100 facettes... sans façons!

Combien de personnalité(s) peut-on avoir? Drôleries et coups de gueule d’une femme-de-carrière-supermaman-bombe-à-ses-heures-tentativement-comique-qui-rêve-de-réussir-sa-vie-en-étant-heureuse…ou serait-ce le contraire? Une tentative-de-femme-de-carrière-qu

29 juin 2007

C’est le temps des vacan-an-ces!

Chagala tous! Le temps des vacances vient de commencer! Pour la majorité d’entre nous qui n’avons pas « le choix » de nos vacances estivales, le festival des : Fériés; Il reste ## dodos – ouvrables – avant le jour V; Déjeuners, lunchs & autres 5 à 7 « d’avant les vacances »… bat son plein!

Joie? Allégresse?

Pas pentoute!

Savez-vous ce que cela représente les vacances pour toutes les moumans et les poupas de cette province? Un vrai calvvaiiirrree!!!

« Maudit que té pessimiste Farah! »

Nanonnn… Laissez-moi élaborer un ti-peu, bout de viarge, j’ai quand même droit à une couple de pages, non?

Bon, tentons d’y aller logiquement…

Premier postulat :

Vous n’êtes pas un étudiant, ni un prof, ni un travailleur autonome, ni un jeune entrepreneur ambitieux, ni même une jeune maman en congé de maternité, bref vous n’êtes pas un paumé! (hihihi, je sens que je viens de me faire des amis moi là!)

Deuxième postulat :

Vous êtes un(e) personne qui a :

a)    un emploi dans le domaine de la construction et qui doit obligatoirement prendre ses vacances durant les deux dernières semaines de juillet (pour nos amis trans-atlantique, le terme « vacances de la construction » réfère à la période de vacances estivales mises sur pied à l’origine afin de prévoir et d’harmoniser l’arrêt des grands chantiers. Par extension et avec le temps, ces deux semaines sont devenues des « vacances du Québec » car la majorité des services gouvernementaux et des entreprises « ralentissent » leurs activités)

Ici, je vais m’abstenir de faire une blague de mauvais goût sur : comment un fonctionnaire peut-il ralentir ses activités et éviter le coma? car je me suis fait assez d’amis pour aujourd’hui!

b)    moins de 25 ans d’expérience au sein de la compagnie pour laquelle elle travaille et qui est donc incapable de choisir les « vraies » semaines de vacances intéressantes (Exit le temps sec de Juin, bye-bye la douce torpeur de Août, welcome les 2 dernières de juillet!)

c)     accepté la première job venue après son diplôme « afin de se faire de l’expérience et que ça fasse beau sur son CV » et qui travaille donc pour une grosse compagnie qui elle, arrête complètement ses opérations pendant 1, 2 ou même 3 semaines, pendant l’été, semaines qui deviennent donc « de vacances » obligatoires pour tous les employés (ou aussi appelé communément un « Shutdown). Un shutdown se prend normalement, vous avez deviné, pendant les « semaines de vacances de la construction »

Troisième postulat :

Vous habitez la merveilleuse province de Québec (dont la fête nationale se célèbre le 24 juin) dans le non-moins merveilleux pays du Kénéda (dont la fête nationale est le 1er juillet).

Bon! Si on se comprends bien, ça nous fait donc, à compter du 20 juin :

1)      Une semaine de travail de 4 jours (St-Jean-Baptiste oblige!)

2)      Une AUTRE semaine de travail de 4 jours (Canada Day’s off)

3)      Une minuscule petite (toute petite) semaine de travail de 5 jours où, de toute façon, au travail il ne se passe jamais rien d’intéressant puisqu’il ne nous reste que 5… oups! 4… Hisssh! Zuste 3! Bon ça ne me donne rien de commencer un nouveau projet 2 jours euh… la veille de partir en vacances!

Et ensuite? BANG! C’est les vacances deux belles semaines à se reposer, à pouvoir décrocher, à profiter de la vie, à rire aux éclats en courant dans des champs de pâquerettes, les cheveux au vent, avec une odeur de lessive fraîche qui nous colle à la peau…

Hein? Hum? Je me suis endormie et je rêve en couleurs? Haaa…

Ah oui, c’est vrai! Non Non le repos! Le « profitage de la vie » pis toutes ces niaiseries là penses-y même pas car:

1)    Tu as des enfants pis des enfants, faut que ça s’occupe! Faut que ça sorte! Faut que ça bouge! Faut que ça fasses des ACTIVITÉS…

2)    As-tu déjà oublié que tes semaines de vacances sont DANS LES SEMAINES DE LA CONSTRUCTION? As-tu déjà oublié l’énoncé 1 ?

1) + 2) ça fait quoi? C’est ça qui fait le CALVAAAIRE!

Parce que des enfants en vacances, qu’est-ce qu’on fait avec ça? Bon, après les 2-3 journées de « regardez les enfants comme on est bien sur le bord de la piscine, un verre de sangria de jus à la main », c’est qu’ils commencent à s’impatienter! Alors on sort notre carnet « Vacances au Québec » et là c’est :

A) Le parc Safari = dans les deux dernières semaines de juillet c’est minimum 45 minutes d’attente dans la voiture avant même d’avoir passé la barrière d’entrée. Naturellement, tu passes ces 45 minutes à expliquer à ton Facétieux-Cadet que, malgré le fait que tu lui avais dit que le Safari se faisait en auto, ce n’est pas tout de suite les zanimaux, même si on est déjà en auto! Que là on fait juste attendre dans la voiture pour payer afin d’avoir la chance d’admirer les animaux à partir de la voiture

Quand enfin, tu commences le Safari :

Farah-Maman : « Tu vois là-bas, dans le fond du champ, le bison qui semble sur le bord d’expirer de déshydratation? Non, tu ne le voies pas? C’est vrai qu’il est un peu loin!»

Farah-buleux Mari : «  Attention! On ferme les fenêtres! Y’a encore une girafe avec d’la grosse morve verte qui s’approche, j’ai pas envie d’être obligé de relaver les bancs comme la dernière fois! »

B) Le Zoo de Granby = Là on peut vraiment en voir des animaux, mais il fait tellement chaud que ce qui intéresse les enfants, c’est d’aller à l’Amazoo se baigner! Gnnnan… même si nous avons 50 000 litres de belle eau fraîche dans notre piscine parfaitement entretenue, avouez que c’est quand même plus plaisant d’aller patauger avec 1354 autres enfants de tous âges, dans 1 pied et demi d’eau tellement chaude qu’elle ne peut absolument pas avoir été seulement réchauffée par l’énergie solaire! Avec tout jouet 3 canons à eau (qui ressemblent étrangement au boyau d’arrosage de – tiens donc! – LA MAISON!) que les enfants se disputent avec plus ou moins de vigueur, selon le degré de déshydratation où ils sont rendus!

C) La Ronde = depuis l’abolition des tarifs « Accès au site seulement », c’est un RÉER par année que ça me coûte (37.00$ par adulte + 24.50$ par enfant + 13.16$ de stationnement + 30.00$ de marde de clown puisque les glacières contenant un lunch santé, équilibré et peu coûteux sont maintenant interdites). Non mais avouez que 170.00$ pour faire 6 manèges pour enfants, une fois chacun seulement puisque, dois-je le rappeler, c’est les SEMAINES DE LA CONSTRUCTION et qu’il y a minimum 42 minutes d’attente pour chaque attraction du merveilleux monde de Farandole, ça c’est VRAIMENT « priceless »!

Non, c’est décidé, cette année on sort de Montréal, on fuit le Québec et ses deux semaines de la construction bondées de monde partout, on va se ramasser sur une plage quelque part où on ne connaît personne, un bel endroit où les enfants pourront s’amuser tout leur soûl dans l’eau, un endroit plein d’activités intéressantes à découvrir, un endroit où nous serons vraiment dépaysés, un endroit où nous ne risquons pas de rencontrer des Jennifers qui crient à tue-tête : « Kèèveeuuune, j’t’ai dit de revenir icitte! ».

Oui, cette année, c’est décidé, nous prendrons nos vacances... à Wildwood!!

Posté par Farah_Facettes à 09:35 - 101 banalités - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 juin 2007

Pulsions estivales (Hé! Hé! Je suis une femme mariée, une fois par saison buddy!)

C’est l’été (c'est officiellement commencé! Yiiiiééé!) qui s’annonce mais me semble qu’aujourd’hui, je parlerais de sexe! (ou comment faire comprendre en 16 mots à Mouman@Facettes qu’elle doit absolument arrêter de lire ce billet immédiatement!)

Quelqu’un m’a dit récemment (un collègue dans le genre de celui de Caroline) que lui (notez ici que l’utilisation de la majuscule souligne le jugement sous-entendu) avait bien trop de pudeur pour un jour penser s’ouvrir et se livrer aussi librement sur un médium aussi accessible (et visible!) qu’un blogue (ben voyons!)

Bon, tout d’abord (soupir exaspéré)…Pour bien connaître un Facettes, il faut savoir qu’un des traits familiaux que nous nous léguons, de générations en générations c’est : l’esprit de contradiction! Bon, on ne s’obstine pas pour s’obstiner mais laisse-nous jamais sous-entendre qu’on est pas capable de faire quelque chose, c’est sûr qu’on va se « garrocher » pour te prouver que tu as tort! (certains appelleraient ça de l’orgueil mal placé – personnellement je préfère le terme «saine compétitivité».)

Deuxièmement, pour bien connaître FARAH-Facettes, il faut comprendre que je n’ai absolument aucune pudeur :

Autant intellectuelle :  Je n’ai absolument aucune honte à dire que je ne connais pas telle ou telle chose. Combien de fois, lors d’un exposé technique au travail par exemple, ai-je levé ma main et dis que je ne comprenais pas tel ou tel concept. Trop souvent j’ai eu le commentaire des autres participants – « ouin, merci Farah! Je pensais que j’étais tout seul à ne pas comprendre! » pour être pudique intellectuellement. C’est un service que je me rends (en augmentant mes connaissances) et que je rends à la société (pfff…)

Qu’interpersonnelle : Je connais mes défauts, je les crie haut et fort, j’essaie de m’améliorer – comme tout bon chrétien! – mais une chose est sûre, « what you see is what you get ». Je dis souvent aux gens que j’aime que je les aime et quand ils font des conneries, je suis aussi (de plus en plus) capable de leur dire (et j’accepte volontiers qu’on me rende la pareille).

Que physique : Pour illustrer ce point, je dois faire un saut en arrière dans le temps. Jeune étudiante, j’habitais en appartement avec ma Soeurette@Facettes. Sa meilleure amie venait souvent nous visiter et comme elle faisait partie de mon « set-carré d’intimité », je ne prenais pas nécessairement, lors de ses visites, de précautions vestimentaires supplémentaires telles que : revêtir un peignoir en sortant de la douche, ouvrir la porte de l’appart. un tant soit peu vêtue… Nenni! Fi de tous ces encombrants vêtements! Hé bien cette amie là, lorsque demandée de raconter une anecdote me décrivant lors de mon mariage, a déclaré publiquement que j’avais si peu de pudeur physique, qu’elle avait vu mes seins plus souvent que les siens !

Ensuite, vous qui me lisez vous êtes soit :

a) Des membres de ma famille et/ou des amis : Vous me connaissez déjà, tout ce que je pourrai écrire ici, je vous en ai sûrement déjà parlé ou à tout le moins vous le devinez... Vous savez aussi (grâce aux valeurs que nous ont enseignées nos parents) que c’est TRÈS VILAIN DE JUGER LES GENS!

b) De parfaits étrangers : sûrement d’autres blogueurs, donc un peu voyeurs (Oui! Oui! Je sais, c’est un jugement gratuit mais prenez trois secondes pour y penser avant de me LANCER UNE PIERRE)

Alors voilà, c’est pourquoi aujourd’hui nous tenterons de briser d’autres tabous et de déconstruire quelques idées préconçues qui ont vraiment la vie trop dure.

Et, pour ne pas semer la pagaille dans les chaumières (quand vous allez parler au souper de ce que vous avez lu ici aujourd’hui et que votre conjoint(e) s’écriera : ÇA? MOI? NON JAMAIS! C’t’une folle cette Farah!) je vais tout écrire au JE, comme si j’étais la seule déviante (mais sachez que ces énoncés ne sont pas tous de moi et que tous, sans exception, ont été maintes et maintes fois discutés, débattus et entérinés (avec plus ou moins de force) par des personnes fort vénérables, provenant de milieu très divers et de tous les horizons).

1 – Quand j’étais jeune, je rêvais d’être une pute de luxe : Une vraie de vraie, avec tous les hommes à mes pieds, qui voulaient absolument avoir du sexe avec moi et qui étaient prêts à payer une fortune pour pouvoir avoir l’honneur de toucher mes longues jambes (bon… dommage que certaines arrêtent de grandir plus vite que d’autres mais coudonc!) et d’enfouir leurs visages dans mes longs cheveux, que j’imaginais toujours cuivrés (et c’était bien avant la sortie de Pretty Woman, croyez-moi!).

Je m’imaginais que le fait qu’ils étaient prêts à payer et à se compétitionner pour avoir l’honneur que je leur accorde mes faveurs faisait de moi une véritable bombe!

(oh que la réalité frappe parfois durement quand tu reçois tes premiers tests d’orientation professionnelle et que tout ce qui sort c’est : CLOWN et LIVREUSE DE TÉLÉGRAMMES MIMÉS – je chante très mal)

2 – Les premières fois que je baise avec quelqu’un, ce n’est jamais bon : Ok, je vous le concède, ça arrive… Mais objectivement, pas tant de fois que ça dans une vie! Ce qui est le plus excitant, c’est le fait que l’on soit vraiment en train de baiser avec la personne qui nous fait fantasmer depuis 5 minutes, 5 jours, 5 semaines, 5 mois ou 5 ans! En fait, juste d’y repenser après, ça nous redonne des frissons et je suis convaincue que c’est ça qui nous fait dire que c’était bon mais honnêtement, je crois que ça prend une couple de « shots » avant de développer une intimité sexuelle, un genre de langage commun qui permet la véritable satisfaction pour les DEUX partenaires. Même si on exprime dès le départ ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, un minimum de « reconnaissance » de l’autre est, à mon sens, nécessaire pour enlever tous les malaises, inhibitions et maladresses des premières fois.

Par contre, une chose est sûre, il suffit généralement d’une seule fois pour savoir si un jour, on va être capable de « parler le même langage ». C’est comme si j’allais en Chine; je rencontre un chinois, je lui demande mon chemin pour aller au temple bouddhiste le plus proche. Je sais pertinemment qu’il ne comprend pas l’anglais ni le français et mon mandarin est resté dans un buffet quelque part à Montréal. Si malgré mes gestes, mon langage non-verbal, les mouvements que je fait pour essayer de me faire comprendre, mon chinois continue de me répondre strictement en mandarin, droit comme un piquet, les bras le long du corps sans aucune expression faciale, je vais rapidement comprendre que ça servira jamais à rien, c’est certainement pas avec lui que je réussirai à trouver la félicité bouddhiste. Je ne vais pas essayer pendant deux semaines! Il ne veut pas, il ne comprend pas, il continue à parler mandarin! Je vais immédiatement me tourner vers celui qui a déjà le doigt pointé vers un bâtiment aux allures de temple et qui hoche la tête en souriant (et je l’invite à se joindre à moi, sait-on jamais?)… On se comprend?

3 – Quand le sexe se prend trop au sérieux, je décroche : je me suis même déjà fait décrocher moi-même…imaginez! Parfois, on est tellement dans la « performance » qu’on oublie que dans le fond, ce n’est pas si sérieux que ça cette affaire là!

Anecdote sur la pire baise de ma vie :  Quand j’avais 14 ans, j’avais un super bon petit-chum. Il était cute, gentil, poli, attentionné et nous avons passé trois ans à découvrir ensemble « les joies de grandir ». On avait du super bon sexe parce que nous avions tout à explorer pis quand ça ne marchait pas, on se stressait pas et hop la vie! Vous voyez le genre?

J’ai revu ce garçon peut-être un an avant de rencontrer mon Farabuleux-Mari et nous étions super content de pouvoir repasser un peu de « temps ensemble » et, puisque nous étions tous deux célibataires, pourquoi s’en empêcher? Et bien je peux vous dire qu’on a passé exactement 7 minutes et 42 secondes ensemble – juste le temps que Monsieur me descende consciencieusement les petites culottes aux chevilles, qu’il enlève son chandail afin qu’il puisse admirer ses tous nouveaux pectoraux pendant qu’il entamait ce qui me sembla être un marathon du plus grand nombre de positions tirées du Kama-Sutra en le moins de temps possible et auquel j’ai mis fin en prétextant un soudain inconfort très douloureux…

Non mais! Hello? Je suis là! Malgré mes tentatives de ralentir un peu, d’essayer de placer ne serait-ce qu’un « mot » dans ce monologue débité à toute vitesse, peine perdue! C’était même pas un petit peu passionné, c’était même pas un petit peu cochon, c’était juste comme courir un marathon… Et effectivement, je l’ai recroisé des années plus tard et il m’a dit que sa nouvelle passion, c’était de courir des vrais marathons. Je me demande si les organisateurs le laissent courir plus de 7 heures 42 minutes…

4 – Je n’aime pas les préliminaires qui s’éternisent : Surtout l’été, quand il fait chaud et collant (on comprend bien pourquoi!). Mais même en plein cœur de l’hiver, je ne suis absolument pas le genre à m’étendre sur une peau d’ours et à me laisser caresser mollement pendant des heures... J’ai l’impression d’être un animal qu’on « taponne » sous toutes les coutures pour être bien sûr qu’il n’a « rien qui cloche » avant de l’acheter. Pourtant, j’aime pleins de choses mais c’est peut-être le mot « préliminaire » qui me fatigue. Du sexe, c’est du sexe, pénétration ou pas, langue, doigts, whatever, tout est dans l’intention avec laquelle on utilise les parties de notre corps et pas « à quel moment » on est rendu. Merde! La locution « pré » suppose « avant »… Avant quoi bordel? On est déjà DEDANS!!!

Bon finalement, remplacez donc le titre du deuxième énoncé Je n’aime pas les préliminaires qui s’éternisent par : Je n’aime pas le mot « préliminaire »!

J’avais un cinquième énoncé mais je me rends compte qu’il est vraiment trop heavy… Je n’ai vraiment pas envie de ramasser sur mon blogue tous les cochons qui « Google » des mots vraiment dégradants afin de s’offrir des plaisirs solitaires devant leur ordinateur.

Mais si un jour vous me croisez, demandez-moi de vous parler du cinquième énoncé et je vous en parlerai avec plaisir… et sans pudeur!

En attendant, je l’envoie ou pas le lien de ce posting à mon super collègue CONSTIPÉ, POGNÉ DES DEUX BOUTS et MAL BAISÉ? (et oui, la règle de l’utilisation de la majuscule pour marquer un jugement s’applique toujours…)

Bon long week-end @ tous!

Posté par Farah_Facettes à 04:13 - Bomba!! - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2007

Les Sets-Carrés d’intimité (prise 1 – Les amis)

Pour répondre à la question de l’Intello sur les différentes façons dont je gère mes cercles d’intimité (voir son commentaire suite à mon billet du 18 juin) je me baserai sur le modèle d’un célèbre jeu télévisuel des années 80 afin de bien vous faire comprendre comment ça marche dans le « merveilleux monde de l’amitié selon Farah » et comment on passe de « connaissance », à « ami(e) de… » à « ami(e) ».

Fait à noter, une (des) étape(s) initiatrice(s) existe(nt) pour chacune des catégories. En voici donc seulement quelques exemples :

Note Légale: Les susmentionnées étapes sont interchangeables et non-exclusives, pouvant être remplacées à n’importe quel instant et sans préavis (non mais… de nos jours, on est jamais trop prudent!)

Étape #1 : Je te raconte mes deux accouchements et les séquelles physiques qu’ils m’ont laissées.

Action 1A : Tu me regardes avec dégoût et assume qu’il n’y a que moi qui suis restée marquée de stigmates de grossesse(s) et d’accouchement(s) aussi écœurantes

Réaction 1A : Visiblement, tu manques d’expérience; tu es soit trop jeune, soit trop peu imaginatif… De toute façon, tu manque de vision! – Tu deviens alors une « connaissance »

Action 1B : Tu ris à en pleurer, en ne croyant pas une minute que ça peut être aussi pire que je le dis…

Réaction 1B : Tu as une belle naïveté qui me touche! Je te garde donc en « backup » le temps de te connaître plus et de décider dans quelle catégorie d’amis je vais te mettre (les « de sorties, les « de travail », les « de loisirs », etc.)

Étape #2 : Si tu as été mis dans la catégorie « amis de sortie », on finit un jour ou l’autre par se taper la traditionnelle poutine qui doit obligatoirement ressortir aussi vite qu’elle est entrée (étrange phénomène d’équilibration des fluides, ai-je vraiment besoin d’expliquer?).

* Je dois ici spécifier que les « amis de sortie » sont habituellement formés de gars, (pas de compétition à l’interne) qui ont l’estomac solide, (honnêtement, j’aime pas boire avec des filles, elles pleurent trop quand elles sont saoules!) qui peuvent à l’occasion provenir de d’autres catégories « d’amis » .

** Je sais les filles, c’est horriblement macho mais séchez vos pleurs, vous avez pleins d’autres belles qualités (qu’est-ce que je vous disais? Bouhouhou…encore et encore! Dieu que c’est achalant!)

Action 2A : Après avoir reçu une partie de ma poutine sur les pieds, tu prends un air dégoûté et me fais sentir comme la dernière des merdes d’avoir osé salir tes souliers.

Réaction 2A-1 : Tu retournes dans la case « connaissances », tu ne passes pas « GO » et tu ne réclames pas 200$! Si tu lèves le nez sur un peu de poutine pas fraîche, qu’est-ce que ça sera quand tu auras des enfants?

Je vais devoir t’entendre parler de l’insupportable odeur du régurgit ou de l’intolérable parfum des couches de ton nouveau-né à chaque fois qu’on sort??? Naaaaooooonnn merci! Je ne suis pas une « consultante-propreté », j’ai beau avoir deux kids, je ne te donnerai jamais de trucs pour empêcher un bébé de sentir la merde quand il a fait dans sa couche et tes T-Shirts d’exhaler ce doux parfum de lait sûr, cadeau laissé sur ton épaule par un bébé expérimentant lui aussi l’équilibration des fluides.

Réaction 2A-2 : Je me rends compte que tu n’es pas encore assez « chaud(e) » puisque tu t’es aperçu LA MÊME SOIRÉE que tu avais du vomi sur tes souliers! Je me mets donc (en vain) à la recherche d’un débit de boisson encore ouvert afin de te payer une couple d’autres shooters

* On comprend aisément que la réaction 2A-2 est réservée à ceux qui ont passé haut la main l’étape #1

Action 2B: Tu ris, tu souris, tu me tends distraitement un kleenex, tu me rassures sur le fait que ça arrive à tout le monde, tu comprends que je ne me sens pas vraiment mal (à part au cœur), tu me racontes une anecdote pire que celle qui vient tout juste de m’arriver, etc.

Réaction 2B : Tadam! Je te dis combien tu es gentil(le) et mon compteur d’amis « de sortie » affiche + 1… TZING! (heureusement, avec le temps, tu te rends compte que je suis malade environ une fois aux dix ans!)

Étape #3 : Alors là ça se corse! Toutes catégories confondues (de sorties, de travail, de loisirs, etc.), certains amis « ressortent du lot ». Si tu peux facilement t’imaginer qu’un simple bâton avec une boule de cretons collée au bout fait un excellent tourne-pages, si tu es d’accord pour dire que le Hot diggity dogger est l’une des inventions phares du Xxe siècle, si « fratrie » est un  mot qui fait partie de ton vocabulaire courant, si tu me suis dans mes folies et mes délires et que (plaisir suprême) tu en rajoutes, tu es prêt(e) pour ma fameuse théorie sur la vaginite-persistante

Action 3 : Normalement, à ce stade-ci, plus rien ne te surprend. Au mot Fratrie tu me réponds Guenevièvre! Monsieur Araignée te donne normalement des frissons! Que tu sois homme ou femme, l’amitié transcende les mots et les genres et, Vaginite ou Connie Smythe, pour toi c’est du pareil au même!

Réaction 3 : Pats, Cho, Binnie, Zauné, Fimon, Djou, leur folie me nourrit. Les autres, embarquez! Arrêtons collectivement de nous prendre trop au sérieux, et faisons plus de place à la (dé)connerie (qui contrairement à son cousin « déconner », construit et moli les actes de la connerie humaine). Ça ne fait vraiment pas mal et c’est tellement amusant! (à cet effet, allez voir ce billet qui est un exemple parfait de (dé)connerie… Je vous mets au défi de ne pas vous tordre de rire!)

À venir bientôt dans les Sets-Carrés d’intimité : une Ode à ma famille (ou comment se prendre pour une canneberge!)

Finalement, afin de boucler la boucle sur ma mini-dépression post-barbranché (voir deux billets précédents), voici comment mon Farahtionnel ainé m’a aidé à « m’en sortir » cet après-midi :

Nous roulons tous les deux seuls en voiture, et, comme tous les soirs « nous profitons des 15 minutes dont nous disposons avant d’arriver à la garderie où nous allons récupérer le Facétieux cadet pour philosopher un peu » :

Farahtionnel ainé: « Maman, toi c’est qui la fille que tu trouves la plus belle au monde? »

Le ton sur lequel il m’a dit ça (ou mon esprit croche) m’a tout de suite laissé penser qu’il avait une grosse confidence à me faire (genre, j’suis amoureux de…)

Farah-maman Facettes (essayant de trouver quelque chose d’intelligent à répondre qui ne lui mettrait pas trop de pression) : « euuuh, j’sais pas trop! Sûrement une actrice, tu sais, de celles qu’on voit à la télé? »

Merde! Pour le coup de la pression c’est raté… Imaginez que sa nouvelle flamme ne soit pas gâté par la nature, il va se mettre à comparer, à analyser, à peut-être se dégoûter. Si jeune, mon dieu! Il est si jeune pour être déjà blasé et moi qui vais lui mettre de la pression supplémentaire! Maudite gniochonne de sans-dess..

Farahtionnel ainé: « Ah… La mienne AUSSI pourrait facilement être à la télé… »

Fiiiioooouuuu !!!

Farah-maman Facettes : « Ah oui? Et est-ce que c’est une fille de ton école? »

Des potins! Des potins!

Farahtionnel ainé: « Non, pas du tout ! Elle est dans ta voiture… »

Fllloouuuucchhhttt !!! (bruit d’un cœur de mère qui se liquifie sous le compliment)

Ma conclusion de Farah-lucide Facettes: Oui mettre des enfants au monde est un geste parfaitement égoïste… Mais quand cela s’exprime d’une aussi fantastique façon et quand on constate comment ils peuvent l’embellir notre foutu monde, on se dit qu’on serait fous de ne pas le faire!

Posté par Farah_Facettes à 21:35 - 101 banalités - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

Girls (Boys?) Night out – mes salutations à Pierre-Léon (suite)

Sans vous tenir en haleine plus longtemps, je vous livre donc mes conclusions de sociologue aguerrie sur certains aspects de la vie nocture mourialaise (et c’est ici aussi que vous réaliserez que je ne l’ai jamais fini mon Bacc. en Socio à l’UQAM – faut croire que je n’aimais pas assez le pot pour comprendre mes profs!)

1 – Les Lines-up sont de la frime (bon, ça c’est une facile mais quel épais se fie encore à la longueur d’un line-up devant un bar pour décider de l’endroit où il prendra sa prochaine brosse?). Alors un message pour les Doorman de ce monde : les bars « hots» de l’heure se déterminent par le bouche-à-oreille gang de caves! Pas par la longueur des line-up que vous laissez se former intentionnellement sur le trottoir.

Bon! Nous on a pas fait de line-up mais on avait quand même l’air un peu idiots avec une section réservée quand le bar n’est même pas encore plein! (ou l’art de voir sa balloune de faux-pêteux-de-broue se dégonfler!)

2 – Je suis la seule fille de Mourial de moins de 35 ans qui n’a pas les seins refaits et qui OSE sortir dans un bar branché (ou sinon, je suis la seule à ignorer où ils la vendent cette $’!?*%& de brassière transparente, sans bretelles ni attaches qui vous fait les seins ronds comme des cantaloups!)

3 – À trois heures du matin, la « main » est tout sauf magique quand tu es à jeun (d’où le titre de ce billet, chapeau mon homme, tu as toute mon admiration!). Ce n’est que filles complètement saoules qui ont perdu toute notion de « comment marcher élégamment avec des talons hauts », que gars qui beuglent qu’on leur rende leur dignité (mais qu’est-ce qu’ils pourraient bien crier d’autre?) et de chauffeurs de taxi polis mais agressifs dans leur conduite, surtout face à une matante béate qui réalise maintenant ce qu’elle a normalement l’air lors de ses « soirées-évasion »

4 – La distinction entre francophones (sur Saint-Laurent) et anglophones (sur Crescent) n’existe plus quand leur taux d’alcoolémie dépasse 0.08mg! Ne me dites plus jamais que nous les francophones,  nous avons plus de sang latin donc que nous sommes plus « sur le party! » et que nous sommes moins « stiffs »! J’ai pû constater sur Crescent la même pulsation festive et débridée que sur Saint-Laurent (et les mêmes démarches d’échassiers à la patte cassée, idem pour les beuglements de mâles en perte d’autonomie). Voici donc une « meilleure pratique » qui devrait être adoptée par nos politiciens lorsque la situation de la langue se corse un peu et que la tension monte entre les deux solitudes : remplacez donc temporairement le fluor contenu dans l’eau des aqueducs publics par de l’alcool (Tanqueray de préférence, incolore, presque inodore et ne laissant aucune haleine déplaisante de « fond de tonne »!) et admirez nous tous nous faire des coleux en pleine rue! (Ben quoi? Si ça marche le vendredi soir, vois pas pourquoi ça marcherait pas tout le temps!)

         

5 – Ma prédiction Farah –FaithPopcorn- Facettes: Ce n’est pas l’utilisation croissante d’Internet qui tuera les rapports humains (à preuve, jamais je n’aurais pris le temps d’écrire de si longs billets si ce n’était pour entrer en relation avec les autres!) mais bien la prolifération des forfaits de messageries textes SMS gratuits sur les cellulaires! Cette nouvelle technologie est maintenant archi-présente et s’infiltre dans les moeurs et jusqu’au cœur même du cercle de mes « amis de sortie ».

Un exemple? Il y avait parmi notre groupe une « cousine » d’une « régulière » qui était vraiment hot… Attrait de la nouveauté aidant, avant l’invasion du SMS les gars auraient bavés, peut-être que le Jet-Setter et/ou son meilleur ami auraient tenté un rapprochement, nous aurions (en tant qu’entité de groupe) ridiculisé toute technique de « cruise » utilisée (qu’elle soit efficace ou pas) et la fille, devant notre ironie évidente et nos visages hilares n’aurait eu d’autre choix que de refuser lesdites avances, afin de pas complètement détruire son SURMOI. Alors, nous aurions vraiment ri (surtout du pôôôvre célibataire rejeté) et cet épisode serait devenu une pièce d’anthologie que l’on se raconterait (en l’exagérant et en l’enlaidissant) à chaque nouvelle rencontre des « amis de sortie ».

Toutefois, vendredi dernier, nous avons plutôt eu droit (en tant qu’entité de groupe) à un échange effréné de messages-textes entre :

-          la régulière parlant au nom de sa cousine au Jet-Setter

-          la cousine s’emparant du téléphone de la régulière pour écrire au Jet-Setter son numéro de téléphone à elle

-          le Jet-Setter et le meilleur ami pour prédéterminer la répartition du butin potentiel

-          le Jet-Setter et la cousine, afin de vérifier son état d’ouverture psychologique (à elle) à une nouvelle rencontre potentielle (la main dans les cheveux et le mordillement de la lèvre c’est OUT – les gens préfèrent maintenant que ce soit clair et mettre ça noir sur blanc!)

-          le meilleur ami et le serveur, afin de lui commander une nouvelle bouteille de vodka (bon! Enfin une application VRAIMENT pratique)

-          le meilleur ami et la cousine pour « tâter le terrain » auprès de la régulière

-          et ainsi de suite jusqu’à plus soif…

Ouf! La tête me tournait à essayer de suivre tous ces échanges mais sans succès, puisque je n’avais pas accès à la totalité des messages! (exclusivement textes, dois-je le rappeler? Même pas accompagnés d’un semblant de la traditionnelle « danse du paon » qui aurait au moins pu m’indiquer à quelle étape de la soirée on en était!). Bref, la substitution de la « cruise traditionnelle » par la nouvelle « cruise SMS » m’amène à prédire que, dans quelques siècles, Darwinisme oblige, les hommes seront affublés d’énormes appendices en guise de pouces, aux bouts préhensibles, qui leurs permettront de taper des messages textes à la vitesse de l’éclair et avec une précision inégalée! Les rapports de séduction traditionnels seront remplacés par d’étranges phrases codées genre : chévou-ou-chénou? Et la survie de l’espèce reposera entièrement, pour la première fois de l’humanité, sur une technologie externe à l’homme.

6 – Ma conclusion de Farah-lucide Facettes: Dès demain, je demande à Rogers de me fournir les messages textes gratos! Non mais!..

Est-ce que je vous avais dit que je n’ai jamais fini mon baccalauréat en Socio? Ah… vous aviez remarqué? Bon…

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18 juin 2007

Essscusez-la ! (burp!!)

Je sais, je sais, je me suis vraiment fait discrète dernièrement (lire : « carrément absente de la blogoshère depuis presque 4 semaines », aussi bien dire une éternité Internetiale! – je suis en forme, d’où la création de ce nouvel adjectif ? Adverbe? – je demanderai à mon copain L’intello !…). Et puis zut! C’t’un adjectif, puisqu’il est « accordable » en genre et en nombre, mais fallait que je le « plogue », ses derniers billets, ils sont trop bons! (on voit ici que mon orgueil démesuré ne me permet pas de passer pour une cruche, du moins intentionnellement!)

J’aimerais, cher lecteur, tout de suite te justifier cette absence en te disant que je me suis fait enlever par une unité spéciale formée de la CIA, de Scotland Yard et du KGB (oui ils existent encore et non, ne cherche pas la GRC dans mon unité spéciale, ça fait pas sérieux!), unité spéciale donc qui désirait savoir comment je faisait pour balancer si admirablement tous les aspects de ma vie : Heures de travail de fous, Farahtionel-Ainé en fin d’année scolaire (donc en examens!), parties de golf pour la forme, petits soupers pour le fun, belle-maman à aller visiter, les frères & sœurs à inviter, le gazon à tondre, les plates-bandes à nettoyer, la toilette à récurer, et hop! Une petite baise pour décompresser, l’électrolyse pour enlever les… bon! Vous me comprenez?

Quand ils (les gars de l’unité spéciale) se sont rendu compte qu’en plus, j’avais le temps « d’entretenir » un blogue, ils m’ont laissé filer, bien conscients d’avoir à faire avec une présence extra-terrestre (vous verrez tout ça dans mon prochain film : Farah Facettes : The Return of the Extra-Supra-Mama-avec-quinze-bras!).

Mais aussi, il ne faut pas oublier qu’étant québécoise, j’ai parfaitement intégré le célèbre proverbe bien de che-nous : « L’été c’est fait pour jouer! ». Les dernières semaines ont donc été un feu roulant de barbecues, de soirées sur la terrasse à (boire comme une cochonne) deviser sur la beauté du monde (en parlant des dernières frasques de Paris) et à rester muette de saisissement devant la nature qui renaît (maudit! J’ai encore une samare dans mon verre!).

Et puis finalement, les petits Facettes étant bien trop occupés à se baigner, ils ont été assez chiches sur les perles pouvant donner lieu à un billet capable de susciter votre intérêt. J’avais oublié que ce blogue s’intitulait « 100 facettes, 100 façons » et que je m’étais donné pour mission de démystifier (démolir) l’image de la maman-banlieue-soccer-qui-reste-à-la-maison-pour-faire-des-cretons et que je ne devais pas seulement rapporter les facéties du Facétieux mais aussi développer un espèce de sentiment d’appartenance collectif pour toutes ces femmes et ces hommes qui, tout en aimant profondément leurs enfants, ont envie de pouvoir continuer à exister en dehors de ceux-ci, et ce, sans culpabilité aucune (ha ! ha! Il est le défi!).

Voici donc, pour ton plaisir, une autre des nombreuses facettes de Farah :

Girls (Boys?) Night out – mes salutations à Pierre-Léon!

Vendredi, c’était une de mes « soirée-évasion ». Vous savez, le genre de soirée où l’on « oublie » qu’on a des obligations, des responsabilités, où l’on « oublie » qu’on a plus 22 ans (en tous cas, si on l’oublie, on (notre corps) nous le rappelle gentiment le lendemain matin)? Le genre de soirée où je tente d’oublier que je demeure à une « petite heure » du centre-ville (rendant quasiment impossible la prise d’un taxi, surtout si l’on est pas « un vendredi de paie »), où je ne veux surtout pas oublier que j’ai deux enfants et un Farahbuleux-zépoux puisque si cela m’arrivait, Dieu sait (et moi je me contente de les imaginer!) les conséquences!

“Boys & Girls night out” donc… Au menu, un petit show de muse Folk organisé par le « label » d’un de nos potes. C’était présenté dans un de ces petits bars grano-plateau, vous savez, le genre où il faut se donner un accent universitaire et où la sandale plate brune, la jupe-rideau-de-douche, l’odeur de patchouli et le tambourin sont de mise? 

Bon, mettons qu’avec mes talons ULTRA-hauts couleur cerise, ma jupe froufrou blanche et mon « racking » moulé dans un petit chandail noir, j’avais vraiment l’air d’un E.T débarquant de sa lointaine banlieue (ou d’un remake de « matante goes to town! ») mais qu’importe! J’étais avec mes ami(e)s, nous étions à l’arrière du bar, disant des conneries, ne respectant pas vraiment l’ââârtiste qui suait à grosses gouttes sur sa guitare, buvant des drinks vraiment pas chers (vive les artistes fauchés et leur bars où l’on peut encore acheter un double Vodka-Canneberges pour 4 petites piastres!), c’était la joie quoi! (surtout après 3!)

Maintenant lecteur, permets-moi de faire un aparté pour t’introduire à mon cercle « d’amis de sortie »: Je travaille pour la même compagnie depuis 8 ans, j’ai donc beaucoup de collègues qui sont devenus, au fil des nombreux 5@7, d’excellents « amis de sortie ». Pas assez proches de moi pour leur confier que je ne sais pas comment me débarrasser de ma maudite vaginite persistante mais bien assez pour leur vomir ma poutine sur les pieds à 4 heures du mat (Ben oui! Je sais, c’est dégeu, mais paraîtrait que 70% des femmes souffrent ou ont déjà souffert d’une infection à levure donc..). Parmi ces amis, se retrouve un « jet-setter » de première, le genre de gars beau comme un dieu, qui s’est tapé toutes les serveuses blondes des bars branchés de Mourial (pendant que son meilleur ami se tape les brunes et parfois vice - c’est le cas de le dire - versa!), qui a ses entrées partout, qui connaît tout le monde, qui est riche (ou du moins, qui en a l’air), drôle comme un singe ET toujours célibataire (par choix, il va sans dire – c’est plus digne!). Le reste consiste en des gens aussi diversifiés et intéressants qu’un catalogue IKÉA (je sais, drôle de comparaison mais j’adôôôre les produits IKEA –  pas trop dispendieux à l’achat et à l’entretien, tu les achètes pour une utilisation bien précise et malgré leur apparence disparate, ils forment un tout cohérent qui est difficile à comprendre pour les non-initiés).

Après avoir fait le plein de Vodka, de Tzoings-Tzoings Folks et d’odeurs de bois de santal mêlées à de la transpiration vieille de trois jours, le troupeau s’est déplacé vers un des bars branchés de Mourial (choisi par notre copain le « jet-setter », il va s’en dire). La présence de Mr. Jet-Set aidant, nous avons eu droit à un « booth », genre de section réservée où nous pouvions faire la fête sans nous faire déranger par les païens, qui surpeuplent nos débits de boissons de la rue Saint-Laurent.

Faut dire que moi, j’aurais aimé aller me cacher parmi la plèbe, tellement ce soir-là je me sentais déconnectée! Y’a des soirs comme ça : tu as beau n’avoir que la jeune trentaine et avoir un poids tout à fait proportionnel à ta taille, tu te sens comme un hippopotame qui a décidé d’aller faire un tour chez les cygnes et qui pense passer inaperçu! Mon petit chandail noir moulant avait l’air d’un « suit » de ski-doo en comparaison des « tops » en soie dentaire des demoiselles de la place! Ma jupe à froufrous-blanche-longueur-genoux faisait vraiment trop le poids vis-à-vis des deux minuscules froufrous qui se prenaient pour une jupe sur les fesses de notre serveuse.

God! C’était la première fois que je remarquais à quel point l’été est chaud : tout le monde était nu ou presque! J’en ai donc pris mon parti : Tant qu’à te sentir exclue, exclu-toi toi-même et prend ton œil de sociologue afin d’analyser le phénomène de la « Main » un vendredi soir.

Je me suis donc auto-désignée comme conductrice attitrée à mon retour sécuritaire vers la banlieue-éloignée et ai regardé mes « amis de sortie » engloutir deux bouteilles complètes de Vodka, 26 canettes de Red Bull, 3 pichets de jus de canneberges, 2 pichets de 7up (et je jurerais avoir vu passer une souris verte en plus de cela!).

Demain, je vous révèle les observations / leçons que j’ai tirées de cette observation froide de la réalité « mainesque ». (ben là, trop c’est comme pas assez, j’ai pas envie de vous donner mal au cœur par un excès de Farah après une aussi longue abstinence!)

Posté par Farah_Facettes à 21:37 - 101 banalités - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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