100 facettes... sans façons!

Combien de personnalité(s) peut-on avoir? Drôleries et coups de gueule d’une femme-de-carrière-supermaman-bombe-à-ses-heures-tentativement-comique-qui-rêve-de-réussir-sa-vie-en-étant-heureuse…ou serait-ce le contraire? Une tentative-de-femme-de-carrière-qu

24 septembre 2007

Vieillir dans le tiroir du bas avec la balance

Vieillir

C’est un fait, nous vieillissons. Je vieillis, vous vieillissez, nous vieillissons (merci Bescherelle !).

Jour après jour, plus de cheveux blancs, plus de rides.

Tous un peu plus mous dans notre corps, un peu plus durs dans notre caractère.

Pour certains d’entre nous, vieillir représente une belle chose : gain de maturité,  plénitude et tranquillité accrue, diminution des soucis financiers (bon… ça…).

Pourtant, pour d’autres, vieillir représente une catastrophe : il leur semble que tout n’est que renoncements, limitations et deuils (petits et grands) à faire.

Pourquoi y-a-t-il deux façons si diamétralement opposée de vieillir? Est-ce que notre âge d’or représente la somme de ce que l’on a vécu? Mais surtout, de COMMENT on l’a vécu?

Prenons par exemple deux femmes de 70 ans :

La première, appelons-la Quiétude, fait partie de toutes les associations d’aînées qu’elle peut, elle sort, est coquette, est toujours heureuse, n’a pas vraiment peur de mourir car elle considère qu’elle a vécu sa vie pleinement, elle a quotidiennement le sentiment du devoir accompli. Elle grimace aux limitations que son corps lui fait subir mais en fait son lot et s’arrange. Ainsi, elle n’hésitera pas à se résoudre à utiliser un de ces énormes tricycles motorisés si ça peut lui permettre de continuer à aller au marché pour sentir les bonnes odeurs de fruits et légumes fraîchement cueillis… Elle sourit quand un beau jeune homme lui ouvre la porte car elle sait qu’elle peut encore plaire.

La deuxième, Affliction, essaie tant bien que mal de garder sa vie en place, telle qu’elle l’a toujours été, telle qu’elle l’a toujours connu. Elle ne veut pas que rien change parce qu’elle vieillit et s’enrage des ravages que les années qui passent lui imposent. Elle combat tous les maux à coups de visites chez le médecin, de médicaments, d’examens et en oublie de respirer! Elle n’accepte aucune forme d’aide car elle ne veut pas être renvoyée à son âge et aux limitations normales qui s’ensuivent. Elle s’assoit dehors pour regarder les saisons qui passent, mais tempêtant parce qu’elles passent trop vite. Le regard tourné vers l’avenir, qui est moins dégagé, elle tremble face au vide qui nous attend tous inexorablement.

Regardons maintenant deux jeunes femmes de 30 ans :

La première, Énergie, apprécie chaque moment qui passe, essaie de voir le chemin parcouru avec un petit sourire, regarde celui qui lui reste avec un gros sourire. Elle relève les défis professionnels et personnels qui jalonnent sa vie en se relevant les manches et en s’entourant de personnes qu’elle aime et qui le lui rendent bien.

La deuxième, Apparence, a déjà soumis certaines parties un peu moins fermes de son anatomie au bistouri, voit tous les événements qui parsèment son parcours comme des épreuves qui lui sont imposées par une force extérieure à elle et contre lesquelles elle doit se battre ou pire, qu’elle doit subir. Elle s’entoure de gens qui paraissent bien et qui la font bien paraître.

Dans mon livre d’étudiant, sur lequel je suis tombée récemment, à côté de ma face souriante à trois boutons surplombée de la traditionnelle toque de finissant, cette petite pensée écrite par un de mes amis philosophes (fumeux de pot sur les bords, j’en conviens) :

L’avenir ne t’appartient pas encore

Le passé n’est plus entre tes mains

Seul le présent est réel… Profites-en!

C’est trop triste de vieillir dans l’apparence et l’affliction. Moi, je décide de vivre avec énergie et quiétude. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons qu’une vie à vivre… Profitons-en!

La balance et les tiroirs

Je sais, plusieurs d’entre vous m’ont écrit des petits mots me reprochant mon récent manque d’assiduité.

C’est de la faute à la balance et aux tiroirs.

Balance interne qui régule ma vie : Ma tête balance entre lire un bon livre ou écrire. Mon corps balance entre dormir ou écrire. Mon sexe balance entre aller me coucher près de mon homme ou écrire. Mon foie balance entre un 5 à 7 ou écrire. Mon cœur balance entre sauter dehors sur le trampoline ou écrire. J’ai juste eu la balance qui a penché un peu plus d’un côté pour un petit moment.

Puis, il y a aussi les tiroirs. Mon tiroir de maman de deux jeunes d’âge scolaire étant bien ouvert en ce moment, en même temps que celui de jeune professionnelle qui a une nouvelle job et vous comprendrez que d’aller fouiller dans le tiroir du bas afin de vous sortir mes vieilles paires de chaussettes mentales n’est pas très aisé en ce moment…

On se reparle bientôt… En attendant, allez faire le ménage de vos tiroirs!

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23 août 2007

Cœur de lou-oup!

Je suis une fille de gang. Je vous l’ai déjà dit, j’aime les sorties entre amis (et j’en abuse! – surtout pour une mouman – selon certains standards). J’ai de bon(ne)s ami(e)s, qui m’entourent bien. C’est une partie importante de ma vie, cela fait partie de ma nature profonde et je suis prête à sacrifier pas mal d’heures de sommeil seulement pour le plaisir de me retrouver avec eux.

J’adore ma famille (me semble que ça transparait) : j’organise régulièrement des soupers de frères et sœurs où toute la fratrie se retrouve chez moi, avec leurs conjoints, les enfants, quelques amis et on joue aux cartes, au Skip-Bo, au Toc (avec les bons règlements maison) et l’alcool coule à flot afin que tous puissent se la couler douce. Je me considère comme tricotée serrée avec mes frères et sœurs mais aussi avec mes parents, beaux-parents, mes oncles, tantes, cousins et cousines.

Je suis bien entourée aussi au travail. Je considère que je suis assez proche d’une bonne quantité de collègues (pas assez pour que je les invite chez moi afin qu’ils puissent répéter à tous combien la tuile de ma chambre à coucher est laide – hon! La vilaine superficielle! Et ooooui, vous avez bien lu, j’ai de la tuile dans ma chambre à coucher! – on en reparlera! Mais assez près d’eux pour pouvoir faire des bonnes jokes de pets ou écouter leurs confidences quand ils en sentent le besoin).

Même si je suis loin de me mêler de la vie de tout un chacun, j’ai jusqu’à avoir un certain niveau de relations avec mes voisins et voisines! Il y a la mère du meilleur ami du Farahtionnel, femme au foyer au cœur d’or qui est d’une grande aide quand les foutus camps de jour finissent 1 semaine avant la rentrée! Il y a aussi la grand-mère d’une petite amie de garderie du Facétieux. Puis la gentille voisine qui était dans mon cours d’aérobie et avec qui mon Farahbuleux zépoux covoiture. Ou encore les baby-boomers pour qui je ramasse le courrier quand ils sont en Floride. Sans oublier la nouvelle jeune maman qui a besoin d’être rassurée. Ou encore ce petit couple de la troisième maison dont l’homme… bref, vous avez compris!

Mais pourquoi autant de monde? Pourquoi ce besoin d’être si entourée? Hé bien je crois que le Darwinisme a plus ou moins « pris » sur moi et que j’ai encore de cet esprit de meute - caractéristique à certains mammifères - bien ancré!

Avant – dans l’ancien temps – c’était simple : la meute familiale était bien assez grande pour combler tous nos besoins de regroupement. Les familles de 10 n’étant pas rares, quand on rajoutait toute la parenté proche et éloignée, le bedeau Thibodault et la commère du village, notre réseau naturel était bien suffisant pour combler nos besoins de soutien, d’affection, d’information, de divertissement. (En plus, avec Pépère et/ou mémère qui habitaient à la maison, on avait accès à un service de garde complètement gratuit car ils pouvaient avoir un œil sur les enfants pendant qu’on « dérochait » les terres de la Beauce!)

Mais avec l’arrivée des familles de 2-3 enfants, avec les grands-parents baby-boomers qui n’ont pas (encore!) pris tous leur retraite (mais qu’est-ce qu’ils attendent?), avec un voisinage quasi-inexistant (paradoxalement, surtout en ville où l’on est cordés les uns sur les autres comme dans une boîte de sardines!), avec la disparition des églises et de leurs grenouilles de bénitiers si serrrrrviables, que reste-t-il de ce réseau d’aidants « naturels »?

  1. C’est bien simple, quand on y pense, je fais partie de la première génération de mères pour qui les enfants n’iront pas diner à la maison et/ou chez une gentille voisine. Mon fils a seulement 8 ans et il sait parfaitement comment fonctionne une cafétéria (personnellement, la première que j’ai vu c’est à mon entrée dans la grande école, en secondaire 2! Avant que j’aie de l’argent de poche pour me permettre de me payer le luxe d’une galette d’avoine et d’un jus Oasis Bananorange, il a fallu que j’attende une autre année!). Oui c’est positif car il sera beaucoup plus débrouillard mais en même temps, mon cœur se serre juste à l’imaginer en ligne, son cabaret vert-caca en main, attendant patiemment sa portion de patates-pilées en poudre. Ne manque que la chemise blanche et la cravate noire pour que cette image se transforme en évocation de ce à quoi ressembleront probablement tous ses lunches au sein de sa future entreprise.

  1. J’ai dû, à un certain moment donné, moi aussi me résigner à ce que ce soit d’autres personnes qui élèvent mes enfants: des femmes diplômées en techniques de garde qui connaissent toutes les étapes de développement d’un enfant sur le bout de leurs doigts mais qui sont, d’abord et avant tout, PAYÉES pour faire ce que moi je fais gratuitement et par amour. Des femmes la plupart du temps extraordinaires mais qui ne pourront jamais remplacer Mémère et sa soupe aux légumes maison, qui s’occupe de toute la marmaille avec des "paparmanes" plein les poches.

  1. Oui bien sûr, pour la plupart des jeunes (!) de ma génération, nos mamans travaillaient. Mais nos mamans n’avaient pas le même type de pression que nous avons. Bien sûr, elles avaient celle (encore présente, n’en déplaise à nos utopistes dirigeants) de se faire une place dans un marché du travail encore très réticent à l’arrivée des femmes mais pendant qu’elles se battaient au travail, elles n’avaient pas en plus à se soucier de où nous étions : les voisines qui ne travaillaient pas étaient là pour jeter un œil sur nous, les enfants-clé-dans-le-cou! Grand-maman nous avait préparé des bananes à split pour dessert. Aucun maniaque ne venait nous demander de l’aider à retrouver son chien. Nos mamans pouvaient donc, lorsqu’elles étaient au boulot, se concentrer sur leur bataille sans craindre d’avoir la DPJ et l’opinion publique aux fesses parce que leurs marmots sont laissés à eux-mêmes une petite heure au retour de l’école. Elles pouvaient aussi arriver plus tard que 18h03 sans retrouver leur petit tout habillé, les attendant sur le bord de la porte, avec une facture de 15$ (3 minutes x 5$ la minute) accroché au revers de son manteau. Les bonnes vieilles gardiennes / mamies / tanties nous installaient avec un verre de lait et une beurrée de beurre d’arachides devant Passe-Partout pour nous faire patientier, pas devant une porte vitrée en regardant impatiemment leurs montre et en soupirant parce leur « shift » est terminé!

Toutes ces nouvelles réalités, cet effritement du réseau naturel, jumelé avec la baisse de natalité, font en sorte que certaines jeunes familles vivent dans un isolement assez inédit dans l’histoire de l’humanité. En Amérique du Nord (contrairement à certains pays – les pays plus "latins" notamment), les enfants n’appartiennent pas à la communauté. Ils sont la propriété totale et exclusive de leurs parents. S’ensuit donc un désengagement collectif face à la réalité des autres (notamment des familles).

J’ai personnellement, ayant eu mes enfant à un âge assez ferme (lire : tendre / jeune – dans mon cas c’était, ce ne l’est malheureusement plus, synonyme) eu à vivre cet ostracisme silencieux et pernicieux envers les jeunes familles à quelques reprises. Combien d’amis j’ai perdu parce que j’étais souvent accompagnée d’un magnifique marmot vagissant et bavant alors qu’avant, « dans le bon vieux temps »  il était normal que les enfants de tous un chacun courent partout… Au fil des années, les « autres » m’ont heureusement « rattrapé » et nos rencontres bourdonnent non plus du son tonitruant de la musique mais de l’écho des cris de notre progéniture se disputant une endiablée partie de soccer… Si les premières années en ont été d’adaptation et de solitude parfois difficile à avaler, nous sommes maintenant heureusement sorti de cet isolement dans lequel nous avions un peu été poussé à nous réfugier. Npus avons enfin trouvé nos "semblables"

Ce que les enfants, les parents, et j’irais même jusqu’à dire, ce que tous les gens sains d’esprit qui en ont assez de cette vie de fous ont besoin, c’est que nous nous engagions un peu plus les uns envers les autres. Mon plaidoyer, vous l’aurez j’espère compris, n’est pas que pour les jeunes familles. C’est un appel à la reconnaissance que tous, collègues, voisins, famille, nous faisons tous partie de la même meute et que sans cet engagement, nous allons contre notre nature profonde de mammifères et tournons lentement mais sûrement en une espèce nouvelle de végétaux, qui à force de pousser seuls, s’étiolent et se pâlissent.

Rendons-nous donc un peu plus service, allons vers les autres avec un peu plus de confiance et c’est réellement ainsi que nous pourrons améliorer la société dans laquelle nous vivons (et non pas à coup de réseaux de garderies à contribution réduite!)

Dans cinq jours c’est la pleine lune, alors unissez vos plus beaux hurlements aux miens et affirmons haut et fort que nous faisons encore partie d’une meute, celles des parents et adultes engagés... envers les autres êtres humains…

Ahhhhoooooouuuuuu!!!!!!

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16 août 2007

Oh mon deuil !

Ça fait maintenant 12 jours que je suis revenue de vacances…

12 jours que je regarde mon ordinateur, me demandant ce qu’il me veut…

12 jours que je me dis qu’il faudrait bien… que je dois absolument… qu’il faut que…

12 jours que je doute en être encore capable, que je suis convaincue que le blanc de l’écran ne pourra plus se couvrir de lettres, de mots, de phrases, de paragraphes…

Écrivaine ratée, j’avais une simili-angoisse de la page blanche… Je ne voulais pas en parler car je craignais d’avoir l’air de me plaindre ou de rechercher les compliments / encouragements mais ce fût plus fort que moi : pour exorciser ce petit démon et comme la perspective de ressembler à Regan MacNeil et de me mettre à hurler à pleins poumons : « J’sais pu quoi dire, j’sais pu quoi diiiiiiire » tout en ayant la tête qui me tourne à 360 degrés me plaisait plus ou moins (surtout parce que le chiro, c’est cher et que c’est juste couvert à 80% par mes assurances collectives!) il a bien fallu que je prenne mon clavier à deux mains et que je lui montre, à ce démon de la farniente littéraire (on se prend pas pour de la marde!) qu’il ne m’aura pas!

Et comme si ce n’était pas assez, ma merveilleuse amie Djou m’a mentionné que je devrais, afin de rehausser un peu le niveau de mon merveilleux défouloir, agrémenter mes billets de quelques propos un peu plus éditoriaux. Meeeerde! Je ne lui ai surtout pas avoué mais c’est bien ce que je me dis (très souvent) moi aussi… Ce qui est dommage, c’est que comme j’ai une opinion sur tout, je ne sais absolument pas par quoi commencer. Re-stress…

Me revoici donc, encore hagarde, balbutiante, hésitante, confuse, les mains tremblantes, avec aucune idée de quoi je vais bien pouvoir vous entretenir.

Pourtant, ces quelquessssss jours de repos ont été fertiles en événements et émotions de toute sorte :

1- J’ai  célébré (!) les 30 ans de la mort du King en sortant mon kit à paillettes et en mangeant un gros T-Bone bien épais (le steak n’a pas vraiment rapport mais je m’imagine toujours Elvis, dans ses dernières années, attablé devant un ÉNORME morceau de bœuf texan, le menton reluisant de gras animal).

J’aime sentir que je fais partie d’une secte, celle des Adorateurs d’un Chanteur Populaire il y a 5 Décennies Maintenant Décédé (au moins, il véhiculait de belles valeurs lui, pas comme ce drogué de Kurt Cobain!). Je trouve ça vraiment sain d’aller, en compagnie de quelques 75 000 autres personnes partager mon deuil en me stationnant devant les grilles de la « maison de la grâce ». Fi de me contenter de seulement écouter ses disques et d’en parler / d’y penser pendant un jour ou deux! Voyons donc, c’est du KING qu’on parle ici! Il faisait tout en grand, alors nous aussi!

Je ne peux vous dire à quel point je me suis vraiment sentie en communion avec « Tom Vigil, 42 ans, originaire de Denver [qui] était bien décidé à ne pas laisser la chaleur contrarier ses plans, même avec un morceau de poumon en moins à cause d'une récente opération chirurgicale. [En effet], vêtu d'un costume noir à la Elvis, Vigil tirait derrière lui un réservoir à oxygène relié à un tube respiratoire fixé sur son nez. » Un sacré bon gars ce Vigil! Un vrai adorateur! Et les mauvaises langues qui disent que son oxygène lui a monté au cerveau, et bien je peux vous dire que, pour y en avoir moi-même « emprunté » quelques bouffées, à part quelques étourdissements et une ou deux hallucinations (imaginez-vous donc que je crois avoir vu 40 millions de dollars tomber dans les coffres de Memphis… franchement! Qui dépenserait autant d’argent pour partager un deuil d’une personne qu’il ne connaît pas alors que des enfants meurent de faim chaque jour?), les effets secondaires de l’oxygène à 40 degrés celcius sont presque nuls!

2- Je me prépare à souligner (_ _) le dixième anniversaire de la mort – atroce -, (on dit toujours ça quand c’est une mort par accident, non?) de la mort de Lady Di en me faisant teindre en blonde platine (à la place de mon blond jaune) et en changeant mon sourire PepsoDent-bien-trop-fendu-jusqu’aux-oreilles par un petit sourire gêné, tête légèrement penchée vers la gauche.

Que voulez-vous, j’ai toujours voulu être une princesse, et c’est la seule (en vrai – Blanche-Neige est tellement « out » avec sa jupe beige bien trop longue pour la saison) que je connaisse. Faut bien que je me moule à mon modèle. Je me souviens encore qu’à son décès, je fainéantais sur les bancs de l’université en compagnie d’autres sociologues en herbe et qu’une de nos profs nous avait fait toute une analyse sur le « phénomène entourant la mort - et la glorification - de Lady Di en tant qu’acte sociétal».

Pfff… quelle sotte cette titulaire! Voyons donc, Lady Di, c’était pas un « phénomène », c’était une prin-ces-sssee bon! Pis une princesse, on se doit d’aduler ça, de vénérer ça, de scruter ses moindres faits et gestes parce que ça nous indique la bonne chose à faire! C’est pas une glorification qu’elle mérite, c’est une béatification!

Des modèles de femmes comme ça, on en a plus! Essayez donc de garder le pli de votre pantalon-safari beige intact et votre blouse blanche immaculée quand pleins de petits crasseux veulent vous serrer la main... Y’a pas une doctoresse de médecins sans frontières qui y arrive! Ça non monsieur! Bien elle, notre princesse du peuple, elle en était CA-PA-BLLEEE…

Je prévois donc encore une fois aller souligner l’anniversaire de sa mort en allant à Buckingham avec les toutes les Anglaises d’Angleterre, afin de revivre (et revivre, et revivre, et revivre – on passera en boucle sur CNN) mon deuil en collectivité, afin de bien pouvoir crier mon désespoir à la face de toutes les grilles de tous les palais où ses merveilleux yeux de biche se sont posé. Non, je ne resterai pas chez moi, à faire un don discret aux victimes du SIDA, voyons donc! Je prendrai plutôt le plus gros bouquet que le fleuriste du coin pourra me fournir et j’irai le déposer, avec des milliers d’autres bouquets, sur un trottoir londonien, duquel on aura évidemment fait disparaître toute trace de crottes de Yorkshire.

Morale : À mon décès, ne restez pas dignes, ne vivez pas votre chagrin chacun dans votre coin. Organisez un téléthon, avec des clowns, des ballons, des brailleuses italiennes, car au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les deuils ça se passe maintenant à la télé!

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P.S. J’ai aussi constaté le décès du blog de Caroline et honnêtement, j’ai eu la larme à l’œil… Je sais, je ne connais pas Caroline (enfin, pas plus que n’importe lequel de ses lecteurs moyens) mais le fait de ne plus pouvoir lire ses petites pensées quotidiennes m’a fait le même effet que quand on finit un bon livre : c’est comme un petit deuil à faire, on voudrait retourner en arrière et revivre le plaisir de lire cette bonne histoire pour la première fois, en ignorant cette fin un peu triste… Mais comme je ne suis pas encore assez célèbre pour partager mes larmes sur LCN, (la chaîne d’information en continue), je vous les lance quand même en pleine face, à travers votre écran personnel… Non mais…

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22 juillet 2007

Voyage au pays des odeurs

Je suis retournée encore une fois dans cette partie du Québec qui m’a vu grandir.

Cette région, je ne l’ai jamais habitée, mais presque toute ma famille (rapprochée et éloignée) l’habite.

C’est le seul coin de mon pays qui soit immuable, qui, malgré ses transformations, ne change pas. C’est mon port d’ancrage, ma stabilité, mon réconfort. Je m’y sens familière tout en y étant une parfaite étrangère. Je connais ses histoires d’horreurs, ses coups d’éclats et jamais je n’en fait partie, autrement que comme spectatrice, observatrice des vies qui s’y déroulent et s’entrechoquent. C’est le village où mes grands-parents ont décidé de s’installer, où mes parents se sont rencontrés, où mes oncles ont prospérés. Ce n’est pas un beau village, il n’a rien d’une carte postale, mais la seule vue de la pancarte sur l’autoroute annonçant son nom me fait éclater de rire. La campagne qui l’entoure a résonnée des mes cris d’enfant et ses champs portent encore les traces de mes pas.

Je ne l’ai jamais habitée mais pourtant cette patrie m’habite, c’est toute mon enfance qui se blottit au creux de ses vallons.

J’y suis donc retournée. Et j’ai retrouvé les odeurs de mon enfance, celles qui nous font palpiter les narines et inspirer profondément, à la recherche des souvenirs qui s’y cachent.

Il y a tout d’abord eu, sur l’autoroute, l’odeur profonde de la verdure. Cette odeur lourde, mélange de terre noire et de fleurs sauvages, de sève et de soleil qui réchauffe les plantations. Le nez en l’air, je me suis repue de cette odeur capiteuse, pourtant fraîche et vivifiante comme une cascade d’eau claire, si différente de celle, plus humide et plus chargée, de la ville que nous venions de quitter, il y a une heure à peine.

Ensuite, il y a eu l’odeur d’after-shave sur la joue de mon père. Cette incomparable odeur qui, malgré les parfums qui passent, garde toujours une note boisée de chêne, semblable à celui qui la porte; solide comme le roc mais la tête toujours en mouvement, se balançant continuellement, semant ses fruits à tout vent. Fruits dont les écureuils qu’il accueille en son creux se nourrissent et qu’ils apprécient comme le plus grand des festins.

Quittant la demeure paternelle pour quelques heures, je me suis ensuite payé une escapade jusqu’au Sanctuaire de mon enfance. Je suis remonté jusqu’au Saint des Saints de mes souvenirs. En ce lieu où j’ai passé tant et tant de dimanches, avec les cousins et cousines à courir de bas en haut de la butte. En ce lieu où nos parents peinaient à combler la panse des pèlerins. En ce lieu où ma grand-mère, à coup de tapettes amoureuses sur les fesses et de tarte aux œufs, a gagné sa vie à l’eau (bénite) de son front. En ce lieu où nous nous sentions les rois du monde, en ce temps où le bout du monde était aussi loin que nos regards puissent se poser (c’est à dire de l’autre côté de la vallée verte et ocre que nous surplombions) j’ai retrouvé des odeurs que j’avais oubliées. Odeur de cire fondue, odeur de cire à bois qui s’allient pour me rappeler que jadis - moi la valkyrie n’ayant peur de rien, suivant les garçons dans leurs jeux stupides autant que les filles dans leur monde imaginaire, les jambes couvertes de bleus, les mains noires de terre - ma seule préoccupation était de savoir si Grand-Maman m’avait gardé des « peanuts » pour que je puisse nourrir les écureuils.

Et de voir mes garçons à moi, sortir des sentiers parfaitement tracés du chemin de croix pour aller explorer les choses merveilleuses qui les attendaient autour m’a fait retrouver une parcelle de cette enfance envolée. Leurs pas confiants sur la mousse verte, le tapis de feuilles mortes et d’épines de pin m’a rappelé comment il est facile parfois de s’écarter de la voie que d’autres ont tracé d’avance et que les découvertes que l’on peut y faire sont aussi merveilleuses et simples qu’un caillou tout rond et lisse comme un œuf, et qu’il suffit parfois de s’abandonner au rythme de nos pas et de faire confiance à nos pieds pour qu’ils nous guident à travers notre propre voie.

Puis est venue l’odeur de lavande. Celle qui pousse sur la terre patiemment retournée par ma Mouman. Celle qui parfume les gardes-robes de la suite royale qu’elle a aménagée avec amour (et un maudit gros budget!) pour nous, sans oublier personne. La lavande qu’elle a ajoutée au bain de ses petits-fils, afin de les faire relaxer avant qu’ils n’aillent s’endormir au creux de cette maison, toute faite de rideaux et de coussins, pensée expressément pour eux et leur imagination débordante, maison dédiée à accueillir leurs histoires inventées et celles que nous leur lisons le soir, blottis au creux de leurs petits bras.

Et finalement, comment oublier cette sublime odeur de zoeufs pourris, émanant de la première paire de fesses à laquelle j’ai changé des couches? Ces fesses, que j’ai vu grossir, s’allonger, et s’orner de poils noirs frisés? Les fesses du premier homme de ma vie, celles de TiFraire@Facettes qui ont exhalé durant tout notre séjour des remugles dignes des égouts de Calcutta, nous plongeant parfois, sa tendre moitié Doudoune@Facettes et moi, dans des nuages suffocants de pestilence anale. Même cette odeur a ravivé, par les fous rire incontrôlables qu’elle a provoqué, les souvenirs de ces innombrables soirées où, encore des jeunôts, TiFraire@Facettes et moi nous nous racontions des histoires drôles à faire s’esclaffer le plus ascète des pères Franciscain et où, étouffant nos rires derrières nos mains pour ne pas réveiller la maisonnée, nous refaisions le monde ou tout simplement les événements de la journée en l’agrémentant de notre imaginaire complètement tordu. Le moindre bruit corporel se transformait alors en point d’exclamation final à une nouvelle pseudo-théorie sur le genre humain du style : « pourquoi quand quelqu’un pète, on ne peut pas s’empêcher, même si on sait que ça va nécessairement puer, à renifler et à sentir avant de s’exclamer : Ouach! Mais-tu pues donc ben! ».

Oui, les odeurs font partie de nous, de nos souvenirs. Elles sont le sel qui parsème notre psyché et nos réactions face à celles-ci me rappellent toujours que dans le fond, nous sommes des mammifères qui retrouvent leur foyer par les arômes qu’il dégage, comme des empreintes laissées dans notre mémoire qui nous aident parfois à retrouver notre chemin vers qui nous sommes vraiment.

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17 juillet 2007

La survenante

Dans un monde noir de mots
Je cherche un mot noir de monde
Mais y’a pas de mots
Juste un lait qui monte
Inonde mon 8½ par 11

- Loco Locass – « La Survenante » sur Amour Oral (2004)

Depuis que je suis jeune, de rédactions pédagogiques (non, je ne suis pas un autre de ces profs en congé de maternité qui pullulent sur la blogoshpère mais je parle ici des compositions devant être rendues dans le cadre de mes études), en rapports professionnels (bon, ici je ne parle pas de « rapports humains » rapprochés genre « on se tape le petit stagiaire aux archives »  mais bien de Comptes-Rendus divers devant être effectués dans le cadre de…), depuis que je suis jeune donc, je sens un besoin d’écrire…

Un seul hic… Je n’ai absolument aucune imagination!

Bon d’accord, je me reconnais un certain talent pour raconter des histoires, pour exagérer des souvenirs, pour conter des bonnes jokes de pet mais j’ai absolument besoin d’un canevas, d’un guide.

Ce qui veut dire que je suis absolument incapable d’écrire de la poésie. Ma psy dirait que j’ai de la difficulté à exprimer mes émotions, moi je vous dis que c’est strictement parce que je manque d’inspiration… Je veux bien écrire des poèmes, mais sur quoi? Les fleurs? Les arbres? Les ti-zoizeaux? Les enfants? Ah oui! Les enfants, ça je connais :

Un enfant
Ça peut être tannant
Un petit
Ça fait pipi au lit
Un marmot
Ça peut vous rendre barjot
Votre progéniture
Ça a créé des vergetures

Bon… vous voyez, c’est pas vraiment ma tasse de thé!

« Mais Farah! Pourquoi ce long préambule? » me direz-vous… Bien tout simplement parce que je m’en vais pour 3 jours chez mes parents faire le plein de sujets, de câlins, de fous rire et de souvenirs et que je voulais absolument vous pondre un LOOOONNNGGG billet intelligent avant de vous quitter brièvement mais voilà! L’imagination me manque… (et le temps aussi! Il est tard et je n’ai pas encore préparé les bagages des petits@facettes).

Alors donc, ce long préambule est une forme d’excuse pour la petitesse, pour la maigreur de ce billet… En fait, le premier sujet est presque directement un « copier/coller » d’un commentaire que j’ai laissé sur le site de P’tit Rien qui demandait si nous avions déjà volé quelque chose (désolée la p’tite, toi tu l’as déjà lu!) et le deuxième est court, mais il m’a vraiment fait rire… Alors pardonnez-moi d’avance mais coudonc! C’est les vacances alors soyez indulgents.

Aujourd’hui, j’ai une confession à vous faire…

Je vole à presque tous les jours!

Oui, oui, je sais, c’est trrrèèèsss vilain de voler (et je prie tous les jours que mes enfants ne tombent pas par hasard sur mon blogue, afin qu’ils ne découvrent pas tous les autres défauts que je confesse ici et que j’essaie qu’ils n’aient pas…) mais c’est plus fort que moi. Ça a commencé quand j’étais très jeune et maintenant, c’est comme une pulsion que je ne peux pas refouler. Mon esprit dit non, mais mes mains volettent et volent allègrement, sans que je ne puisse rien faire pour les empêcher. C’est devenu une seconde nature qui s’exprime à tout moment et avec tous.

En effet :

Je vole mes collègues de bureaux (dès qu'ils ont le dos tourné, hop!)

Je vole mes ami(e)s, à leurs nez et barbes (ben surtout mes amis, mes amies elles n'ont généralement pas de barbe)

Je vole mes frères et sœurs qui, grâce à leur amour inconditionnel, ou tout simplement par habitude, font semblant de n’avoir rien vu quand ils me prennent la main « dedans ».

Je vole mon époux. S’il a le malheur de me tourner le dos, alors je m’en donne à coeur joie et je lui chipe à peu près tout ce que je peux.

Oui, oui, je sais, je suis incroyable mais tenez-vous bien: JE VOLE MÊME MES ENFANTS! Mais de toute façon me dis-je dans ces moments-là, mes enfants nagent dans l’abondance donc ce n’est pas un petit « emprunt » qui les privera et les fera mourir de faim!

Aidez-moi chers lecteurs, acceptez la confession de la plus grande pique-assiette que la terre ait jamais portée! C’est une indécrottable cleptomane de la petite frite qui dépasse, du cornichon dédaigneusement rejeté, un véritable sac Glad en talons hauts qui vous crie son désespoir! Soutenez-moi!

J’ai déjà pensé à aller en cure de désintox. Mais seulement le fait de penser devoir passer 3 semaines à regarder des assiettes pleines ne m'appartenant pas et me retenir de n'en prendre "qu'une petite bouchée", pendant qu’une thérapeute me chuchote à l’oreille « vas-y ma grande, je sais que c’est difficile mais réééésiste… », me donne de l’urticaire!

Dites-moi que vous me comprenez, que vous m’acceptez malgré ma différence! Serrez-moi dans vos bras! (et je pourrai ainsi vous chiper votre dernière bouchée de croute de pizza!)

1er juillet 2007.

Le Farahtionnel va passer l’après-midi chez un copain. Le Farahbuleux et moi décidons d’amener le Facétieux au parc, question de lui faire dépenser un peu d’énergie.

Mais voilà. C’est la fête du Canada.

Et on se sent un peu bizarres.

Parce que qui dit parc le jour de la fête du Canada, dits drapeaux unifoliés, dit musique, dit structures gonflables, dit thérapie incroyable pour un petit garçon de 5 ans qui a l’air d’avoir bu 6 cafés arrosés de 4 Red Bull!

Donc on est contents de l’amener au parc pour lui (et nous!) faire plaisir mais on se sent coupables parce qu’on a un peu l’impression de trahir notre Québec.

Parce qu’on a pas du tout fêté la Saint-Jean cette année.

Donc on se sent légèrement sales, juste d’être là…

Pas qu’on soit de super-séparatistes ou enfants d’ex-Felquistes mais on est quand même fiers de notre belle province et de sa spécificité nord-américaine et on ne croit pas vraiment à ce beau mirage du Kénéda uni « Coast-to-coast ». Notre culture est résolument plus européenne qu’américaine et puis voilà, on ne s’identifie pas tellement à « l’autre Canada »

Mais on va quand même aller au parc, profiter de l’argent de nos impôts fédéraux.

Par contre, on a pas tellement envie d’expliquer au Facétieux que dans notre famille, normalement, on fête grandement la Saint-Jean mais qu’on ne fait qu’apprécier le férié du 1er juillet.

Parce qu’on est quand même au parc, et qu’on y était pas le 24 juin…

Je ne peux m’empêcher de fredonner toutes sortes d’hymnes québécois :

« Libérez-nous des Conservateeuuueuurs, Libérez-nous des Conservateeuuueuurs »

« Gens de la province, c’est votre tooouurr, de vous laissez-parlez d’amooouuur »

Et quand le Facétieux, impressionné par l’allure résolument « différente » de son parc habituel et par l’immense Titanic en toile de parachute gonflée à bloc, nous demande :

« Ouuuaaaahh!!! Est-ce que c’est la fête de quelqu’un ?»

Nous (parents, tout sauf pédagogues en cet instant de gêne) répondons : « Mouais, c’est la fête du Canada, c’est comme la place où habite, mais de loin… Tu sais qu’on habites sur Rue Tranquille, en la merveilleuse ville de  Banlieue-Éloignée, située dans la Belle Province. Hé bien cette province est elle-même située dans le Canada. Tu comprends? Non? Bien dis-toi que c’est comme aller à la fête de ta grande-tante Gertrude. Enjoy!»

Facétieux, devant une explication aussi laconique et succincte ne lui permettant pas, on en convenait, de comprendre le concept de « plusss grand meilleur pays du monde » si cher à Jean Chrétien, mais surtout devant nos visages disant clairement qu’il ne pouvait définitivement pas aspirer à une meilleure explication haussa les épaules et se lança à l’assaut du Titanic qui déjà, piquait dangereusement du nez…

Mais toute la journée, entre deux escalades, il laissait échapper des petites phrases montrant bien sa compréhension toute personnelle de cette fête :

Devant l’abondance de tissus rouge partout :

« Ah, je le sais! C’est la fête du Canadien! »

Ça devait être de la flanelle…

Devant une pancarte d’un des commanditaires :

« Ben non! C’est la fête de Canadian Tire! »

« Ouais » ai-je répondu, jetant un coup d’œil vers l’estomac du Farahbuleux-Mari

Ouvrant grand ses oreilles:

« Maman, est-ce que c’est la fête de ceux qui parlent en anglais?? »

Pour celle-là, je me suis contenté de lui ébouriffer les cheveux… Mon digne fils…

Voilà! Mine de rien, j’ai quand même fait 4 pages! Bon ok, je le concède, j’ai pas d’imagination, mais dieu que j’ai de la « jasette »!! Ça compenses-tu?

Et les valises qui ne sont toujours pas faites…

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29 juin 2007

C’est le temps des vacan-an-ces!

Chagala tous! Le temps des vacances vient de commencer! Pour la majorité d’entre nous qui n’avons pas « le choix » de nos vacances estivales, le festival des : Fériés; Il reste ## dodos – ouvrables – avant le jour V; Déjeuners, lunchs & autres 5 à 7 « d’avant les vacances »… bat son plein!

Joie? Allégresse?

Pas pentoute!

Savez-vous ce que cela représente les vacances pour toutes les moumans et les poupas de cette province? Un vrai calvvaiiirrree!!!

« Maudit que té pessimiste Farah! »

Nanonnn… Laissez-moi élaborer un ti-peu, bout de viarge, j’ai quand même droit à une couple de pages, non?

Bon, tentons d’y aller logiquement…

Premier postulat :

Vous n’êtes pas un étudiant, ni un prof, ni un travailleur autonome, ni un jeune entrepreneur ambitieux, ni même une jeune maman en congé de maternité, bref vous n’êtes pas un paumé! (hihihi, je sens que je viens de me faire des amis moi là!)

Deuxième postulat :

Vous êtes un(e) personne qui a :

a)    un emploi dans le domaine de la construction et qui doit obligatoirement prendre ses vacances durant les deux dernières semaines de juillet (pour nos amis trans-atlantique, le terme « vacances de la construction » réfère à la période de vacances estivales mises sur pied à l’origine afin de prévoir et d’harmoniser l’arrêt des grands chantiers. Par extension et avec le temps, ces deux semaines sont devenues des « vacances du Québec » car la majorité des services gouvernementaux et des entreprises « ralentissent » leurs activités)

Ici, je vais m’abstenir de faire une blague de mauvais goût sur : comment un fonctionnaire peut-il ralentir ses activités et éviter le coma? car je me suis fait assez d’amis pour aujourd’hui!

b)    moins de 25 ans d’expérience au sein de la compagnie pour laquelle elle travaille et qui est donc incapable de choisir les « vraies » semaines de vacances intéressantes (Exit le temps sec de Juin, bye-bye la douce torpeur de Août, welcome les 2 dernières de juillet!)

c)     accepté la première job venue après son diplôme « afin de se faire de l’expérience et que ça fasse beau sur son CV » et qui travaille donc pour une grosse compagnie qui elle, arrête complètement ses opérations pendant 1, 2 ou même 3 semaines, pendant l’été, semaines qui deviennent donc « de vacances » obligatoires pour tous les employés (ou aussi appelé communément un « Shutdown). Un shutdown se prend normalement, vous avez deviné, pendant les « semaines de vacances de la construction »

Troisième postulat :

Vous habitez la merveilleuse province de Québec (dont la fête nationale se célèbre le 24 juin) dans le non-moins merveilleux pays du Kénéda (dont la fête nationale est le 1er juillet).

Bon! Si on se comprends bien, ça nous fait donc, à compter du 20 juin :

1)      Une semaine de travail de 4 jours (St-Jean-Baptiste oblige!)

2)      Une AUTRE semaine de travail de 4 jours (Canada Day’s off)

3)      Une minuscule petite (toute petite) semaine de travail de 5 jours où, de toute façon, au travail il ne se passe jamais rien d’intéressant puisqu’il ne nous reste que 5… oups! 4… Hisssh! Zuste 3! Bon ça ne me donne rien de commencer un nouveau projet 2 jours euh… la veille de partir en vacances!

Et ensuite? BANG! C’est les vacances deux belles semaines à se reposer, à pouvoir décrocher, à profiter de la vie, à rire aux éclats en courant dans des champs de pâquerettes, les cheveux au vent, avec une odeur de lessive fraîche qui nous colle à la peau…

Hein? Hum? Je me suis endormie et je rêve en couleurs? Haaa…

Ah oui, c’est vrai! Non Non le repos! Le « profitage de la vie » pis toutes ces niaiseries là penses-y même pas car:

1)    Tu as des enfants pis des enfants, faut que ça s’occupe! Faut que ça sorte! Faut que ça bouge! Faut que ça fasses des ACTIVITÉS…

2)    As-tu déjà oublié que tes semaines de vacances sont DANS LES SEMAINES DE LA CONSTRUCTION? As-tu déjà oublié l’énoncé 1 ?

1) + 2) ça fait quoi? C’est ça qui fait le CALVAAAIRE!

Parce que des enfants en vacances, qu’est-ce qu’on fait avec ça? Bon, après les 2-3 journées de « regardez les enfants comme on est bien sur le bord de la piscine, un verre de sangria de jus à la main », c’est qu’ils commencent à s’impatienter! Alors on sort notre carnet « Vacances au Québec » et là c’est :

A) Le parc Safari = dans les deux dernières semaines de juillet c’est minimum 45 minutes d’attente dans la voiture avant même d’avoir passé la barrière d’entrée. Naturellement, tu passes ces 45 minutes à expliquer à ton Facétieux-Cadet que, malgré le fait que tu lui avais dit que le Safari se faisait en auto, ce n’est pas tout de suite les zanimaux, même si on est déjà en auto! Que là on fait juste attendre dans la voiture pour payer afin d’avoir la chance d’admirer les animaux à partir de la voiture

Quand enfin, tu commences le Safari :

Farah-Maman : « Tu vois là-bas, dans le fond du champ, le bison qui semble sur le bord d’expirer de déshydratation? Non, tu ne le voies pas? C’est vrai qu’il est un peu loin!»

Farah-buleux Mari : «  Attention! On ferme les fenêtres! Y’a encore une girafe avec d’la grosse morve verte qui s’approche, j’ai pas envie d’être obligé de relaver les bancs comme la dernière fois! »

B) Le Zoo de Granby = Là on peut vraiment en voir des animaux, mais il fait tellement chaud que ce qui intéresse les enfants, c’est d’aller à l’Amazoo se baigner! Gnnnan… même si nous avons 50 000 litres de belle eau fraîche dans notre piscine parfaitement entretenue, avouez que c’est quand même plus plaisant d’aller patauger avec 1354 autres enfants de tous âges, dans 1 pied et demi d’eau tellement chaude qu’elle ne peut absolument pas avoir été seulement réchauffée par l’énergie solaire! Avec tout jouet 3 canons à eau (qui ressemblent étrangement au boyau d’arrosage de – tiens donc! – LA MAISON!) que les enfants se disputent avec plus ou moins de vigueur, selon le degré de déshydratation où ils sont rendus!

C) La Ronde = depuis l’abolition des tarifs « Accès au site seulement », c’est un RÉER par année que ça me coûte (37.00$ par adulte + 24.50$ par enfant + 13.16$ de stationnement + 30.00$ de marde de clown puisque les glacières contenant un lunch santé, équilibré et peu coûteux sont maintenant interdites). Non mais avouez que 170.00$ pour faire 6 manèges pour enfants, une fois chacun seulement puisque, dois-je le rappeler, c’est les SEMAINES DE LA CONSTRUCTION et qu’il y a minimum 42 minutes d’attente pour chaque attraction du merveilleux monde de Farandole, ça c’est VRAIMENT « priceless »!

Non, c’est décidé, cette année on sort de Montréal, on fuit le Québec et ses deux semaines de la construction bondées de monde partout, on va se ramasser sur une plage quelque part où on ne connaît personne, un bel endroit où les enfants pourront s’amuser tout leur soûl dans l’eau, un endroit plein d’activités intéressantes à découvrir, un endroit où nous serons vraiment dépaysés, un endroit où nous ne risquons pas de rencontrer des Jennifers qui crient à tue-tête : « Kèèveeuuune, j’t’ai dit de revenir icitte! ».

Oui, cette année, c’est décidé, nous prendrons nos vacances... à Wildwood!!

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20 juin 2007

Les Sets-Carrés d’intimité (prise 1 – Les amis)

Pour répondre à la question de l’Intello sur les différentes façons dont je gère mes cercles d’intimité (voir son commentaire suite à mon billet du 18 juin) je me baserai sur le modèle d’un célèbre jeu télévisuel des années 80 afin de bien vous faire comprendre comment ça marche dans le « merveilleux monde de l’amitié selon Farah » et comment on passe de « connaissance », à « ami(e) de… » à « ami(e) ».

Fait à noter, une (des) étape(s) initiatrice(s) existe(nt) pour chacune des catégories. En voici donc seulement quelques exemples :

Note Légale: Les susmentionnées étapes sont interchangeables et non-exclusives, pouvant être remplacées à n’importe quel instant et sans préavis (non mais… de nos jours, on est jamais trop prudent!)

Étape #1 : Je te raconte mes deux accouchements et les séquelles physiques qu’ils m’ont laissées.

Action 1A : Tu me regardes avec dégoût et assume qu’il n’y a que moi qui suis restée marquée de stigmates de grossesse(s) et d’accouchement(s) aussi écœurantes

Réaction 1A : Visiblement, tu manques d’expérience; tu es soit trop jeune, soit trop peu imaginatif… De toute façon, tu manque de vision! – Tu deviens alors une « connaissance »

Action 1B : Tu ris à en pleurer, en ne croyant pas une minute que ça peut être aussi pire que je le dis…

Réaction 1B : Tu as une belle naïveté qui me touche! Je te garde donc en « backup » le temps de te connaître plus et de décider dans quelle catégorie d’amis je vais te mettre (les « de sorties, les « de travail », les « de loisirs », etc.)

Étape #2 : Si tu as été mis dans la catégorie « amis de sortie », on finit un jour ou l’autre par se taper la traditionnelle poutine qui doit obligatoirement ressortir aussi vite qu’elle est entrée (étrange phénomène d’équilibration des fluides, ai-je vraiment besoin d’expliquer?).

* Je dois ici spécifier que les « amis de sortie » sont habituellement formés de gars, (pas de compétition à l’interne) qui ont l’estomac solide, (honnêtement, j’aime pas boire avec des filles, elles pleurent trop quand elles sont saoules!) qui peuvent à l’occasion provenir de d’autres catégories « d’amis » .

** Je sais les filles, c’est horriblement macho mais séchez vos pleurs, vous avez pleins d’autres belles qualités (qu’est-ce que je vous disais? Bouhouhou…encore et encore! Dieu que c’est achalant!)

Action 2A : Après avoir reçu une partie de ma poutine sur les pieds, tu prends un air dégoûté et me fais sentir comme la dernière des merdes d’avoir osé salir tes souliers.

Réaction 2A-1 : Tu retournes dans la case « connaissances », tu ne passes pas « GO » et tu ne réclames pas 200$! Si tu lèves le nez sur un peu de poutine pas fraîche, qu’est-ce que ça sera quand tu auras des enfants?

Je vais devoir t’entendre parler de l’insupportable odeur du régurgit ou de l’intolérable parfum des couches de ton nouveau-né à chaque fois qu’on sort??? Naaaaooooonnn merci! Je ne suis pas une « consultante-propreté », j’ai beau avoir deux kids, je ne te donnerai jamais de trucs pour empêcher un bébé de sentir la merde quand il a fait dans sa couche et tes T-Shirts d’exhaler ce doux parfum de lait sûr, cadeau laissé sur ton épaule par un bébé expérimentant lui aussi l’équilibration des fluides.

Réaction 2A-2 : Je me rends compte que tu n’es pas encore assez « chaud(e) » puisque tu t’es aperçu LA MÊME SOIRÉE que tu avais du vomi sur tes souliers! Je me mets donc (en vain) à la recherche d’un débit de boisson encore ouvert afin de te payer une couple d’autres shooters

* On comprend aisément que la réaction 2A-2 est réservée à ceux qui ont passé haut la main l’étape #1

Action 2B: Tu ris, tu souris, tu me tends distraitement un kleenex, tu me rassures sur le fait que ça arrive à tout le monde, tu comprends que je ne me sens pas vraiment mal (à part au cœur), tu me racontes une anecdote pire que celle qui vient tout juste de m’arriver, etc.

Réaction 2B : Tadam! Je te dis combien tu es gentil(le) et mon compteur d’amis « de sortie » affiche + 1… TZING! (heureusement, avec le temps, tu te rends compte que je suis malade environ une fois aux dix ans!)

Étape #3 : Alors là ça se corse! Toutes catégories confondues (de sorties, de travail, de loisirs, etc.), certains amis « ressortent du lot ». Si tu peux facilement t’imaginer qu’un simple bâton avec une boule de cretons collée au bout fait un excellent tourne-pages, si tu es d’accord pour dire que le Hot diggity dogger est l’une des inventions phares du Xxe siècle, si « fratrie » est un  mot qui fait partie de ton vocabulaire courant, si tu me suis dans mes folies et mes délires et que (plaisir suprême) tu en rajoutes, tu es prêt(e) pour ma fameuse théorie sur la vaginite-persistante

Action 3 : Normalement, à ce stade-ci, plus rien ne te surprend. Au mot Fratrie tu me réponds Guenevièvre! Monsieur Araignée te donne normalement des frissons! Que tu sois homme ou femme, l’amitié transcende les mots et les genres et, Vaginite ou Connie Smythe, pour toi c’est du pareil au même!

Réaction 3 : Pats, Cho, Binnie, Zauné, Fimon, Djou, leur folie me nourrit. Les autres, embarquez! Arrêtons collectivement de nous prendre trop au sérieux, et faisons plus de place à la (dé)connerie (qui contrairement à son cousin « déconner », construit et moli les actes de la connerie humaine). Ça ne fait vraiment pas mal et c’est tellement amusant! (à cet effet, allez voir ce billet qui est un exemple parfait de (dé)connerie… Je vous mets au défi de ne pas vous tordre de rire!)

À venir bientôt dans les Sets-Carrés d’intimité : une Ode à ma famille (ou comment se prendre pour une canneberge!)

Finalement, afin de boucler la boucle sur ma mini-dépression post-barbranché (voir deux billets précédents), voici comment mon Farahtionnel ainé m’a aidé à « m’en sortir » cet après-midi :

Nous roulons tous les deux seuls en voiture, et, comme tous les soirs « nous profitons des 15 minutes dont nous disposons avant d’arriver à la garderie où nous allons récupérer le Facétieux cadet pour philosopher un peu » :

Farahtionnel ainé: « Maman, toi c’est qui la fille que tu trouves la plus belle au monde? »

Le ton sur lequel il m’a dit ça (ou mon esprit croche) m’a tout de suite laissé penser qu’il avait une grosse confidence à me faire (genre, j’suis amoureux de…)

Farah-maman Facettes (essayant de trouver quelque chose d’intelligent à répondre qui ne lui mettrait pas trop de pression) : « euuuh, j’sais pas trop! Sûrement une actrice, tu sais, de celles qu’on voit à la télé? »

Merde! Pour le coup de la pression c’est raté… Imaginez que sa nouvelle flamme ne soit pas gâté par la nature, il va se mettre à comparer, à analyser, à peut-être se dégoûter. Si jeune, mon dieu! Il est si jeune pour être déjà blasé et moi qui vais lui mettre de la pression supplémentaire! Maudite gniochonne de sans-dess..

Farahtionnel ainé: « Ah… La mienne AUSSI pourrait facilement être à la télé… »

Fiiiioooouuuu !!!

Farah-maman Facettes : « Ah oui? Et est-ce que c’est une fille de ton école? »

Des potins! Des potins!

Farahtionnel ainé: « Non, pas du tout ! Elle est dans ta voiture… »

Fllloouuuucchhhttt !!! (bruit d’un cœur de mère qui se liquifie sous le compliment)

Ma conclusion de Farah-lucide Facettes: Oui mettre des enfants au monde est un geste parfaitement égoïste… Mais quand cela s’exprime d’une aussi fantastique façon et quand on constate comment ils peuvent l’embellir notre foutu monde, on se dit qu’on serait fous de ne pas le faire!

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18 juin 2007

Essscusez-la ! (burp!!)

Je sais, je sais, je me suis vraiment fait discrète dernièrement (lire : « carrément absente de la blogoshère depuis presque 4 semaines », aussi bien dire une éternité Internetiale! – je suis en forme, d’où la création de ce nouvel adjectif ? Adverbe? – je demanderai à mon copain L’intello !…). Et puis zut! C’t’un adjectif, puisqu’il est « accordable » en genre et en nombre, mais fallait que je le « plogue », ses derniers billets, ils sont trop bons! (on voit ici que mon orgueil démesuré ne me permet pas de passer pour une cruche, du moins intentionnellement!)

J’aimerais, cher lecteur, tout de suite te justifier cette absence en te disant que je me suis fait enlever par une unité spéciale formée de la CIA, de Scotland Yard et du KGB (oui ils existent encore et non, ne cherche pas la GRC dans mon unité spéciale, ça fait pas sérieux!), unité spéciale donc qui désirait savoir comment je faisait pour balancer si admirablement tous les aspects de ma vie : Heures de travail de fous, Farahtionel-Ainé en fin d’année scolaire (donc en examens!), parties de golf pour la forme, petits soupers pour le fun, belle-maman à aller visiter, les frères & sœurs à inviter, le gazon à tondre, les plates-bandes à nettoyer, la toilette à récurer, et hop! Une petite baise pour décompresser, l’électrolyse pour enlever les… bon! Vous me comprenez?

Quand ils (les gars de l’unité spéciale) se sont rendu compte qu’en plus, j’avais le temps « d’entretenir » un blogue, ils m’ont laissé filer, bien conscients d’avoir à faire avec une présence extra-terrestre (vous verrez tout ça dans mon prochain film : Farah Facettes : The Return of the Extra-Supra-Mama-avec-quinze-bras!).

Mais aussi, il ne faut pas oublier qu’étant québécoise, j’ai parfaitement intégré le célèbre proverbe bien de che-nous : « L’été c’est fait pour jouer! ». Les dernières semaines ont donc été un feu roulant de barbecues, de soirées sur la terrasse à (boire comme une cochonne) deviser sur la beauté du monde (en parlant des dernières frasques de Paris) et à rester muette de saisissement devant la nature qui renaît (maudit! J’ai encore une samare dans mon verre!).

Et puis finalement, les petits Facettes étant bien trop occupés à se baigner, ils ont été assez chiches sur les perles pouvant donner lieu à un billet capable de susciter votre intérêt. J’avais oublié que ce blogue s’intitulait « 100 facettes, 100 façons » et que je m’étais donné pour mission de démystifier (démolir) l’image de la maman-banlieue-soccer-qui-reste-à-la-maison-pour-faire-des-cretons et que je ne devais pas seulement rapporter les facéties du Facétieux mais aussi développer un espèce de sentiment d’appartenance collectif pour toutes ces femmes et ces hommes qui, tout en aimant profondément leurs enfants, ont envie de pouvoir continuer à exister en dehors de ceux-ci, et ce, sans culpabilité aucune (ha ! ha! Il est le défi!).

Voici donc, pour ton plaisir, une autre des nombreuses facettes de Farah :

Girls (Boys?) Night out – mes salutations à Pierre-Léon!

Vendredi, c’était une de mes « soirée-évasion ». Vous savez, le genre de soirée où l’on « oublie » qu’on a des obligations, des responsabilités, où l’on « oublie » qu’on a plus 22 ans (en tous cas, si on l’oublie, on (notre corps) nous le rappelle gentiment le lendemain matin)? Le genre de soirée où je tente d’oublier que je demeure à une « petite heure » du centre-ville (rendant quasiment impossible la prise d’un taxi, surtout si l’on est pas « un vendredi de paie »), où je ne veux surtout pas oublier que j’ai deux enfants et un Farahbuleux-zépoux puisque si cela m’arrivait, Dieu sait (et moi je me contente de les imaginer!) les conséquences!

“Boys & Girls night out” donc… Au menu, un petit show de muse Folk organisé par le « label » d’un de nos potes. C’était présenté dans un de ces petits bars grano-plateau, vous savez, le genre où il faut se donner un accent universitaire et où la sandale plate brune, la jupe-rideau-de-douche, l’odeur de patchouli et le tambourin sont de mise? 

Bon, mettons qu’avec mes talons ULTRA-hauts couleur cerise, ma jupe froufrou blanche et mon « racking » moulé dans un petit chandail noir, j’avais vraiment l’air d’un E.T débarquant de sa lointaine banlieue (ou d’un remake de « matante goes to town! ») mais qu’importe! J’étais avec mes ami(e)s, nous étions à l’arrière du bar, disant des conneries, ne respectant pas vraiment l’ââârtiste qui suait à grosses gouttes sur sa guitare, buvant des drinks vraiment pas chers (vive les artistes fauchés et leur bars où l’on peut encore acheter un double Vodka-Canneberges pour 4 petites piastres!), c’était la joie quoi! (surtout après 3!)

Maintenant lecteur, permets-moi de faire un aparté pour t’introduire à mon cercle « d’amis de sortie »: Je travaille pour la même compagnie depuis 8 ans, j’ai donc beaucoup de collègues qui sont devenus, au fil des nombreux 5@7, d’excellents « amis de sortie ». Pas assez proches de moi pour leur confier que je ne sais pas comment me débarrasser de ma maudite vaginite persistante mais bien assez pour leur vomir ma poutine sur les pieds à 4 heures du mat (Ben oui! Je sais, c’est dégeu, mais paraîtrait que 70% des femmes souffrent ou ont déjà souffert d’une infection à levure donc..). Parmi ces amis, se retrouve un « jet-setter » de première, le genre de gars beau comme un dieu, qui s’est tapé toutes les serveuses blondes des bars branchés de Mourial (pendant que son meilleur ami se tape les brunes et parfois vice - c’est le cas de le dire - versa!), qui a ses entrées partout, qui connaît tout le monde, qui est riche (ou du moins, qui en a l’air), drôle comme un singe ET toujours célibataire (par choix, il va sans dire – c’est plus digne!). Le reste consiste en des gens aussi diversifiés et intéressants qu’un catalogue IKÉA (je sais, drôle de comparaison mais j’adôôôre les produits IKEA –  pas trop dispendieux à l’achat et à l’entretien, tu les achètes pour une utilisation bien précise et malgré leur apparence disparate, ils forment un tout cohérent qui est difficile à comprendre pour les non-initiés).

Après avoir fait le plein de Vodka, de Tzoings-Tzoings Folks et d’odeurs de bois de santal mêlées à de la transpiration vieille de trois jours, le troupeau s’est déplacé vers un des bars branchés de Mourial (choisi par notre copain le « jet-setter », il va s’en dire). La présence de Mr. Jet-Set aidant, nous avons eu droit à un « booth », genre de section réservée où nous pouvions faire la fête sans nous faire déranger par les païens, qui surpeuplent nos débits de boissons de la rue Saint-Laurent.

Faut dire que moi, j’aurais aimé aller me cacher parmi la plèbe, tellement ce soir-là je me sentais déconnectée! Y’a des soirs comme ça : tu as beau n’avoir que la jeune trentaine et avoir un poids tout à fait proportionnel à ta taille, tu te sens comme un hippopotame qui a décidé d’aller faire un tour chez les cygnes et qui pense passer inaperçu! Mon petit chandail noir moulant avait l’air d’un « suit » de ski-doo en comparaison des « tops » en soie dentaire des demoiselles de la place! Ma jupe à froufrous-blanche-longueur-genoux faisait vraiment trop le poids vis-à-vis des deux minuscules froufrous qui se prenaient pour une jupe sur les fesses de notre serveuse.

God! C’était la première fois que je remarquais à quel point l’été est chaud : tout le monde était nu ou presque! J’en ai donc pris mon parti : Tant qu’à te sentir exclue, exclu-toi toi-même et prend ton œil de sociologue afin d’analyser le phénomène de la « Main » un vendredi soir.

Je me suis donc auto-désignée comme conductrice attitrée à mon retour sécuritaire vers la banlieue-éloignée et ai regardé mes « amis de sortie » engloutir deux bouteilles complètes de Vodka, 26 canettes de Red Bull, 3 pichets de jus de canneberges, 2 pichets de 7up (et je jurerais avoir vu passer une souris verte en plus de cela!).

Demain, je vous révèle les observations / leçons que j’ai tirées de cette observation froide de la réalité « mainesque ». (ben là, trop c’est comme pas assez, j’ai pas envie de vous donner mal au cœur par un excès de Farah après une aussi longue abstinence!)

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12 mai 2007

La Bête

Je La sens, Elle approche. Elle m’épie depuis déjà deux jours et je sais qu’Elle cherche le meilleur moyen de m’injecter tous Ses venins. Elle est cruelle et je suis convaincue qu’Elle connaît au moins 100 façons de me torturer le corps aussi bien que l’esprit.

Quelle ironie! Moi qui n’Y ait pas cru pendant presque 30 ans, moi qui me disait que ce n’était qu’une histoire de bonnes femmes, destinée à faire peur aux petits enfants et à expliquer les crimes non-résolus, ridiculisant même ceux qui me disait L’avoir vue! Me voici obligée de croire puisque comme Saint-Thomas, je demandais à voir pour croire et j’ai été plus que servie!

Il y a maintenant deux ans que je L’ai aperçue pour la première fois. Deux longues années déjà se sont écoulées depuis que j’ai vu Son visage hideux et boursouflé. Difficilement, j’ai dû apprendre à vivre avec Son image constamment imprimée à mes rétines, comme si elles étaient marquées au fer rouge : des volutes de fumée Lui sortant des naseaux, de yeux débordant de larmes acides, une crinière semblable à un feu de broussailles, la protubérance maxillo-faciale (je n’ose appeler cette chose un menton!) couverte de furoncles semblables aux bubons de la peste, desquels coulent des torrents d’humeurs verdâtres.

Et que dire de Son cri! Un mugissement qui fend l’air, le déchire comme des lames de rasoir rouillées, glaçant le cœur et condamnant ceux qui L’entendent à errer, la raison perturbée pendant des jours entiers!

Des coups qui résonnent jusque dans ma tête, semblables à ces tambours africains qui battent au cœur de la jungle les nuits sans lune annoncent sa venue imminente. Un rythme lent, une pulsion réglée comme un métronome. Elle est relâchée!

J’aimerais être en train de me préparer au combat afin d’Y faire face cette fois, juste une fois. Le mieux est peut-être de me tapir dans un coin et de me faire toute petite, espérant qu’Elle passe son chemin sans me voir?

Ou encore courir, courir loin de ma famille et de mes amis afin qu’Elle ne puisse pas les toucher!

Mais peu importe car de toute façon, Elle reviendra…

Oui, dans exactement 28 jours, que je le veuille ou non, Elle sera là. Et Elle amènera avec Elle Les Flots comme Elle le fait toujours, depuis la nuit des temps, comme une malédiction, un joug que nous devons toutes porter, pour la pérennité de la race humaine…

Oui messieurs, c’est parfois aussi pire que ça!

Posté par Farah_Facettes à 21:50 - 101 banalités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2007

100, 99, 98...

Ok... ça y est ! Serai-je drôle? Amusante? Emmerdante? Chialeuse? Talentueuse? Intelligente? (bon là, on espère pas trop hein? la lecture et l'écriture, c'est aussi pour se détendre, vu?), Cochonne? Vulgaire? Touchante? Éducative? Empathique? Critique? Politisée? Artistique? Chiante?

Je serai au moins ça (du moins dans ma tête) et au moins 86 autres choses (pas de garantie là dessus mes amis!) mais une choses est sûre, je ne serai jamais compliquée... (ça c'est plus plausible)

Ici, lecteur ébahi, tu découvres le lien magnifique que je viens de faire avec le titre de mon blog... bon! bon! c'est gnan gnan et rose bonbon mais soit un peu tolérant cher lecteur ingrat, ça fait 3 heures que j'essaie de trouver comment créer ce blog donc l'inspiration, ce sera pour demain matin (midi?), d'acc ??

N'arrivant pas à trouver un seul angle à ce blog tout comme je n'ai pas encore trouvé une seule et même passion à laquelle me consacrer pour le reste de ma vie (et je ne parle de métier ici, mais on y reviendra!), j'ai donc décidé de créer un blog "dernier tiroir" - vous savez, celui du bas où on fourre tout pelle-mêle, où on dépose toutes ces choses qu'on ne sait pas où ranger? Vous êtes donc sur un autre blogue défouloir où tous les sujets vont y passer: Les enfants (puisque j'en ai - 2), le travail (puisque j'en ai un), les relations de couple (puisque j'en ai une - et que j'en ai eu, d'où le "s"!), les relations sexuelles (puisque j'en ai - des fois, puisque j'en veux - plus? moins? ça reste à voir, c'est notre première "date", gardons nous une petite gêne!), l'amitié (puisque JE PENSE que j'en ai!), les réflexions sur la vie en général (puisque... bon! vous avez compris!) et au moins 94 autres sujets tout aussi passionnants!

Je sais, encore un lien boiteux avec le titre de mon blog mais il se fait vraiment tard et de toute façon, des archives, ça s'enlève mmoui? Dites-moi oui, je sens déjà que je ne supporterai pas ce premier "posting" très longtemps!

Posté par Farah_Facettes à 01:09 - 101 banalités - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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