26 mai 2007
Coeur d'indienne
Je ne suis pas quelqu’un de très patient… En fait, j’ai même un niveau de tolérance assez bas. Moi, faut que ça ailles vite… Les explications à ne plus finir, les démonstrations affectives trop longues, les justifications qui s’éternisent, les formulaires de plus d’une page, les files d’attente, le mot « attente » en lui-même me donnent généralement des crises d’urticaire. Mon Farahbuleux-Zépoux sait très bien qu’une conversation téléphonique de plus de 2 minutes me met souvent les nerfs en boule! (Surtout si je suis au travail! Hein chéri?).
Si l’envie subite de porter un béret l’automne et de « rouler » mes « R » en « pérrrrlant » un bon frrrrançais m’était un jour venue, laissez-moi vous dire que j’aurais été une enseignante exécrable! Le fait de devoir expliquer et ré-expliquer quelque chose à quelqu’une qui me regarde avec un abîme d’incompréhension dans les yeux est incompatible avec moi. C’est génétique! Pepa@Facettes est tout pareil. Nous avons, chez les Facettes, UNE façon d’expliquer les choses…La nôtre! Tu ne comprends pas? Tant pis pour toi! On ne va pas te l’expliquer d’une autre façon, on en est incapables! On va juste te le redire, encore et encore, de la même façon, avec exactement les mêmes mots, jusqu’à ce que ça rentre…
Bref, je marche vite, je parle vite, je conduis vite. Peut-être mes ancêtres venaient-ils de Tasmanie?
Mais, par un curieux phénomène hormonal, affectif ou normal, je suis une « mère » de patience avec mes petites Facettes d’amour. Je peux sans problème ré-expliquer les mêmes choses 100 fois dans la même demi-heure, répéter sans arrêt les mêmes mises en garde. Je suis capable, pour eux, de trouver des mots différents afin de leurs faire comprendre des concepts plus complexes.
Même le « Maman? Maaamaaaaan!! » hurlé à tue-tête, d’un ton impétueux 15 fois de file, ne réussit pas à me faire « pogner » les nerfs!
Et pourtant…
Pourtant, parfois j’ai mes petits moments…
Mardi dernier, j’ai vraiment eu une journée de fous au bureau (le traditionnel « on va te faire payer d’avoir osé prendre une fin de semaine de trois jours ma maudite ». Mais où sont donc passés les VRAIS patriotes?). Après avoir couru d’une réunion à l’autre, avoir été payer l’orthodontiste du Farahtionnel ainé, avoir subi les contre-coups de la grève à la STM, récupéré mes amours dans leurs institutions d’instruction (!) respectives, préparé le souper, les lunchs pour le lendemain, passé un petit coup de balai, je décide d’enfin poser mes fesses pour un petit 5 minutes, pendant que l’ ainé chéri est dans le bain et que le Facétieux cadet profite de sa demie-heure quotidienne de « stimulation visuelle » (lire : Télétoon).
Me voilà donc installée sur la terrasse derrière la maison, avec (ose-je l’avouer? Un mardi soir quand même…) un ÉNORME verre de sangria à la main. J'hume le bon air de ma banlieue éloignée et
« Maman?? Maaamaaaaan!!!! »
me lève pour aller voir ce que (peut bien me vouloir) désire le cœur de ce si mignon Facétieux …
Un pamplemousse épluché pour la collation-d’avant-dodo plus tard (avec la méthode de Sœur Angèle, c’est tellement efficace!), je suis de retour à la terasse et ferme les yeux pendant que la boisson descend fraîchement dans mon gosier et que le vent soulève délicatement
« Maman?? Maaamaaaaan!!!! »
mes fesses de la chaise pour me RA-mener vers la salle de bain cette fois, où Farahtionnel barbote, tenant à la main une petite voiture reçue ce jour là à l’école et qui roule toute seule grâce à un principe d’aimants (je vous épargne les détails techniques, je ne suis pas sûre de pouvoir trouver d’autres mots pour « ça roule » et « grâce à des aimants »)…
Farah-Maman : « moouiii? qu’est que maman peut (encore une fois!) faire pour toi mon amour? »
Farahtionnel ainé: « Est-ce que je peux mettre cette voiture-là dans l’eau même si elle roule toute seule ? Je veux dire, est-ce qu’elle a des piles ou…? »
Farah-Maman (quand même un brin admirative pour la prudence de son rejeton mais se détournant déjà pour retourner à (sa sangria) à d’autres occupations) : « oui, oui, sans problème mon chéri! Ta voiture roule grâce à des aimants, donc pas de piles! » (quand je vous disais!)
Farahtionnel ainé (à sa merveilleuse maman qui est déjà dans la cuisine, la main sur la porte patio) : « Merci maman! »
Et plouf, la petite voiture dans l’eau!!
C’est en entendant ce plouf, si innocent et guilleret (presque le même plouf que pourrait faire un glaçon tombant dans un verre de, je ne sais pas moi…de sangria disons!) que mon cœur d’indienne s’est réveillé :
Farah-Maman (juste avant de sortir rejoindre vous savez quoi) : « Mais fais attention pour pas « pogner » de chocs électriques par exemple!!! »
Farahtionnel ainé: « ...?…?… »
Farah-Maman (soliloquant ) : « gnia, gnan, gniahhahha!!!! »
Puis : « slluuuurrrrp, ahhhhhhhhhh! »
…
Ah oui!... Elle est parfois douce la vengeance!
18 mai 2007
Fils de pub
Il y quelques années, on (je ne me souviens plus c’était qui, d’où l’utilisation du ON) a décidé d’interdire les annonces publicitaires s’adressant directement aux enfants. C’est fantastique puisque les experts s’entendent habituellement sur le fait que les cerveaux des enfants sont comme de vraies éponges. (Bon, moi être un enfant je serai insultée car une éponge au fond, c’est tout mou, plein de trous et habituellement gorgé d’eau! M’enfin…). Mais, car y’a toujours un MAIS, même quand une publicité (qu’elle soit télévisuelle, radiophonique ou via internet) ne s’adresse pas directement à eux ou ne concernent pas un produit qui pourraient potentiellement les intéresser, les enfants enregistrent!
Oh oui! Ils enregistrent tout!
Démonstration #1 (le domicile des Facettes, il y a 3 ans, dans le salon) : Prise d’une inspiration subite (normalement pas bon signe ça!), je décide qu’il est plus que temps d’élargir les horizons de mes merveilleux marmots : Farahtionnel-Aîné est alors âgé d’un sage 5 ans et Facétieux-Cadet gazouille et trottine ses « 2-ans-NON! » très affirmés.
Débarquant avec un plaisir sadique « Manie Broc-au-lit » du lecteur de DC (ou CD pour les bilingues), je sors pompeusement de ma discographie le chef-d’œuvre musical « The only classical CD you’ll ever need! », présenté par RCA Victor et en vente dans tous les Woolco, Woolworth, K-Mart, Home Hardware, Joe le Constructeur & al…
Farah-maman : « Les enfants, venez ici et ouvrez bien grandes vos oreilles, maman va vous faire écouter quelque chose de vraiment magique! »
Les petits choux s’installent donc bien sagement sur le divan (le coup de la magie, ça marche à tout coup!) et je fais une « Manon » de moi-même, pesant bien fort sur le piton :
Piste (ou Track pour les bilingues) #1 Vivaldi : Les quatre saisons - Printemps. Les enfants ont les yeux grands ouverts, attentifs à cette sonorité nouvelle et honnêtement, je jubile car ils semblent sincèrement apprécier, malgré le fait que, comme me le fait judicieusement remarquer Farahtionnel-Aîné, son petit index dans les airs (hé oui! déjà à 5 ans!) : « Ils ont oubliés de mettre les paroles! ».
Quelques explications plus tard, la Piste #2 Bach : Air on G string débute et j’explique à mes deux amours que c’est sur cet air que Farah-maman a descendu l’allée pour aller rejoindre leur géniteur adoré. Quelques fous rires plus tard (que j’essaie de ne pas prendre personnels), nous voilà tous les trois à imiter les pas solennels qu’affectent les jeunes mariées lors de leur moment de gloire. Yé! S’ils réussissent à s’exprimer physiquement, c’est qu’ils font plus qu’apprécier!
Le clavecin soutenu de la piste #3 Pachelbel : Canon nous transforme en véritables nobles de la cour! On danse, on fait toutes les simagrées appropriées, les gars me font même tournoyer!
À la piste #4 Beethoven : Symphonie no.5 – mouv.1, c’est la folie furieuse! Nous sommes maintenant de preux chevaliers, qui doivent aller « sssauver la belle princesssse du mésssant monsssieur! ». On galope, on court, on rit et moi je souris intérieurement de ma victoire. Mes fils seront de jeunes hommes ouverts d’esprit, cultivés, intéressés et intéressants! À cette ère où les chanteuses pop se consomment (et consomment! Parlez-en à Brittaney Spirit!) plus vite qu’un Big Mac extra sauce, c’est toute une victoire morale pour Farah-SUPERmaman!
Après avoir skippé les Pistes #5 et 6 (Debussy et Tchaikovsky), « ça ressemble trop à des berceuses » et « nooon ! pas aller dodoooo! » étant jugés comme des arguments plus que recevables, nous arrivons à la Piste #7 et…
Farahtionnel-Aîné et Facétieux-Cadet (dans un chœur troublant de synchronisme) : « TU – DEVRAIS – ALLER CHEZ JEAN-COUTU!!! TU – DEVRAIS – ALLER CHEZ JEAN-COUTUUU!!!! » Mozart : Eine kleine Nachtmusik – mouv. 1
Farahtionnel-Aîné (seul cette fois) : « Ouah Maman! Trop hot! On a la vraie chanson de Jean Coutu ici? Ennncoooorre!!! »
Échec cuisant. C’est qui la prétentieuse qui avait oublié le principe de base quand on a des enfants qui dit que « faut jamais, ô! grand jamais assumer de rien »?
Échec doublement cuisant puisque dans les jours qui ont suivi, les petits Facettes disaient à qui voulait bien les entendre que leur maman faisait de la vraie magie, puisqu’elle leur avait fait écouter la musique de Jean Coutu!
Démonstration #2 (le domicile des Facettes, le week-end dernier, dans la cuisine) : C’est soir de joie et d’allégresse chez les Facettes puisque Farah-maman a décidé d’accompagner le poulet rôti de patates frites maison! (pour ceux qui s’inquiètent de l’apport nutritif des repas servis aux jeunes québécois et pour me déculpabiliser – encore! – le tout était accompagné d’une assiette de crudités).
Facétieux-Cadet : « Regarde maman, mon sssuper gun que j’ai fait en Lego®* »
* ®=On est jamais trop prudents!
Farah-maman (dans un souci constant sauvegarder notre belle langue): « Un fusil Facétieux, on dit un fusil… quoique tu puisses aussi dire un pistolet, mais il me semble que tu seras moins pris au sérieux! ».
Et de sortir de l’armoire le sac de pommes de terre. Le séjour prolongé de celui-ci dans le noir avait miraculeusement doté les tubercules en question d’excroissances étonnamment longues, aussi rebaptisées « pattes » par notre aimé Farahtionnel (ou germinations, pour le reste de la planète!)…
Et de m’entêter avec mon petit couteau à pétates (tu constates ici que la règle d’or familiale d’utilisation du bon mot à la bonne place ne s’applique pas toujours à moi!) à enlever la pelure molasse de ce qui ressemblait en fait plus à l’excroissance fripée et ratatinée d’un tuberculeux essoufflé qu’à une future frite…
C’est alors qu’une lumière s’est allumée dans le regard de mon cadet. Ouvrant le deuxième tiroir de la cuisine (vous savez, celui où tout le monde met ses gros ustensiles?), il y pêche quelque chose et me lance fièrement (avec en plus un accent « marketing » bien réel):
« Tiens maman! Prends-donc ton Willi Waller 2006, ça va aller bien mieux! »
…
Essayez donc d’expliquer à un fanatique des Têtes-à-claques âgé de 5 ans que « le bon mot à utiliser » dans cette circonstance aurait été ÉCONOME!
Raté, je vous le dis, c’est raté… Ramenez-vite les annonces publicitaires pour les enfants, ainsi nous les parents pourront au moins revoir les capsules de la « Vieille Dame » car elle, elle s’avait quoi faire…
EEEET VOOOUS ???
14 mai 2007
Oh baby I love (not) your way…
Allez! Je sens que vous êtes mûrs pour une autre confession. Mais avant, est-ce nécessaire de vous rappeler que de juger son prochain n’est pas très chrétien? Dois-je aussi mentionner que ce blogue étant justement nommé « 100 facettes – 100 façons », c’est justement pour nous faire réaliser que nous sommes tous pluridimensionnels et qu’il faut assumer toutes nos façons d’être et de penser, sans trop se stresser? Voilà, pour la protection légale et sociale.
Maintenant je me lance… Ouf! Ouf! : je n’aime pas les bébés…
…
« Franchement Farah! La journée de la fête des mères en plus! T’as pas honte? Un bébé, c’est tellement mignon, pur et tout le tralala! Ça représente la vie dans ce qu’elle a de plus magique et de plus grand!»
Oui oui, je sais, je suis horrible mais c’est plus fort que moi, ça me trotte dans la tête depuis ce matin, fallait que ça sorte!
Mais rassurez-vous! Je ne suis pas une de ces intolérantes qui pique une crise d’urticaire dès qu’elle entend un bébé faire aller ses cordes vocales dans un resto ou qui lève les yeux au ciel dès qu’elle entend les vagissements d’un de ces petits choux dans une allée d’épicerie.
Par contre, jamais vous ne me verrez me précipiter vers une poussette inconnue dans la rue, faisant guidi guoudou au nez et à la bave d’un poupon qui ne me connaît ni d’Ève, ni d’Adam! Jamais je ne demanderai à une jeune maman exténuée « Onnnnh, yé tellement cute! Je peux-tu le prendre? » De toute façon, ça ne servirait à rien puisque, si le malheur veut que la jeune maman me mette d’office son rejeton dans les bras, c’est immanquable : il se met à hurler! C’est que ça a le sixième sens développé ces petites bêtes là! J’en ai donc conclu que je n’aime pas les bébés et tant mieux, puisqu’ils me le rendent bien!
Honnêtement, moi ça me rend sceptique les gens qui aiment tous les bébés, sans distinction! À mon sens, c’est comme de dire : « Un jour, j’ai goûté une pomme et elle était bonne. Dorénavant, j’aimerai donc également TOUTES les pommes de la terre! » Je ne sais pas pour vous mais moi, je n’embarque pas dans ce type de raisonnement! Peut-être que je suis mal faite mais c’est comme ça : j’ai besoin d’avoir un minimum de lien avec quelqu’un pour l’aimer suffisamment pour le prendre dans mes bras. Par exemple, les bébés de mes ami(e)s, voire de mes voisins je les aime bien parce que j’ai pris le temps de les connaître un peu avant de leur sauter dessus.
Mais quand une vague collègue de bureau vient nous montrer son dernier rejeton, moi ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment elle survit à tout ça, si elle prend quand même le temps de se reposer un peu et toute autre question pertinente sur les crevasses mammaires dues à l’allaitement et sur la meilleure façon de retrouver un ventre plat. Lui (le rejeton), je ne le connais même pas! Et puis, qu’est-ce qui nous dit que les poupons ont vraiment envie qu’un tas d’inconnus les prennent dans leurs bras, jours après jours? À mon avis, c’est pour cette raison que la minute où ils savent marcher, nos petits n’arrêtent pas une minute et courent sans arrêt pour les 3 prochaines années de leur vie : ILS FUIENT!!!!
Pour votre info, le numéro de la DPJ est le 514-896-3200 mais rassurez-vous, Farahtionnel ainé et Facétieux cadet n’ont jamais souffert de cette facette de maman Farah. Nous avions quand même été colocataires pendant 9 mois avant leur arrivée « officielle »! Ça crée des liens ça!
12 mai 2007
La Bête
Je La sens, Elle approche. Elle m’épie depuis déjà deux jours et je sais qu’Elle cherche le meilleur moyen de m’injecter tous Ses venins. Elle est cruelle et je suis convaincue qu’Elle connaît au moins 100 façons de me torturer le corps aussi bien que l’esprit.
Quelle ironie! Moi qui n’Y ait pas cru pendant presque 30 ans, moi qui me disait que ce n’était qu’une histoire de bonnes femmes, destinée à faire peur aux petits enfants et à expliquer les crimes non-résolus, ridiculisant même ceux qui me disait L’avoir vue! Me voici obligée de croire puisque comme Saint-Thomas, je demandais à voir pour croire et j’ai été plus que servie!
Il y a maintenant deux ans que je L’ai aperçue pour la première fois. Deux longues années déjà se sont écoulées depuis que j’ai vu Son visage hideux et boursouflé. Difficilement, j’ai dû apprendre à vivre avec Son image constamment imprimée à mes rétines, comme si elles étaient marquées au fer rouge : des volutes de fumée Lui sortant des naseaux, de yeux débordant de larmes acides, une crinière semblable à un feu de broussailles, la protubérance maxillo-faciale (je n’ose appeler cette chose un menton!) couverte de furoncles semblables aux bubons de la peste, desquels coulent des torrents d’humeurs verdâtres.
Et que dire de Son cri! Un mugissement qui fend l’air, le déchire comme des lames de rasoir rouillées, glaçant le cœur et condamnant ceux qui L’entendent à errer, la raison perturbée pendant des jours entiers!
Des coups qui résonnent jusque dans ma tête, semblables à ces tambours africains qui battent au cœur de la jungle les nuits sans lune annoncent sa venue imminente. Un rythme lent, une pulsion réglée comme un métronome. Elle est relâchée!
J’aimerais être en train de me préparer au combat afin d’Y faire face cette fois, juste une fois. Le mieux est peut-être de me tapir dans un coin et de me faire toute petite, espérant qu’Elle passe son chemin sans me voir?
Ou encore courir, courir loin de ma famille et de mes amis afin qu’Elle ne puisse pas les toucher!
Mais peu importe car de toute façon, Elle reviendra…
Oui, dans exactement 28 jours, que je le veuille ou non, Elle sera là. Et Elle amènera avec Elle Les Flots comme Elle le fait toujours, depuis la nuit des temps, comme une malédiction, un joug que nous devons toutes porter, pour la pérennité de la race humaine…
Oui messieurs, c’est parfois aussi pire que ça!
11 mai 2007
Une double on-ze-rocks s.v.p!
J’habite en banlieue. En banlieue assez éloignée. Boucherville – Blainville – Ste-Thérese et autres Saint-Lambert ont étés rayés de notre liste lors de l’achat de la maison parce que jugés « trop snobs ». Nous préférions élever nos enfants dans un endroit où ils auraient le droit d’avoir les cheveux un peu trop longs, où ils pourraient avoir la morve au nez si ça leur disait (oui, je sais), où ils ne seraient pas obligés d’avoir des vêtements griffés pour aller à l’école ou à la garderie (l’Aubainerie, c’est une griffe ou…?), où pour être acceptés dans le réseaux social complexe qu’est « les-amis-habitant-ma-rue-et-avec-qui-je-ne-joue-que-le-week-end » ils n’auraient nul besoin d’avoir tous les gadgets attirants comme une console Wii ou un iPod, où il y aurait pleins d’arbres et de terrains vagues, où les maisons à 300 000$ côtoient sans problème les anciens chalets convertis en demeures officielles, un endroit en ligne avec nos valeurs d’humilité, où l’être intérieur prime sur l’être extérieur…
Vous avez bien deviné, nous étions (et sommes toujours!) des banlieusards-cassés! Pas les moyens de se payer une maison à Mourial, pas les moyens de la banlieue rapprochée, offrons-nous un « simili-retour à la terre » et optons pour la banlieue éloignée! Yeah! Mais rassurez-vous, si je pars avant 5h50 du matin, cela ne me prend pas plus de 36 minutes pour me rendre au boulot situé sur l’île… (en admettant que je roule à 130km/h et qu’il n’y ait pas trop de trafic, bien entendu! Et oui, pour mes lecteurs mourialais, il y a vraiment du trafic sur les merveilleuses routes menant à la « granville » à 5h50 du matin!).
Et pourtant j’ai un aveu à vous faire : j’adoooore vivre en banlieue!
Je sais, je sais, ça fait beaucoup plus « in » de dire carrément que l’on reste à Montréal ou encore que l’on habite à la banlieue seulement pour les enfants et que la minute où ils seront assez grands, on reprend nos pénates et c’est le grand retour à la civilisation! Je sais très bien que vous détestez quand, nous les 450, on « descend » en ville et qu’on s’approprie vos bars, vos terrasses, vos restos, vos salles de spectacles mais dans mon cas, je n’y peux rien : à part un « Jocelyn Patates » et Solange qui fait étalage de ses charmes rendus encore plus « charmants » par ses 4 grossesses évidentes et ses 53 ans bien sonnés au bar-topless du coin, ma banlieue n’a pas grand chose à offrir en termes de gastronomie et de divertissement.
Et pourtant, je persiste: j’adoooore vivre en banlieue!
Est-ce le fait que mon terrain de quelques 11 000 pieds carrés me donne une impression de grandeur (compensant ainsi mon 5'3")? Est-ce que de voir Farahtionnel ainé et Facétieux cadet jouer au hockey en plein milieu de la rue sans devoir s’inquiéter des voitures me touche assez pour oublier que je suis loin du rythme trépidant de la ville? Est-ce que d’apercevoir, à partir de l’autoroute me menant à ma fameuse banlieue éloignée, le soleil se coucher derrière « ma » montagne, après une heure et quinze de « Clutch-Downshift-Clutch-Embraye-Clutch-Downshift-Freeeeine! » me fait oublier qu’il serait tellement plus simple de pouvoir prendre le Métro?
Hé bien…pas tout à fait!
Parce que même si je n’ai pas à me soucier de changer ma voiture de place afin qu’elle soit du bon côté de la rue, même si le concept de « rue à sens unique » m’est presque devenu étranger (nous n’avons qu’une seule rue digne de ce nom ici… imaginez qu’elle soit à sens unique!) et même si je n’ai absolument pas besoin d’une quelconque carte genre « Accès-Banlieue-Éloignée » pour aller chercher ma ration de compost annuel ou pour avoir accès à n’importe quel autre service de la ville (y’a juste à connaître Roger, jardinier, éboueur, pompier volontaire, président du club Optimiste, commis à la perception des taxes municipales et maire de Banlieue-Éloignée), je dois aussi vous l’avouer : la ville me manque!
Tout ça à cause de l’anonymat qu’elle nous procure; pas l’anonymat bête et méchant qui fait que tu pourrais crever dans une ruelle et que ton voisin de palier depuis 7 ans ne serait même pas capable d’identifier ton cadavre mais plutôt l’autre, celui qui fait que tu peux aller te chercher ton paquet de cigarette au dépanneur en pyjama sans crainte d’être reconnue et jugée (parce qu’ici, je le fait quand même et c’est immanquable! À chaque fois je tombe sur une des mamans d’un des compagnons de classe de Farahtionnel ainé, vous savez, le genre de mère parfaite avec un brushing permanent, le petit kit de yoga-sport-détente-week-end sur le dos et les baskets neuves aux pieds, maquillée, poudrée et spray-nettée à 8h30 un samedi matin (criss!) et qui regarde vos pantalons de pyjama qui dépassent de votre manteau d’hiver avec un petit sourire narquois? Ce qui est immanquable aussi c’est que je me sens toujours, malgré mon côté rationnel qui me dit que c’est très superficiel de s’inquiéter de ce qu’on a l’air au dépanneur à 8h30 un samedi matin, comme un tas de compost « qualité Roger »). Le fait que le barbier (hé non, on a pas de coiffeur ici!) me reconnaisse, qu’il sache le nom de mes enfants, mon adresse (même si je ne lui ai jamais dit!), me touche beaucoup mais en même temps, ça m’ééénerve! Qu’est-ce qui se passerait si, par un égarement quelconque, je décidais d’aller faire couper les cheveux de mes deux amours ailleurs et qu’il s’en rendait compte? Est-ce qu’il ferait bouillir un lapin sur mon balcon? Est-ce qu’il penserait que je crois que son petit salon situé dans le sous-sol de sa maison n’est pas « assez bien » pour Madâââme l’ex-montréalaise? Je sais que je devrais m’en foutre mais bon, si un jour je suis mal prise et que je doive me précipiter à son salon afin de faire couper une petite mèche rebelle parce que les photos d’école sont le lendemain et qu’il coupe malencontreusement un bout d’oreille de Facétieux cadet, qui d’autre que moi pourrai-je blâmer?
Et là, je ne vous parlerai pas de l’ennui que j’ai d’être au cœur du bouillonnement culturel montréalais (le fait qu’on trouve le VOIR du mois dernier au présentoir du club vidéo NE COMPENSE PAS!). Mais gardons ceci pour un autre billet. Pour l’instant, je n’aurai qu’une seule question :
Puis-je avoir la double citoyenneté? (on-ze-rocks, of course, puisqu’ici on en à la tonne!)
10 mai 2007
Pulsions printanières
Tabou [tabu] : n.m. et adj. Le tabou est un interdit d'ordre moral ou religieux frappant des actions, des objets, des lieux. L'enfreindre est sacrilège et entraîne un châtiment.
Allez ! C’est le printemps qui se donne des airs d’été qui m’y pousse (ou comment se justifier en 13 mots!) aujourd’hui, brisons un tabou!
Attention! : Les femmes mariées ont encore des pulsions pour des hommes qui ne sont pas leur Farahbuleux Mari! Oui, des envies de débauche, des mises en situation parfois très olées olées avec potentiellement n’importe qui, du chanteur populaire au petit nouveau du bureau. Des fantââââzzzmes comme le dirait France Castel de sa voix rauque.
Bon c’est vrai, vous avez raison, ce n’est pas un tabou du tout ça! En fait, n’importe quel mangeur de hot-dogs qui a déjà écouté Julie-Pelletier-Sexologue l’après-midi à 98.5FM sait déjà ça! Par contre, ce qui en est encore un, c’est d’oser le dire, de les décrire ou peut-être même pire, d’oser l’écrire!
Démonstration #1 - En parler:
Si tu confies à une fille que tu as des envies de jouer à touche-pipi avec quelqu’un (ou quelqu’une!) d’autre que ton Farahbuleux-Zépoux, ses yeux deviendront grands comme des soucoupes, elle aura l’œil larmoyant et elle demandera invariablement si ça va bien avec ton chum ou mieux encore, elle t’offrira les références d’un super bon thérapeute qui te règleras ton PROBLÈME (tiens, j’ai un problème moi?) soit celui d’avoir des pensées impures avec un autre que ton chevalier servant officiel (ahhh! ok….)
Si tu t’adresses à un gars (neutre; genre meilleur ami, collègue gai, etc), ses yeux deviendront grands comme des soucoupes, il aura l’œil larmoyant mais un petit filet de bave et une étincelle lubrique dans ledit œil t’indiqueront qu’à cet instant précis, il vient de réaliser qu’il se tient justement – oh joie, oh allégresse! – de L’AUTRE côté de la clôture! Et du haut de la palissade tu peux clairement apercevoir les signaux de fumée qu’il t’envoie (pas discrètement du tout) avec son calumet de la paix. Oui mesdames, le fantââââzzzme de la femme mariée est encore bien vivant! Peut-être est-ce dû à la rareté de celles-ci? Faudrait voir avec le bureau de la statistique! M’enfin…
Conclusion # 1 – Dire qu’on a des pulsions est tabou puisque la transgression de celui-ci entraîne potentiellement un (des) châtiment(s) :
Dans le cas de l’interlocutrice féminine, votre châtiment est double puisqu’il risque de : a) vous envoyer en thérapie de couple à parler de la fois ou votre oncle Théophren vous a pris sur ses genoux à Noël et de ce que cela vous a fait et b) vous faire subir les regards mouillés de compassion, les scéances de babillages psycho-pop au féminin et de magasinage réparateur. Eurrrk !
Dans le cas de l’interlocuteur masculin, votre châtiment sera obligatoirement la Terrrrriiible réputation d’Agace (avec un grand A svp!) puisque le refus imposé à notre indien en herbe (n’oubliez pas qu’il est ici question d’envies réprimées – pas d’infidélité donc la proposition d’inspirer dans le calumet de la paix a nécessairement été refusée), le refus donc entraînera immanquablement une frustration, qui se transformera, vu le manque de ponts à bloquer ces jours-ci, en médisance auprès des autres indiens, d’où la Terrrrriiible réputation en découlant! Coudonc, il était pas supposé être neutre / gai lui?
Démonstration #2 – Décrire ses pulsions à quelqu’un:
Ici je me dois, afin d’illustrer mon point, de te faire faire, cher lecteur (on remarque qu’il n’y a pas de S à lecteur, ne jamais supposer de rien, c’est ma devise!) un retour en arrière de plusieurs années : Imagine-toi Farah à 14 ans, jeune adolescente dégourdie pour son âge (parlez-en à mes parents, le nombre de tuiles, que dis-je! de roches qui leur sont tombées sur la tête d’avoir une « tite vite » à la maison!), du linge fluo sur le dos…
Mouman@Facettes: « Hey! Devine quoi… »
Farah : « Quoi? »
Mouman@Facettes: « Devine à qui j’ai rêvé la nuit dernière? »
Farah : « Ben… sûrement à moi, puisque tu m’en parles! »
Mouman@Facettes: « Non! J’ai rêvé d’un très bel homme et il était très amoureux de moi. Devine c’était qui! »
Farah : « Ben… c’était sûrement Pepa@Facettes puisque les femmes mariées de 40 ans, ça rêve seulement à ce que leurs Farahbuleux-zépoux soient encore amoureux fous d’elles, non ? » (ah! Ingrate adolescence!)
Mouman@Facettes: « Figure-toi donc que non ma petite fille! Le gars dont j’ai rêvé, c’est Patrick Bourgeois, le super beau chanteur des BB! »
Farah : « Ouaaah! TROP HOT! » (ici lecteur, tu réalises que j’ai au moins 30 ans puisque quand j’avais 14 ans, on ne disait pas "Full Chill ". « Et qu’est-ce que vous faisiez, Pat et toi dans ton rêve? »
…
Et pendant que je découvrais une facette jusque là insoupçonnée de ma Mouman, tandis qu’elle me décrivait tous les gestes romantiques que le beau Pat avait eu pour elle dans son rêve (bon! Ils avaient sûrement été plus loin qu’elle ne me l’a dit à ce moment là mais j’avais seulement 14 ans et on s’est quand même toujours gardé une petite gêne Mouman et moi!), je découvrais aussi un monde nouveau : Ah bon? On n’arrêtait donc pas de vivre quand on avait la bague au doigt? On peut donc aimer quelqu’un (car Mouman aime Pepa c’est un fait prouvé depuis près de 25 ans! – non, ne sortez pas vos calculatrices, je sais que les chiffres ne fonctionnent pas mais je vous expliquerai les joies des familles reconstituées dans un autre billet!) et quand même ressentir du désir pour quelqu’un d’autre? Mais quoi? On peut se le permettre? Pour moi, ce fût une révélation…. Ma Mouman s’accordait le droit sporadique d’avoir l’esprit totalement indépendant de son mariage, tout en continuant à y être complètement impliquée?…
Je n’allais certainement faire moins bien!
Conclusion # 2 – Le fait de décrire nos pulsions est nécessairement un tabou puisque la transgression de celui-ci amène un châtiment QUI PEUT MÊME SE TRANSMETTRE À NOS ENFANTS!
Ou comment se déculpabiliser en mettant tout sur la faute de nos parents! Hihhihi!
Énoncé #3 – Écrire que l’on a des pulsions sexuelles pour d’autres tout en étant parfaitement heureuse dans son mariage, fidèle comme une chienne (drôle de tournure! Mmm!) et malgré le fait que cette innommable tare nous ait été léguée par notre Mouman est un tabou et entraîne un (des) châtiment(s).
Conclusion # 3 – Vos commentaires me diront si le troisième énoncé est véridique… et vérifiable!
Maligne, hein ?
09 mai 2007
Facettes d’enfants : Punch!
Tous les soirs, je vais récupérer mon plus vieux (aussi nommé le Farahtionnel ainé) au service de garde de sa merveilleuse école de banlieue. Nous profitons des 15 minutes dont nous disposons avant d’arriver à la garderie où nous allons récupérer le Facétieux cadet pour philosopher un peu (oui, oui, sans blague, on peut réellement « philosopher » avec un enfant de 8 ans! En fait, sans tomber dans les clichés psycho-pop, les enfants sont à mon humble avis les seuls et vrais philosophes puisque leur esprit est complètement libre, sans barrières et en pleine construction donc ouverts à toutes les possibilités.) Nous reviendrons sur les philosophes en herbe mais toujours est-il que chaque soir, mon Farahtionnel ainé et moi philosophons sur la vie (en général), la mort (si particulière), l’histoire de l’humanité (et de l’inhumanité aussi!), les maladies et autres sujets aussi passionnants que divers (e.g. pourquoi Sagohan ne peut pas encore se transformer en Super Saiyan? Est-ce que les défenseurs Digata réussiront à combiner leurs pierres de pouvoir ce soir et autres préoccupations d’un garçon de huit ans) Mais, depuis environ un mois, Farahtionnel ainé a ajouté un volet à notre quart d’heure philosophique : La minute « Rions un peu ». Tirées d’un livre du genre « 1001 blagues pour débutants ou comment faire pratiquer à vos parents leurs rires d’encouragement » qu’il consulte au sus-mentionné service de garde, il me rapporte quotidiennement de façon quasi-religieuse des blagues du genre : Farahtionnel ainé : « Maman, est-ce que tu connais le mot le plus long du dictionnaire? » Farah Facette-maman (prenant un air concentré et très sérieux de celle qui n’a naturellement aucune idée du PUNCH final): « Est-ce que ce ne serait pas anticonstitutionnellement ? » Farahtionnel ainé (d’un ton docte, l’index dans les airs): « Bien essayé mais tu es dans le champ – tiens donc? – c’est élastique, puisqu’on peut l’étirer tant qu’on veut! » Farah Facette-maman (offrant une magnifique et convaincante prestation du « rire d’encouragement ») : « pouaaahhhahahhhh ahha hhha hhhaaaa ! Elle est bien bonne celle-là mon ti-loup ! Je ne l’avais jamais entendue ! (ben voyons!)… Dans quel livre prends-tu donc toutes ces bonnes blagues? (que maman puisse le brûler…) » Naturellement, Facétieux cadet ayant été témoin à quelques reprises de la minute « Rions un peu » et imitant en tout son héros de grand frère décide lui aussi de se lancer dans une carrière hâtive d’humoriste et réclame à grands cris sa minute de gloire quotidienne (sûrement encouragé en cela par la démonstration exubérante et toujours soutenue de mon désormais à point « rire d’encouragement »). Malheureusement (ou heureusement!) Facétieux cadet n’a pas accès aux hautes sphères de la littérature burlesque puisque : a – La bibliothèque de la garderie se concentre surtout sur l’étude des minéraux (Cailloux et tutti quanti…) b – Facétieux cadet ne sait pas encore lire puisqu’il n’a que 5 ans! Nous devons donc endurer (et ici le mot est faible croyez-moi!), les efforts désespérés du petit choux pour avoir sa minute de gloire. Cette minute se transformant toujours en 5 minutes de reprises en partie de la blague du Farahtionnel ainé, entremêlés de bout d’annonces de télétoon et n’ayant pas vraiment de début ni de fin, rendant difficile le placement du fameux « rire d’encouragement » : Facétieux cadet : « c’est une fois un nélastique qui avait une banane dans l’oreille avec les deux grains de sable qui prenaient leurs zupers épées lasers pour tuer tous les méchants… » Farahtionnel ainé & Farah Facette-maman : « pouaaahhhahahhhh ahha hhha hhhaaaa ! » Facétieux cadet : « Aiiiyyyyeeeee, j’ai pas finiiiiiiii !!!! » (ah non?) « pis là les deux épées se sont tranformés en zupers Tranformeurs qui décident d’aller pêter dans les fleurs… » (ahh la phase anale!) Farahtionnel ainé & Farah Facette-maman : « pouaaahhhahahhhh ???? » Facétieux cadet : « Aiiiyyyyeeeee, j’ai pas finiiiiiiii J’ai diiiiIIt !!!! » … Je vous épargne le reste mais après deux semaines de ce régime, nos « rires d’encouragement » à mon aîné et moi ressemblaient plus à des bruits de ballounes qui se dé-soufflent qu’au son guilleret attendu. J’ai donc décidé de mettre mes culottes de Farah Facette-diplomate et j’ai essayé d’expliquer à ce cher petit humoriste que ses blagues manquaient peut-être d’un début, d’une fin et, chose importante s’il en est une en humour : DE PUNCH! Farah Facette- diplomate: « Tu comprends mon amour, il faut TOUJOURS que toutes tes blagues aient du punch ! Quand tu penses blagues, pense PUNCH ! » Le petit amour me regardait avec les yeux grands comme des soucoupes puis, tout à coup une lumière s’est allumée dans ses yeux…Et le lendemain : Facétieux cadet : « c’est une fois un nélastique AVEC DU PUNCH qui avait une banane dans l’oreille À CAUSE DU PUNCH. Les deux grains de sable prenaient leurs zupers épées lasers PIS LE PUNCH leur disait de tuer les méchants… » Farah Facette- ébahie: « pouaaah ???» Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat. Parfait exemple d’un syllogisme dans la plus pure tradition grecque! Qui n’était pas d’accord avec moi quand j’ai dit que les enfants étaient de véritables philosophes?
- Eugène Ionesco (1959)
