis moi-même une femme! »
Mais tout de même, je m’en voudrais de ne dépeindre que le négatif (ou l’aspect « miroir grossissant 15x direct dans la face un lendemain de vieille ») car voici tout de même deux merveilleux avantages de cette logique à toute épreuve, de cette personnalité merveilleusement sarcastique qui se dessine :
Vendredi dernier, c’était soirée Ciné-Parc! Oui, je sais, la qualité d’image n’est pas bonne, y’a des maringouins, c'est pas le genre de culture que je veux donner à mes enfants et c’est particulièrement inconfortable mais ça fait partie des (sacrifices) activités « normales » d’une famille « normale » donc…
Première épreuve : On doit se « taper » Transformers, c’est le seul film vaguement « enfant » qui est offert au Ciné-Parc de mon coin (bon à 34 minutes de chez moi mais pour une fille de banlieue-éloignée, c’est relativement peu éloigné!)
Avantage #1 : Shrek 3 est en deuxième partie (et moi et le Farahbuleux-Mari sommes les seuls de la famille à ne pas l’avoir vu… j’haïs quand mes enfants sont en avance sur moi pour la culture cinématographique! Ça fait des semaines qu’ils se font des répliques et qu’ils rigolent… ça suffisait!)
Deuxième épreuve : Il a effectivement fallu l’écouter ce foutu film! Au risque de passer pour une pêteuse de broue, les films d’action amaricains ne sont pas, mais alors là VRAIMENT pas ma tasse de thé! King Kong, Spiderman et tutti quanti me laissent parfaitement indifférente! En fait non, ils ne me laissent vraiment pas indifférente puisque quand le hasard (ou la mauvaise fortune) fait que je dois en écouter un, je suis intarissable! Je bitch avant sur ce que le film sera (trop violent, trop mince, trop de muscles, de silicone, d’invraisemblances) et sur ce qu’il ne sera pas (pas assez de profondeur, de dialogues bien écrits, bref…)
Avantage #2a : Nous avons dû y aller à deux autos puisque le Facétieux (c’était écrit dans le ciel! Y’é bien trop – chialeux – jeune encore!) n’allait pas supporter tout un film (« c’est même pas des bonshommes! ») et encore moins DEUX! et J’AI GAGNÉ LE TIRAGE AU SORT, faisant que j’étais assuré MOUA de voir Shrek 3 puisque le Farahtionnel allait sûrement tomber endormi, le menton (agrémenté d’un filet de bave) sur mon épaule…
Pour le coup, j’avais quand même amené un livre (et un énorme paquet de cochonneries) afin de me permettre de passer à travers l’épreuve Transformers…
Mais voilà, au trois-quarts du film, vous savez quand ça se met à pêter de partout, qu’on est même pas capable de distinguer une poubelle en fer blanc d’un robot tellement il y en a partout (vous n’avez pas besoin d’avoir vu les Transformers pour savoir… je n’ai qu’à dire Film D’action Amaricain et vous situez l’endroit du scénario où l’on se situe, n’est-ce pas?) voilà que je m’apperçois que mon Farahtionnel Aîné gigote de plus en plus… Intriguée, je l’observe, essayant de voir s’il a peur, s’il est sur le point de mouiller mon banc passager ou s’il essaie seulement de se trouver une position plus confortable quand LE MOMENT DE GRÂCE S’EST PRODUIT :
(À l’écran) Jeune pin-up actrice amaricaine tirant un robot capout à l’aide d’une énorme remorqueuse (volée) s’écrie, d’un ton désespéré : « FEU! FEU!… »
(Dans l’auto), Farahtionnel-Aîné, d’un ton blasé, désabusé, écoeuré, vraiment extrêmement sarcastique : « …ton ardeur nous réjouit!… »
Farah-maman (extatique – pointant du doigt son fiston chéri) : « Ah! Ah! Face de mépris! Avoues, avoues que toi non plus t’aime pas ça! »
Farahtionnel-Aîné (ses beaux yeux d’une belle couleur noisette mi-clos, sa jolie et ronde tête légèrement penchée vers l’arrière) : « mets-en, ça a aucun sens ce film là, on est même pas sûre que la poubelle va pas se transformer en robot »
OUI! OUI! J’ai maintenant un partenaire de bitching! Non monsieur, ne passe pas de la culture de masse à un Facettes qui veut! YES SIR! I’M GOING TO DIIZ SNEEZE LAND! C’est mon gars! Mon petit garçounnet à moua!
Pour la petite histoire, nous avons effectivement passé la demie-heure restante à bitcher sur tout ce que l’on pouvait trouver d’incongruités dans les Transformers et nous avons effectivement écouté Shrek 3 au grand complet tandis que le (pauvre) Farahbuleux et le (fatigué) Facétieux dormaient à poings fermés à la maison…
Avantage #2b : On est maintenant 3 à la maison à se raconter les bonnes jokes de l’ogre vert (mais on se garde une petite gêne, on ne le fait qu’en chuchotant et en rigolant derrière nos mains! Question de garder le tout intact pour notre Farahbuleux!) hihihihi!
Zut! Il est tard, faut vraiment que j’aille me coucher car mes « heures ouvrables » avant de me lever pour aller travailler demain sont douloureusement passées sous la barre du 6 (oui! Oui! SIX, avec la petite barre en dessous!) mais il faut absolument que je vous conte la dernière phrase pleine de logique de mon plus vieux (après tout, je vous avais promis au moins deux avantages!)
Je lis présentement « Tuesdays with Morrie » de Mitch Albom qu’une collègue m’a passé….
Farahtionnel-Aîné : « Qu’est-ce que tu lis Maman? »
Farah-Maman : « Ah… un livre qui raconte l’histoire d’un vieux monsieur (Morrie) qui va mourir et d’un jeune qui va le visiter à tous les mardis (d’où le titre) »
Farahtionnel-Aîné : « Et est-ce que c’est bon ? »
Dieu qu’il est bien élevé ce garçon! Dieux bénisse les Farahbuleux-Pepas!
Farah-Maman : « Ouais, c’est intéressant dans le genre… Ça parle de la vie, de la mort, de la famille mais surtout du fait qu’il ne faut pas avoir peur de mourir »
Farahtionnel-Aîné (spontannément, sans les effets de yeux et de tête cette-fois) : « Oui, mais faut surtout pas avoir peur de vivre, hein maman? »
Magique… Je ne peux rien ajouter de plus, sinon une citation du livre sus-mentionné :
« Whenever people ask me about having children or not having children, I never tell them what to do […] I simply say “There is no experience like having children”. That’s all. There is no substitute for it. You cannot do it with a friend. You cannot do it with a lover. If you want the experience of having complete responsibility for another human being, and to learn how to love and bond in the deepest way, then you should have children »
05 juillet 2007
Princesse Farah - Part 2
Suite et fin de l’histoire d’hier…
G- De retour à la maison (de retour du dépan, pour aller chercher de la bière, vous vous souvenez?), j’ai décidé de prendre mon taureau de chum (il va être content là, ça va sûrement compenser pour le « imbécile-heureux » d’hier!) par les cornes et je lui ai demandé, à brûte-que-coûte (ou coule-pourpoint?) « si-c’était-sérieux-son-affaire-de-rester-à-la-maison-à-jouer-au-PlayStation-le-soir-de-ma-fête-et-que-s’il-me-niaisait,-il-devait-vraiment-me-le-dire-tout-de-suite-parce-que-là-je-commençais-à-trouver-ça-de-plus-en-plus-louche-et-de-plus-en-plus-plate-que-le-monde-se-soient-ligués-CONTRE-MOI-afin-de-faire-de-cette-journée-un-véritable-supplice-de-calvaire… »
Farah-pus-si-buleux : « Hey, té fatiguante! y’a rien chérie d’organisé pour ta fête pis ça nous tente pas de sortir ce soir, on est fatigués, on se reprendra un autre fois OK? »
H- Je ne l’ai pas cru.
Je me suis dit que c’était peut-être le lendemain…
Puis ensuite je me suis dit que c’était le samedi suivant…
Puis ensuite l’autre...
Je vous jure pendant des semaines, j’avais l’impression qu’il y avait des caméras cachées dans tous les coins, j’ai vraiment aperçu un tas de camionnettes blanches aux vitres teintées noires qui semblaient me suivre, j’étais convaincue que mon téléphone était sur écoute pour capter tous mes appels aux amis et à la famille, leur demandant innocemment « ce qu’ils avaient de prévu en fin de semaine » en évitant bien sûr de les inviter quelque part pour ne pas qu’un maladroit gâche LA surprise …
Après quelques semaines de ce régime, je savais pertinemment que TVA préparait une grosse émission spéciale d’une heure et demie (genre : FARAH F. LA PRINCESSE-ANNVERSAIRE DÉCHUE ou comment les attentes démesurées d’une simple fille l’on menées à se ridiculiser) à heure de grande écoute, pour montrer un documentaire sur ma déception grandissante et mes réactions faussement calmes (vous savez comment ça peut être mauvais quand quelqu’un nous demande : « coudonc, t’as donc bien l’air bizarre » et que nous répondons « mouua?? Ben noooon… y’a rien… siffle, siffle, tousse, tousse » - hé bien, ils allaient en avoir des heures de bobine!)
Naturellement, TVA allait finir ça avec une demi-heure en direct, avec moi qui entre en studio toute surprise (j’avais déjà pratiqué ma face de fille surprise, ça aussi c’était très mauvais), des ballounes et des confettis tombant du plafond, Béliveau me remettant un gros bouquet de roses dans les bras pendant que je m’élançais dans les bras de mon Farah-sublimeux conjoint en criant : « Mon maudit toi! Mon maudit! » et que la foule en studio scandait SUR-PRISE-SUR-PRISE-SUR-PRISE! En tappant des mains, des pieds et en se donnant mutellement des tapes dans le dos l’air de dire « On l’a bien eu! Hah ahahaha ha !!! »
Freak je vous dis…
Un autre exemple? Tiens, celui-ci avec les « amis de sorties » (voir définition ici, pour ceux qu’ils l’ont oubliée): Immanquablement, à chaque année, je m’obstine à envoyer un courriel à tous mes amis de sorties annonçant gaiement : « C’est ma fête! Tralalère! Libérez-vous! Dzidlouidou! On se rejoint là! Tralala! » Voici un exemple (vraiment pas tiré d’une histoire réelle, voyons donc!) :
A- J’avais, suite à mon courriel annuel, 40 personnes de confirmées pour le 5 à 7 (c’est sûr, c’est MA fête!), m’amenant à réserver TOUTE la section VIP afin que je puisse me promener gracieusement entre tous les groupes de gens qui se sont déplacés pour cet ÉVÉNEMENT…
…pour finalement se retrouver 6 personnes à essayer d'avoir l'air de remplir une seule des banquettes de ladite section!
B- Je me suis retrouvée ensuite, avec 3 des 6 « invités » de tantôt, (c’était un mercredi soir) à essayer de rentrer au Lovers de Laval (puisque je n’avais rien planifié pour après le 5 à 7, convaincue qu’un de mes « sujets » s’en occuperait et puisque que tous les autres clubs de la planète étaient fermés ou vides…
…pour me rendre compte (loser) que c'est fermé le Lovers le mercredi! (même le Lovers nous a tourné le dos! Imaginez!)
C- Pour finir la soirée aux Déesses (très chic bar de danseuses Lavallois)…
…avec la preuve devant mes yeux larmoyants que ma jeunesse est définitivement derrière moi et que je ne serai jamais une danseuse car il n'y a malheureusement pas de catégories du genre:
Elle a une carte topographique sur le ventre, ou;
Ces seins sont faits pour allaiter, ou encore;
Maman a besoin d'un sideline, ou, pour vous messieurs, la catégorie
Comme à la mizon
Mais cette année, j’ai enfin compris…
Je n’ai pas harcelé personne, je ne me suis pas fait de mises en situation, j’étais zen, cool et relaxe! Et devinez quoi?
J’ai littéralement été traitée en princesse!
Mes amis de sorties m’ont payé une super bonne bouffe dans un bon resto, suivi de quelques drinks (of course!) dans un petit bar super sympa où, pour une fois, je ne me sentais pas comme une « Matante goes to town » – vive le Mille End!
Tout le monde m’a appelé pour me transmettre leurs vœux…
Ma belle-sœur chérie m’a emmenée magasiner…
Soeurette@Facettes a fait 6 heures d’auto juste pour venir passer 3 heures en mon (agréable) compagnie…
Mon Farah-buleux m’a payé une ronde de golf dans un endroit enchanteur…
Etc. etc.
Que ça fait du bien la trentaine! Les princesses-à-gros-nombrils tombent endormies, car elles comprennent que leurs châteaux ne sont pas situés au centre du monde, et naissent alors les princesses-sages, qui elles comprennent que c’est par de petits gestes que les gens leur montre leur appréciation et que dans le fond, c’est leur fête à tous les jours puisqu’elles ont la chance d’être entourées de gens merveilleux, qui les rendent meilleures jours après jour! (Ah oui! Est-ce que je vous avais dit que j’étais aussi un peu têteuse?)
Oui, ça fait du bien la trentaine! Parlez-en à mon entourage!
Et ils vécurent heureux et eurent deux enfants…
(c’est bien en masse, de nos jours, avec l’université, le coût de la vie, le fait qu’on ne puisse plus en envoyer un chez les frères pis une autre chez les bonnes sœurs, qu’on utilise plus nos kids comme du cheap labor sur nos fermes puisque anyway nous n’avons plus de fermes - et que je me voie mal emmener le Facétieux au bureau pour aller faire la grosse job sale à ma place genre aller demander ma prochaine augmentation - le fait que ça mange autre chose de du lard salé pis des patates, qu’il faille acheter au moins 6 paires de souliers par année, deux enfants me semble que c’est déjà pas pire! Pis ceux qui ne sont pas contents, regardez en boucle les Filles de Caleb, ça va vous ramener à l’ordre! Non mais…)
Ze END!
04 juillet 2007
Princesse Farah - Part 1
Cette année, mon anniversaire de naissance a été celui qui a confirmé que j’étais définitivement dans la trentaine. Je n’ai plus le 0 du 10 final de la vingtaine, un misérable 1 s’accroche maintenant à mon préâge 3 (quoi? On dit bien prénom, pourquoi pas préâge pour marquer les dizaines?)
Est-ce que ça me dérange?
Pas du tout!
Est-ce que ça a changé quelque chose?
En fait oui! Allez savoir pourquoi, mais c’est seulement cette année que j’ai arrêté de considérer ma fête comme une petite fille de 7 ans, c’est-à-dire comme devant être LE jour LE plus important de l’année, et ce, pour TOUT mon entourage!
Vous me direz que c’est merveilleux un anniversaire, qu’il ne faut pas devenir si blasée, qu’il faut garder un cœur d’enfant, etc. et bla bla bla…
Je vous répondrai que tout ça est vrai mais que dans mon cas, c’était un peu extrême… Je ne suis pas tellement « girly » mais pour ma fête, je devenais une vraie princesse à gros nombril, qui croyais qu’en cette journée du moi de juin, tout le monde retenait son souffle, la terre tournait plus lentement et que le soleil se levait exclusivement pour moi! Résultat? J’ai souvent été confrontée à mon petit démon intérieur qui me soufflait des absurdités du genre :
« ben, là? Aller travailler le jour de ta fête, c’est impossible, C’EST TA FÊTE! Comment ça que la maudite compagnie de merde pour laquelle tu travailles ne ferme pas ses portes pour CETTE JOURNÉE SI SPÉCIALE »
« Hein? Ton chum ose aller au dépanneur le jour de ta fête pour aller chercher son Journal de Mourial? Il OSE te laisser toute seule 3 minutes à célébrer TA FÊTE pis en plus, je te gage qu’il va le LIRE son foutu journal? »
« Ha non! As-tu remarqué que collègue XYMachin ne t’as pas souhaité bonne fête? Bon, c’est sûr qu’il ne t’aime pas, il n’a même pas pensé à ÇA! »
Vous voyez? Résultat : à la fin de CETTE journée, j’étais insécure, parfois déçue, le vague à l’âme et cela n’avait rien à voir avec le compteur de ma vie qui tournait encore d’un cran.
Pourtant, j’ai eu des tonnes de super beaux anniversaires, entourée des gens que j’aime mais comme c’est bien plus drôle de parler de la fois qu’on s’est planté sur un trottoir de la rue Sainte-Catherine que de toutes les fois où l’on y a marché sans aucun problème (on y reviendra), voici donc un aperçu des différentes situations (décevantes?) causées par mon (désormais dépassé) trop grand besoin que ma fête soit LA FÊTE :
À la maison : Le jour précis de mes 25 ans, cela faisait déjà 5 ans que j’étais avec mon Farah-buleux chum (à cette époque, il n’avait pas encore le tatou ÉPOUX ni la charmante corde au cou – cough! cough! – qui l’accompagne!).
A- J’arrive au travail (merde! Travailler le jour de sa fête, qu’elle mocheté… mais pas grave, je vais juste avoir plus de souhaits… Hé! Hé! Hé!). À cette époque, le Farah-buleux et moi travaillions au même endroit et nous avions donc pleins d’amis communs (dans le sens de « partagés », pas dans le sens de « quelconques »).
B- Farah à Ami-Commun #1 : « Hey ami commun #1! Aujourd’hui c’est ma fête, J’AI 25 ANS! Faut qu’on sorte fêter ça, hein? »
Ami-Commun #1 à Farah : « Bof… (gros soupir)… Non, pas vraiment, j’ai vraiment pas le goût! On va se reprendre OK? »
Farah (en elle-même) : « Quoi? Pas plus excité que ça, ça cache quelque chose c’est sûr… HOOOONNN! Je sais, le Farah-buleux m’a organisé un « Surprise Party », yé donc fin!. Bon, le tout c’est de faire en sorte que ça demeure une surprise… n’insistons donc pas trop auprès de celui-ci… allons plutôt voir la bombe d’énergie sur deux pattes : Amie-peu-commune! C’est sûr qu’elle sera invitée à mon « Surprise », allons voir comment elle réussira à s’en tirer, elle… »
C- Farah à Amie-peu-commune : « Dis-moi APC? C’est ma fête aujourd’hui, ça te tentes-tu d’aller te faire aller le popotin sur des speakers ce soir? Ou du moins, d’aller prendre une petite bière question de souligner cet (incroyable) événement? »
Amie-peu-commune à Farah : « Désolée ma chérie mais je suis vraiment brûlée, je pense que je vais aller me coucher directement après le boulot tantôt! »
Farah (en elle-même) : « BINGO! Impossible, Im-pos-si-ble. Cette fille-là c’est un dynamo sur deux pattes, il n’y a rien qui pourrait l’empêcher de faire le party, même pas une grosse grippe : elle est du genre à se mettre un kleenex dans chaque narine pis à sortir pareil! Yé, je vais avoir un party—ee--- nananinèèèreee! »
D- Fini le travail, j’arrive à la maison tout doucement, ouvre la porte en catimini et… trouve la Farah-buleux éfouéré sur le divan, une bière à la main… Pas de gens cachés dans le garde-robe d’entrée (on en avait pas), pas personne dans la salle de bain (elle était trop petite pour contenir un bain, alors imaginez 60 amis et parents – ben quoi! J’t’une fille sociable!), personne dans le garde-manger (j’ai vérifié discrètement en allant me chercher un Ritz)
Farah : « Hum… chéri, qu’est-ce que tu fais-là? »
Farah-buleux (grommelant) : « gardSport30mag »
Farah : « Okay… ça je le vois, mais tu ne vas pas prendre ta douche, genre? »
Farah-buleux (borborygmant) : « poukoij’raisLvémèmpasrienfairsouère?… jussAmiComm2s’envient…
Farah (une nouvelle étincelle dans les yeux) : « ahhh… Ami Commun #2 s’en vient? Bien je vais aller prendre ma douche d’abord! »
C’est sûr qu’il se trame quelque chose! Impossible que le Farah-buleux soit aussi grogneux le soir de MA FÊTE! Si AMC#2 est là, c’est sûrement pour faire diversion, genre il va proposer qu’on aille jouer au pool au quelque chose dans le genre et là BANG! LA surprise, LA totale!
E- Je sors de la douche, Magiquement maquillée et pomponnée comme les soirs de première et là…
AMC#2 et Faraggghhhnébuleux sont en pleine course effrénée, ils se bousculent dans les coins, leurs pensées rivées sur un but à atteindre, tandis que leurs yeux fixes fixent… le PlayStation! Ils sont tellement absorbés qu’ils ne remarquent pas mon nouveau t-Shirt, ma nouvelle mise en plis, à peine si l’Ami murmure un « s’lut Fa! »… La vapeur commence à me sortir tranquillement des oreilles (mais aussi par la porte entrouverte de la salle de bain) quand je m’exclame :
Farahdents-serrées : « Ok les gars, voulez-vous une petite bière? » in peto : avant de partir???
Farah-imbécile-heureux : « Excellente idée! Veux-tu aller au dépan en chercher? J’ai bu les 3 dernières tantôt pis là on veut pas arrêter notre course »
Farah-marchant-en-faisant-claquer-ses-talons-toujours-les-dents-extrêmement-serrées : « aggec un imenngggne plagirrr géri! »
F- Pendant ma petite marche de santé (j’ai fumé 5 cigarettes, à l’aller seulement), je me suis dit que ça ne se pouvait pas, que le monde entier ne pouvait s’être ligué contre moi et qu’il y avait sûrement une caméra de cachée quelque part, avec un monsieur avec des grosses lunettes noires qui allait sortir d’une camionnette en criant : « Surprise! Surprise! », alors je me suis dit que j’aurais l’air vraiment folle dans Tivi à pogner les nerfs jusque PARCE QUE TOUT LE MONDE AVAIT L’AIR DE BIEN SE FOUTRE QUE C’ÉTAIT MON 25E ANNIVERSAIRE AUJOURD’HUI BÂTARD! UN QUART DE SIÈCLE ME SEMBLE QUE ÇA SE FÊTE ÇA NON???
La suite et la fin de l’histoire demain…
02 juillet 2007
Conversation de Terasses VOL.1
Afin de « Jean-Marc-Parentiser »** mon lectorat, voici ma première chronique « Conversations de Terrasses » qui vise à démontrer que dans la vie, on est toujours l’idiot de quelqu’un d’autre! J’ai donc recueilli aux cours des dernières semaines ces perles qui :
a) vous ferons sentir moins niaiseux – volet thérapie de groupe
b) vous ferons vous coucher moins niaiseux – volet éducatif
c) vous ferons réaliser qu’il y a sûrement quelqu’un qui, quand vous dites une banalité (ou une énormité), se passe un petit commentaire à lui-même - volet « confirmez-moi que je ne suis pas une extraterrestre de me faire des jokes à moi-même et de me trouver drôle en plus! »
** Jean-Marc-Parentiser est un verbe tiré du leitmotiv d’un célèbre humoriste québécois voulant « qu’on est toutes pareilles la gang!!! » (ne pas confondre avec Jean-Marc Parenteaser, c’est à dire tenter de séduire en postillonnant et en arborant des leggings courts sous des shorts de jeans et un chandail mauve/lilas « Au coton »)
Voici donc :
Catégorie Voyages :
Mise en contexte : une terrasse d’un pub du West Island, une jeune poupoune de MAXIMUM 19 ans rejetant derrière son épaule ses longs cheveux noirs de sa main chargée de bagues Gold du plus mauvais goût :
« Oui, justement, durant l’année où j’ai vécu à Singapour… »
Réflexion in petto de Farah : Saint-Gapour? C’est-tu à côté de Saint-Hypolite ça? Pff! J’suis sûre que si je lui garroche dans les dents que j’ai déjà habité à Windsor, elle se doutera jamais que c’est celui des Cantons-de-l’est, pas celui d’Angleterre! Mmmhh…Oserai-je?
Catégorie Gastronomie :
Mise en contexte : À l’extérieur d’un centre d’achat (bon, les puristes me diront que ce n’est pas une « terrasse » mais je leur répondrai hé! hé! C’est moi qui mène ici!), deux femmes d’un âge certain discutent sur un des bancs, en attendant vraisemblablement leurs Zépoux partis acheter une « tarte aux pécanes » pour compléter leur petit souper à quatre.
La première est du type naturellement racée – genre fille et ensuite femme de notaire ou de médecin d’une bonne famille d’Outremont.
La deuxième, malgré ses efforts pour ressembler à la première, roule ses R comme un Harley à Sorel et m’a tout l’air de quelqu’un qui a atteint un certain statut social grâce à la fortune amassée dans la quincaillerie de son mari (qui vendait des génératrices au noir lors de la crise du Verglas de ’95)
Mme Outremont : « Très chère, avez-vous goûté au Lapsang Souchong offert à l’heure du thé du Queenie depuis peu? C’est un pur déélicce! »
La quincaillière : « Malheurrrrreusement non mais vous savez, chez Ti-Mottons, leurrrrs Pois-chaud(s)-chino glacés sont si crrrééémeux!! »
Fou rire in peto de Farah : C’est donc vrai! Surtout sur un Hot Chicken, avec des bonnes pétaques pilées, n’est-il pas???
Catégorie Mots d’enfants
Mise en contexte : ma terrasse à moua, dans ma banlieue-éloignée à moua, il fait beau, Soeurette@Facettes est là avec le Beauf@Facettes et la merveilleuse petite SémillanteDuBeauf@Facettes… Tout va bien, tout le monde est heureux quand soudain:
Farah-Maman (péteuse-de-broue) : « Facétieux, montre à notre visite comme tu es savant. Qu’est-ce que le petit de la poule? »
Facétieux-Cadet (fier) : « Un poussin! »
Farahtionnel-Ainé (index levé, naturellement): « Oui mais tout dépend combien petit; car avant le poussin, c’est un œuf et comme le dirait le grand schtroumph… » bon, je divague là…
Farah-Maman (enorgueillie) : « Très bien! Et le petit du mouton et de la brebis? »
Facétieux-Cadet (assuré): « Un agneau! »
Tous (impressionnés) : « Bravo! »
Soeurette@Farah (enthousiaste): « Pis le petit du chat et de la chatte? »
Facétieux-Cadet (hésitant, QUOI? Hésitant??) : … hmmm…. Euhhhh…. UN MINOU!!!!!!
Leçon de vie pour Farah: Ne jamais oublier, dans l’enseignement aux enfants, de commencer par les « basics » !


